SHANE BLACK: Parcours d'un scénariste superstar

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12 films

par Star-Lord alias Peter Quill

De par son histoire, l'homme ressemblerait presque à ses personnages. Les années 80 ou la montée en puissance aidée d'une plume faite pour le dialogue tranchant, une vulgarité élevée au rang d'art et un sens du Pulp qui confine au génie. Shane Black, c'est aussi 10 ans de traversée du désert en retour de bâton et une résurrection par la mise en scène qui le place tout en haut de l' Entertainment Hollywoodien. Héros des quinquas et des quadras qui ont découvert "L 'arme fatale", il fait aujourd'hui de nouveaux adeptes. Prochaines cibles, "The Predator" et "Doc Savage". En attendant petit retour sur la carrière d'un cinéaste "action hero" passé de l'ombre à la lumière.

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    L'Arme fatale (1987)

    Lethal Weapon

    1 h 50 min. (France). Action et thriller.

    Film de Richard Donner avec Mel Gibson, Danny Glover, Gary Busey

    "T'as déjà rencontré des gens que tu n'as pas tué ?" Roger Murtaugh

    Lorsque Joel Silver met la main sur le script de Black, il ne sait pas
    encore que le boulot du jeunot de 24 ans va lui rapporter une fortune. Sous la bannière "Silver Pictures" l'ère du film d'action peut commencer avec en ligne de mire "Die hard" et "Predator".

    La panoplie de Shane Black est complètement dédiée au divertissement : Punch lines démentes, attachement certain au mythe du film noir, héros loser au bout du rouleau, intrigues sans dessus-dessous et binômes mal assortis constituent les fondements d'un cinéma hybride hérité du roman de gare et du pulp. Ce n'est d'ailleurs pas son premier jet, "L 'Arme fatale" qui définira le mieux son style. Avec à la barre le vétéran Richard Donner, le style Black va littéralement exploser à la gueule du spectateur. Comportant déjà les composantes qui seront allègrement retravailler dans ses trois premiers films, les aventures de Riggs et Murtaugh constituent deux points de vue aux antipodes l'un de l'autre. Le premier fait un focus sur la famille noire américaine parfaite baignée d'un conservatisme issu des années Reagan.(Le travail engendre la réussite, on se serre les coudes) Le second révèle un caractère auto-destructeur et suicidaire. Un mobile-home au bord de la mer comme foyer et la solitude comme compagnon. Riggs et Murtaugh sont les pôles d'une pile mais la différence en fera une complémentarité. C'est sur cet archétype que Black va constituer toute une partie de sa carrière. A ce titre "L' Arme fatale" est certainement le coup de plume le plus équilibré de Black, celui qui oppose sa période préférée (Noël) aux affres de la souffrance (les tentatives de suicide de Riggs). Si le scénariste star amorce avec le personnage de Mel Gibson, sa galerie de victimes/loser magnifiques, il démarre également celle des antagonistes superbes Nemesis du héros en la personne de "Joshua" homme de main insensible à la douleur. L' entrée en scène du scénariste et futur réalisateur se fera donc par le truchement d'un travail classique sans les dérapages violents et vulgairement classes qui feront sa renommée.

    8/10

  • Bande-annonce

    The Monster Squad (1987)

    1 h 22 min. (France). Action, comédie, Épouvante-horreur, aventure et fantastique.

    Film de Fred Dekker avec Andre Gower, Robby Kiger, Stephen Macht

    "Une suite à "The Monster squad" pourrait être fun ! (Shane Black Juin 2016)

    "Fred Dekker est l'un des collaborateurs les plus proches de Black. "The Monster Squad" constitue le premier aboutissement d'un projet excitant voyant une bande de gosses fascinés par les monstres faire la rencontre des cinq créatures mythiques de la légendaire Universal : Dracula, Le monstre de Frankenstein, la momie, le loup-garou et l'amphibien.

    Si l'on reste un tant soit peu objectif, ce second film un peu poussif de Dekker puise allègrement dans le registre du film fun pour enfants initié par un certain Steven Spielberg qui avec "E.T." et "Les Goonies" (une réalisation signée Donner) se faisait le chantre de ce type de divertissement. Malgré la présence au générique de futurs grands noms des SFX comme Stan Winston, la mollesse apportée par Dekker joue en la défaveur d'un film qui avait tout pour devenir un petit classique indémodable. De son côté Black ne révèle rien de particulier lié à son univers si ce n'est la figure puissante et paternelle du monstre de Frankenstein qui fera écho à Jack Slater, Iron Man ou Joe Hallenbeck, le Hotshot joué par Bruce Willis dans "Le dernier Samaritain". Loin d'être désagréable, ce film constitue pour certains quadras une Madeleine de Proust bien tendre et pour d'autres, un essai "Blackien" dispensable mais non dénué d'intérêt.

    6/10
  • Bande-annonce

    L'Arme fatale 2 (1989)

    Lethal Weapon 2

    1 h 54 min. (France). Action, comédie et policier.

    Film de Richard Donner avec Mel Gibson, Danny Glover, Joe Pesci

    "Bang you're dead !" (message inscrit sur le rouleau de papier toilette de Murtaugh alors que celui-ci est en train de lire le dernier numéro de "Pêche magasine")

    Ce que l'on dit moins de Shane Black, c'est sa capacité à rééquilibrer des scripts hémiplégiques. Continuant sa fructueuse collaboration avec L'Empereur "Joel Silver", le scénariste retouche quelques dialogues de "Predator" et se voit confier un petit rôle, celui du Sergent "Hawkins". Notons qu'un an auparavant, ce dernier fait une panouille dans le premier long de son camarade d'Université Fred Dekker intitulé "La nuit des sangsues". Il s'ensuit l'inévitable sequel de "L' Arme fatale" dont Black se réserve une fin des plus brutales.

    "L 'Arme fatale 2" voyait donc la mort de Martin Riggs dans un scénario d'une noirceur absolue. Gentiment écarté par Silver, Black voit son job conservé de sa substance comique et les grands traits de son histoire. Les amoureux du scénariste ont toujours considéré ce travail comme le sien. Pourtant, c'est à Jeffery Boam que Silver va demander de remodeler les penchants trop dark. Toutefois, la personnalité de son auteur est toujours aussi pregnante. Riggs tombant dans une piscine du dixième étage, miroir de la scène du premier opus lorsque notre binôme recherche des indices. Attaque du mobile-home par des hélicos sur la plage, homme de main charismatique adepte du coup de tatane en la personne de "Vorstedt" et surtout, surtout la première scène de chiotte mémorable où Murtaugh manque d'exploser sur le trône ! A partir de cet épisode, Black ne pourra plus jamais réprimer ses excès qui feront de lui la star du film d'action à l'état brut. Trois scenarii, trois jobs qui causeront sa mutation, sa gloire, sa perte, sa reconnaissance et sa résurrection.

    8/10
  • Bande-annonce

    Le Dernier Samaritain (1991)

    The Last Boy Scout

    1 h 46 min. (France). Action, comédie et policier.

    Film de Tony Scott avec Bruce Willis, Damon Wayans, Chelsea Field

    "Tu me touches encore une fois et je te tue !" (Joe Hallenbeck)

    Si côté jardin, la carrière du grand Black prend des airs de légende, le côté balcon, lui, annonce des bricoles pour la Star du crayon. Le scénariste de "L' Arme fatale" enquille les fiestas avec tout le gratin de Hollywood. La cause de de cette dissolution ? Des scripts payés de plus en plus chers et "Le Dernier Samaritain" va en être le point de non retour. Nous sommes en 1990 et Black continue de faire l'acteur dans "Flic ou Zombie" et s'invite sur le plateau de Mc Tiernan afin d'y jouer un petit rôle dans "A la poursuite d'Octobre rouge".

    L'immense avantage du travail de Black est d'être mis en avant par la crème de l'action pure. Remplaçant de Richard Donner, Tony Scott offre un écrin superbe au "Dernier Samaritain". Le style "Black" dopé aux anabolisants reprend la quintessence de son diptyque "Arme fatale" en vulgarisant au maximum ses personnages principaux. La noblesse descend d'un cran mais la coolitude prend les devants. Riggs et Murtaugh semblent bien pales devant la paire Hallenbeck/Dix. Le premier reprend les fringues du loser et cocu de surcroit. Le second accuse un coup de mou dans sa carrière de Footballeur. L'un est blanc, l'autre est noir. Cette prose du buddy movie, on la connait sauf qu'ici une enfant fera son entrée. L'écriture Blackienne atteint ici sa forme la plus rugueuse, la plus généreuse et la plus polémique. Le scénariste, conscient de faire la quasi apologie de la testostérone, donne une fille à Willis et casse la dynamique masculine. Cette idée n'est autre que le prolongement logique et le ressort dramatique essentiel afin de redonner une humanité à l'histoire. L'action vue à travers les yeux d'un gamin et la paternité qui en découle sera au coeur des impondérables de Black. Après la joke de Murtaugh dans L' Arme fatale 2", le grand retour des chiottes se fera via un indice révélant au personnage interprété par Willis, la présence d'un homme dans la penderie. L'inévitable piscine fera aussi une jolie apparition avec un véhicule couché sur le dos et cette fois-ci les punch lines calibrées au millimètre fusent. Black prend littéralement conscience de son impact :

    - " Combien coûte ton pantalon en cuir ? (...)"
    - "J'espère qu'à ce prix-là, y'a la télé couleur dedans !"

    Avant de devenir incontournable, le film de Scott essuie un succès très moyen en salle mais les fans de Tony et Shane crient au génie. La légende est en marche !

    8/10
  • Bande-annonce

    Last Action Hero (1993)

    2 h 10 min. (France). Action, aventure, comédie et fantastique.

    Film de John McTiernan avec Arnold Schwarzenegger, Austin O'Brien, F. Murray Abraham

    "Monumentale erreur" (Jack Slater)

    Appelé à la rescousse, Black se réaproprie le scénario de Zack Penn et Adam Leff qui était à l'origine un film d'action PG-13. L'arrivée du scénariste du "Dernier Samaritain" va sensiblement changer les choses.

    "Last action hero" voit surtout le retour d'un certain nombre de talents associés de par le passé. Schwarzenegger d'une part rescapé du Predator, Mc Tiernan d'autre part et Shane Black qui va libérer toutes les vannes créatrices. Pour 1 Million de dollars de réécriture, le scénariste offre toute l'étoffe de son talent. On le connaissait cinéphile (Les Universal Monsters de "The Monster squad") il est ici plus un cinéphage compulsif prêt à en remontrer à celui qui en douterait. La liste est impressionnante et chaque référence se fond dans le film de Mc Tiernan."Terminator 2", Basic Instinct", "Amadeus", "E.T.", "Le Septième sceau", "Le Choc des titans", "Hamlet", "La quatrième dimension"... Sans compter les invités de choix : Chevy Chase, Van Damme, Robert Patrick dans le rôle du T-1000, Stallone etc...etc... Mc Tiernan s'appuie de toutes ses forces sur les dialogues brillants de Black et mets en scène le spectacle le plus meta de la décennie. Pour les plus attentifs, la scène des toilettes refait son apparition lorsque le jeune Dany Madigan est agressé dans son appartement miteux de New-York et la fameuse piscine reste un lieu d'échanges salvateurs. Mais ce qui confirme la suprématie de l'homme au stylo en or, c'est la manière de peindre ses héros et ses antagonistes. "Benedict" dont Charles Dance prête ses traits constitue le bad guy le plus raffiné de tout le bestiaire de Black auquel s'ajoute "L'Eventreur" interprété par Tom Noonan. "Last action hero" est un film fou, une prise de risque étonnante malgré la puissance de feu de sa star et un aboutissement thématique sur l'héroïsme dissimulé derrière la paternité. Cuisant échec au box office, l'entreprise qui a pourtant la gueule d'une médaille d'or se voit écraser par les dinos de Spielberg et doublé par le cliffhanger de Stallone. Black encaisse et joue la même année un petit rôle dans le nouveau film de son ami Dekker..."Robocop 3". Ambiance...ambiance...

    8,5/10
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    Au revoir à jamais (1996)

    The Long Kiss Goodnight

    2 h 01 min. (France). Action.

    Film de Renny Harlin avec Geena Davis, Samuel L. Jackson, Yvonne Zima

    "Vous auriez préféré que je l'accepte pour 250 000 dollars ?" (Shane Black à propos de son salaire de 4 Millions de dollars pour "Au revoir à jamais")

    Entre Shane Black et Joe Eszterhas "une saine compétition" s'est installée : Celui qui empochera le plus gros salaire pour un scénario. Eszterhas est l'autre scénariste superstar d'Hollywood. "Basic Instinct", "Jade", "Showgirls" c'est lui ! Pour l'un comme pour l'autre, le déclin s'amorce emportant les rois du stylo au fond du trou. Black chute de haut et démarre sa longue traversée du désert.

    Si Renny Harlin est aujourd'hui un cinéaste cantonné aux limbes de la série B rance, il n'en fut pas de même au milieu des années 90. "58 mn pour vivre", "Cliffhanger" et "Au revoir à jamais" constituent les immanquables de la filmo d'un cinéaste adroit dans la gestion de l'espace encodant parfaitement les scenarii de ses collègues scribes. "Au revoir à jamais" est une copie remise par un élève malin. Conscient d'effectuer une redite évidente, Black reforme un duo de choc black/white mais change le sexe de son personnage principal et lui retire la mémoire. Le tout se déroule à Noël et la dernière bobine voit la fille de l'héroïne plongée au coeur de l'action. Pas de doute, malgré le soin apporté à maquiller la forme, la formule Black semble patiner dans la semoule. Le film se viande à moitié au box office fichant au passage une sacrée claque à Harlin qui ne s'en remettra pas et condamnera le scénariste star à l'exil des grands studios. Persona non grata comme dirait l'autre. Avec le recul, "Au revoir à jamais" se regarde 20 ans après avec une tendresse non dissimulée. Une époque révolue voyant bien avant "Jason Bourne" un agent amnésique retrouver la mémoire. Le métrage n'a pas pris une ride mais Black,lui, a pris un sacré coup de vieux.

    7,5/10
  • Bande-annonce

    Kiss Kiss Bang Bang (2005)

    1 h 43 min. (France). Action, comédie, policier et thriller.

    Film de Shane Black avec Robert Downey Jr., Val Kilmer, Michelle Monaghan

    "Mais pourquoi diantre, as-tu pissé sur un cadavre ?" (Gay Perry)

    Le purgatoire selon Black prend des airs de retraite forcée. Certains prétendent qu'il loue son manoir comme décors pour des séries, d'autres qu'il se fait un peu de fric en tournant dans des courts et longs métrages comme "Pour le pire et pour le meilleur" avec Jack Nicholson. Dix ans de p'tits jobs et de remise en question avant de revenir au premier plan. Une chose est sûre, les nouveaux producteurs en place se foutent du CV du grand Black.

    La Providence prendra les traits d'un producteur, ceux de Joel Silver. L'homme tend une nouvelle fois la main à son ancien élève et accepte de produire son nouveau projet : Un buddy movie ! Cette fois-ci, Black le mettra en scène. Aidé d'un budget de 15 Millions de dollars, le scénariste et nouveau réalisateur déterre l'ancienne gloire Robert Downey Junior et le colérique Val Kilmer. Cette seconde carrière qui s'offre à l'ex star du crayon déchu va lui permettre de se réapproprier les thématiques passées qui ont fait sa gloire. A une exception près... Nous sommes en 2005 et forcément le Buddy movie se doit lui aussi de changer. Si le personnage de loser refait son apparition en la personne de Harry Lockhart (Downey Junior), Black lui adjoint un gay classieux et malin. Formellement abouti, "Kiss kiss" est un formidable terrain d'expérimentations : Flash back, point de vue supporté par une voix off, inserts métas... Le style du cinéaste reprend la verve de ses vieux persos en y incluant toutes les composantes du pulp multipliées par dix. Les toilettes se trouvent à nouveau cités dans une scène hilarante où Lockhart urine sur un cadavre. Un cercueil se balade au coeur de l'action dans la grande tradition de "Last action hero" et l'histoire héritée du film noir voit deux intrigues s'entremêlées avec au milieu une beauté fatale. Coup d'essai, coup de Maître pour celui qui passera de paria à réalisateur à suivre. "Cerise sur le noyau" le film sera en 2005 présenté à Cannes. Une jolie vitrine qui ne fera pas du film un succès en salle mais qui s'assurera un Amour immédiat pour les fans de l'ex wonder boy des années 80-90 !

    8/10

  • Bande-annonce

    Iron Man 3 (2013)

    2 h 10 min. (France). Action, aventure, fantastique et science-fiction.

    Film de Shane Black avec Robert Downey Jr., Gwyneth Paltrow, Don Cheadle

    "On peut me prendre ma maison, tous mes trucs et mes jouets mais il y a une chose qu'on ne m'enlèvera jamais : Je suis Iron man !" (Tony Stark)

    Etonnant de voir Marvel cogner à la porte de Black au début de l'années 2011 afin de lui proposer le troisième volet de sa franchise à succès. Entremetteur, Downey Junior renvoie l'ascenseur à son réalisateur de "Kiss, kiss bang bang". Ce que l'on sait moins c'est que Black a déjà participé à l'aventure Marvel par le biais du premier volet de Iron man à la demande de Downey lui-même. Ce premier segment du Marvel Universe a bénéficié des conseils avisés de deux pointures : JJ Abrams et Shane Black. Robert Downey Jr l'a avoué quelques temps après, lui et Jon Favreau ont passé du temps dans la maison du réalisateur de "Kiss kiss bang bang" a remanié le script de "Iron man". Toute la captivité de Stark dans la grotte et son retour à la vie civile sont de Black. Sans compter la roquette envoyée par le héros qui finit par tourner le dos à son ennemi lorsque celui-ci explose. Normal donc de retrouver Le scénariste star au volant du nouveau rollercoaster de Marvel.

    Ce qu'il y a de plus excitant dans la réussite de ce film, c'est la propension de Black à nourrir l'univers Marvel avec ses propres composantes. Une greffe parfaite qui pose enfin la question que l'on attendait : "Est-ce l'homme qui fait l'armure ou bien le contraire ?" La réponse ne se fait pas attendre puisque le spectateur ne verra Stark en armure qu'un tiers du temps. Un concentré "Blackien" multipliant les clins d'oeil à tout l'univers ultra référencé du cinéaste. Stark a de multiples failles, vit des crises d'angoisse et a bien du mal à assumer sa relation avec Pepper. Un type de héros de roman noir qui voit sa vie basculer lorsqu'un vieil ennemi fait son entrée : "Le Mandarin". L'attaque des hélicos quant à elle est une jolie reprise de "L'arme fatale 2". Ce sequel, d'ailleurs, a quelque part façonné les grands actes de "Iron man 3". Le Buddy movie Stark/Rhodes sur les docks n'en est-il pas la référence principale ? A moins que l'appel du pied le plus prégnant soit celui de l'enfant voyant son héros débarquer à l'improviste au coeur de sa grange. Un ressort scénaristique aussi fort que l'entrée de Danny Madigan dans le monde factice de Jack Slater ou encore celle de a créature de Frankenstein chez "Les Monster squad". "Iron man 3" est un succès absolument gigantesque pour Black qui pose la question sur son éventuel prochain film.

    8,5/10
  • Bande-annonce

    The Nice Guys (2016)

    1 h 56 min. (France). Action, comédie, policier et thriller.

    Film de Shane Black avec Russell Crowe, Ryan Gosling, Angourie Rice

    "Monsieur Healy si jamais vous tuez cet homme, je ne vous parlerai plus jamais !" Holly March

    Black sur un nuage. Black de retour à Cannes. Black refait un buddy movie. Black à nouveau produit par Silver. "The Nice Guys est le divertissement de l'année 2016 et peut-être une magnifique parenthèse qui se ferme dans l'œuvre ultra codifiée du bonhomme.

    Pour Ryan Gosling, bosser avec Black et Silver est un rêve. Les deux nababs ont forgés ses souvenirs de gosse à travers les buddy movies et surtout " The Monster squad" dont le comédien connaît toutes les répliques par cœur. Transformer le héros de "Drive" en privé, voilà une des nombreuses idées de ce nouveau duo de guys s'exprimant comme il se doit en voix off. Holland March (Gosling) est donc un "Private investigator" gaffeur arborant les atours du héros "Blackien" vengeur dans une scène de cambriolage foirée. Coiffée d'une casquette noire et d'un blouson, March inverse les élans héroïques que cette figure vengeresse et irascible impose en tant ordinaire. Pour les plus addicts au monde du scénariste star, le mode "blouson casquette" est révélatrice de l'état d'âme. Une sorte d'armure protectrice ou d'ego vestimentaire. Martin Riggs l'aborde à deux reprises. La première dans "L'Arme fatale" dans le commissariat, la seconde lors de la destruction de la maison sur pilotis dans "L'Arme fatale 2". On retrouve cette figure dans "Last action Hero" quand Jack Slater découvre un New York réel et pluvieux mais également quand Harry Lockart cambriole un magasin de jouets dans "Kiss kiss bang bang". De son côté Tony Stark use de la tenue lors de son intrusion chez le Mandarin. "The Nice guys" peut-être vu comme la somme de toutes les composantes du cinéma de Black avec quelques variantes bien senties : Le Mc Guffin est une actrice porno disparue qui fait le lien avec le personnage d'ouverture de "L'Arme fatale" et la scène des toilettes est un reflet humoristique et déformant de celle de "Kiss kiss bang bang". Le film se conclue à Noël et Holly March fille de Holland n'est rien de moins que le point de vue d'un adulte dans le corps d'une enfant. Un guide pour le spectateur permettant de décrypter les intrigues et de poser les enjeux à la manière de Dany Madigan dans "Last action hero" ou de Harley Keener dans "Iron Man 3". Tel qu'il est présenté dans sa forme la plus aboutie, le buddy movie par Shane Black se doit de s'achever sur ce joli chapitre.

    8/10
  • Bande-annonce

    The Predator (2018)

    1 h 47 min. (France). Action et science-fiction.

    Film de Shane Black avec Boyd Holbrook, Olivia Munn, Jacob Tremblay

    Dans ce sequel du chef d'oeuvre de John Mc Tiernan, Shane Black a partagé l'écriture avec son ancien compagnon de route Fred Dekker. Prévu à la photo, le talentueux chef op' de Zack Snyder, Larry Fong et à la déco Martin Whist collaborateur des prods JJ Abrams.

    Critique dispo.
  • Play Dirty

    Policier.

    Film de Shane Black avec Robert Downey Jr.

    En pré-production.