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Tyler, the Creatigor

Avis sur IGOR

Avatar Scranton Strangler
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Après de nombreux mystérieux teasers dévoilés sur YouTube et Twitter, la hype que j’avais à l’attente du dernier album de Tyler, The Creator ne cessait de monter. Ayant adoré l’intégralité de ses projets, je ne pouvais que m’attendre à un chef d’oeuvre venant du rappeur californien. Comme à mon habitude, je n’ai pas été déçu.

C’est une offre variée et très personnelle que nous livre Tyler avec Igor, une offre controversée et remplie de chagrins. Généralement connu pour ses lyrics grossiers, ici, c’est une toute autre dimension de la vie du rappeur qui est dévoilée, la thématique de l’amour. Cet album montre une maturité que ces anciens albums n’avaient pas, ou qui étaient du moins accusés d’en manquer.

L’album s’ouvre avec Igor’s Theme et annonce directement la forme de l’album ; des rythmes explosifs sur un fond décontracté. Ce que Wolf fait le mieux. Igor se présage en trois étapes : La douleur enfouie au fond de Tyler qu’il communique sur Earfquake “your love is shakin’ me up and it’s makin my heart break” ou sur I think, où il se pose beaucoup de questions quant à ses sentiments dans une relation amoureuse, mais se rattache au lien passionnel et fervent qu’il a avec son partenaire.
En second plan, on a la descente aux enfers auquel est confronté le malheureux, où il paraît sombrer dans la folie avec New Magic Wand, et menace de tuer le partenaire de la personne qu’il aime “she’s gonna be dead, I just got a magic wand”. Entre autre, on a les remords exprimés sur Puppet par exemple, où Tyler se demande si il a trop longtemps attendu pour dévoiler ses sentiments “did I wait too long?”.
Finalement, le rappeur fait preuve de clairvoyance, devient optimiste et ne pense plus à son béguin, bien qu’il lui reste un goût amer qui persiste (I Don’t love you, Are we still friends ?). Il tente de clore l’arc amoureux sur une bonne note “I don’t want to end the season on a bad episode”.

Quelques heures avant la sortie de son cinquième album studio (je ne compte pas Bastard car c’est une mixtape), une déclaration disait aux fans de ne pas s’attendre à un album de rap et que ce projet méritait d’être entendu du début à la fin.
En effet, le changement de ton et de rythme est notable, bien que l’on retrouve la petite touche à la Tyler. On se plonge tout de même plutôt rapidement dans cet univers de pop éblouissante.

Lignes de basse, guitares acoustiques, crochets souls… Wolf sort le grand jeu et nous en met plein la vue. Accompagné d’un beau casting, il n’y va pas non plus de main morte pour son choix de featurings. De Kanye West à Pharell Williams, chaque collaboration a été travaillée avec parcimonie.

Encore une fois, Tyler produit l’intégralité de son album, prenant appui sur des samples des années 70-80 tels que l’excellent Bound du groupe américain Ponderosa Twins Plus One, déjà samplé par Ye sur Bound 2 quelques années auparavant.

De par son thème et sa musicalité, Tyler montre encore une fois sa personnalité explosante et sa volonté d’être original. Il apporte son empreinte avec une instrumentation exploitée minutieusement et s’entoure des meilleurs pour faire pour moi le meilleur album de 2019 pour le moment.

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