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Mélopées et dissonances : mon 2020 en musique

Avatar Raton Liste de

346 albums

par Raton

Troisième année pour cette liste bourrée de commentaires plus ou moins rigoureux et plus ou moins digestes.
En espérant qu'en 2020, les fiches SC fassent une place aux micro-critiques, afin que je ne sois plus obligé de créer des listes que personne ne lit pour donner un avis qui n'a sa place ni dans les critiques, ni dans les statuts.

2019 : https://www.senscritique.com/liste/Serenades_et_gros_boucan_mon_2019_en_musique/2326306
2018 : https://www.senscritique.com/liste/Petarades_et_cacophonies_mon_2018_en_musique/1969552

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  • All Mirrors (2019)

    . Art pop et chamber pop. 11 morceaux.

    Album de Angel Olsen

    [Art pop / Chamber pop - USA]

    Sensation pop, confirmée en 2019, Angel Olsen développe un style pop tout à fait unique, extrêmement vocal, qui fleure souvent avec le baroque, avec une certaine appétence pour le grandiloquent.
    Je dois avouer préférer ma pop lorsqu'elle est intimiste, timide et chaude, donc malheureusement Angel Olsen ne part pas gagnante. Néanmoins, elle parvient à déployer une belle palette vocale et des mélodies hantées servies par des arrangements fins et élégants.

    Morceaux choisis : "Lark" et "Chance".
  • Two Hands (2019)

    . Indie Folk et rock folk. 10 morceaux.

    Album de Big Thief

    [Indie folk / Folk rock - USA]

    Les New-Yorkais ont été propulsés sur le devant de leur scène avec une rapidité sidérante. Alors que leur premier album ne date que de 2016, leurs compositions chargées d'intensité contenue ("Masterpiece" en reste le meilleur exemple) et la personnalité charismatique de la chanteuse Adrianne Lenker, ont fait de Big Thief les protégés des magazines musicaux à la mode.

    En 2019, ils régalent leurs fans avec deux nouveaux albums : un "U.F.O.F." plus calme et apaisant et un "Two Hands" plus passionné et puissant.

    Si "Two Hands" trouve son climax avec le définitivement rock "Not", petite merveille de fureur dans un voile de velours, l'album évite soigneusement les instrumentations tapageuses pour se concentrer sur une folk douce-amère séduisante.
    Catapulté directement dans mon top 10 musiques douces de 2019 !
  • Le ciel de notre enfance (2005)

    décembre 2005. Screamo et post-rock. 5 morceaux.

    Album de Sed Non Satiata

    [Screamo / Post-rock - France]

    Grand nom de la scène screamo française, Sed Non Satiata est probablement le groupe hexagonal qui a poussé le plus loin la fusion du screamo et du post-rock (et pourtant c'est un peu la spécialité de la maison).

    Si je préfère le phrasé et l'attaque mélodique de Daïtro dans le même genre, je ne peux que m'incliner devant la majesté d'une piste comme "En attendant l'aube", sa progression très canadienne (ça évoque fort GY!BE) et ses accords déchirants.
  • Share a View (2020)

    . Deep house. 3 morceaux.

    Album Remix de Turnstile et Mall Grab

    [Deep house meets Hardcore punk - USA/Australie]

    La rencontre musicale que personne n'attendait en ce début d'année rassemble les new-yorkais énervés de Turnstile avec le DJ australien de house Mall Grab.
    Ce dernier s'est emparé de 3 morceaux du dernier album de Turnstile et les a transformés en hits de deep house (ou plutôt de "Outsider house", le sous-genre dans lequel officie apparemment l'Australien).
    Les 3 pistes, faisant pourtant partie des meilleures de l'album, ne gagnent rien à passer sous la moulinette du DJ et passée la curiosité du mélange, cet EP n'a pas grand intérêt.
  • Prima Che Tutto Bruci (2017)

    . Screamo. 8 morceaux.

    Album de Øjne

    [Screamo - Italie]

    On sous-estime souvent la richesse de la scène italienne, formidable repère de groupes de screamo à l'intensité stupéfiante.
    Si ce sont les excellents Raein et La Quiete qui ont popularisé le genre dans le pays, des nouveaux venus comme Øjne ou Shizune n'hésitent pas à venir balancer des gigantesques coups de pied dans la fourmilière.

    Les Italiens sont connus pour leur skramz rêche et texturé, n'ayant rien à envier à notre école nationale, bien plus mâtiné de post-rock.
    Les Milanais de Øjne perpétuent la tradition avec un chant éraillé admirablement maîtrisé et des instrumentations tempétueuses saisissantes de mélancolie.
    N'hésitant pas à mêler les crescendos éclatants du post-rock aux déflagrations nerveuses de l'emoviolence, Øjne touche toujours juste avec une sensibilité extraordinaire.
  • Lovelorn (EP) (2019)

    . Post-metal et black metal. 4 morceaux.

    EP de Hvøsch

    [Post-metal / Black atmo - Russie]

    Quand Cult of Luna rencontre le black atmo terreux à la Akhlys, ça donne ce genre de choses.
    Le premier opus des Russes m'avait vraiment tapé dans l’œil avec une approche plus doom/sludge, dont celui-ci s'éloigne davantage.
    Les compositions me paraissent moins éclatantes et mémorables mais ça n'empêche pas l'album de proposer des solides passages sourds et grondants.
  • V (2019)

    . Dungeon synth et médiévale. 7 morceaux.

    Album de Fief

    [Dungeon synth / Folk médiévale - USA]

    Le prolixe artiste de Salt Lake City, aussi connu avec son projet plus sombre Sequestered Keep, continue à nous régaler de sa dungeon synth bucolique avec ce cinquième opus, sorti au mois de novembre (comme ses 3 prédécesseurs).

    Ce nouveau disque reste en-deçà des petites merveilles que sont "II" et "III", mais demeure extrêmement plaisant à écouter et continue à dresser un horizon fantastique peuplé de gobelins pas si méchants et de sorciers bienveillants.
  • Terra Sola (EP) (2019)

    . Post-rock. 3 morceaux.

    EP de Rosetta

    [Post-rock - USA]

    Pourquoi personne m'a prévenu que Rosetta c'était devenu chiant ?
  • I Disagree (2020)

    . Alternative metal et pop. 10 morceaux.

    Album de Poppy

    [Pop metal - USA]

    J'ai l'impression que toute la vague nippone mélangeant J-Pop et métal (Baby Metal, Necronomidol et consors) a fini par faire des émules dans la scène occidentale.

    Il y a encore deux ans, Poppy (Moriah Rose Pereira de son vrai nom) faisait encore de l'electropop sucrée et dansante.
    Mais à partir de fin 2018 avec son album "Am I a Girl?" puis avec son EP "Choke" en 2019, la chanteuse a amorcé une transition en incorporant des sonorités bien plus métalliques et industrielles dans sa pop.

    Puis arrive "I Disagree", sur la pochette duquel elle arbore un corpse paint annonçant la couleur. La transition est faite, c'est un disque de metal alternatif aux teintes industrielles et avec un chant résolument pop sucré.

    Le mélange n'est pas toujours pertinent et ça sonne souvent comme un caprice musical, mais il ne serait pas juste de nier l'efficacité de certaines pistes ("BLOODMONEY" en tête). Puis il y a des bonnes idées de composition et même si la production s'avère désagréablement lisse à plusieurs reprises (en même temps les producteurs bossent habituellement avec blink-182, Black Veil Brides et YOUNGBLUD), l'album reste plaisant à écouter.
  • Mind Freeze (2020)

    . Heavy metal. 9 morceaux.

    Album de Haunt

    [Heavy metal - USA]

    Quel bonheur de temps en temps de se lancer un album de cette bouillonnante NWOTHM (New Wave of Traditional Heavy Metal).
    Haunt propose des cavalcades enlevées et épiques, bien composées et fédératrices - à l'image du tube "Divide and Conquer".
  • You Can Never Have a Long Enough Head Start (2020)

    . Emo, shoegaze et dream pop. 12 morceaux.

    Album de Floral Tattoo

    [Emo / Shoegaze / Noise pop - USA]

    Il semblerait qu'après l'avènement de l'emo-rap, l'emo regagne un certain intérêt dans les sphères indé.
    L'année dernière c'était le premier album de Weatherday qui avait obtenu un succès critique en mélangeant emo à l'ancienne et noise pop lo-fi.
    Il semblerait que Floral Tattoo poursuive la démarche en 2020 avec un disque de shoegaze avec un phrasé et une sensibilité emo.

    Je soutiens à fond ce retour d'un genre beaucoup trop sous-estimé et inlassablement victime de clichés dépassés, mais je ne parviens pas à adhérer à la proposition de Floral Tattoo.
    N'ayant jamais été fan des scènes shoegaze et noise pop, je passe clairement à côté de l'album, et ce malgré une très solide dernière track : "(My Life Fell Apart This Year)".
  • Écouter

    Nest (2019)

    . Post-hardcore. 11 morceaux.

    Album de Brutus

    [Post-hardcore - Belgique]

    Grosse sensation du début 2019, le groupe belge avait lancé un élégant coup de pied dans la fourmilière avec ce second album.
    Niché aux confluents de la post-musique, cet opus est un véritable chant des sirènes. Pourtant rugueux et frontal, le disque sait aussi se montrer charmeur avec des riffs aveuglants et un chant déchirant et mélodique tout à fait unique.

    La batteuse-chanteuse Stefanie Mannaerts est assurément la grande force du groupe. Sur des titres instantanément cultes comme "Cemetery" ou "War", elle construit une bulle sonore aussi fragile que vindicative tandis que le guitariste et le bassiste tricotent des ambiances redoutablement denses.

    "War" (Live at Rain City) : https://www.youtube.com/watch?v=EBRYSlKDlws
  • 13LOOD 1N + 13LOOD OUT MIXX (2020)

    . Trap. 8 morceaux.

    Dj-mix de Denzel Curry

    [Hip-hop sudiste / Trapcore - USA]

    Revoilà mon rappeur/hurleur écorché vif préféré ! Le petit prodige du rap énervé balance sans prévenir un mix de 13 minutes denses et pleines de featurings.
    Est donc présente la fine fleur de la trap de corsaire, gonflée à la basse agressive : Ghostemane, ZillaKami (de City Morgue), Xavier Wulf et même AK des Underachievers.
    Tout s'enchaîne parfaitement, avec fracas et distorsion, sans une seule minute à jeter. Ça promet pour la suite.
  • Blame Yourself (2020)

    . Hardcore punk. 17 morceaux.

    Album de Jodie Faster

    [Punk hardcore / Punk mélo - France]

    Groupe de hardcore en provenance de "brookLILLE", Jodie Faster s'inscrit dans la mouvance des groupes de punk français au nom blagueur (Charogne Stone, Sylvester Staline, Boris Viande).

    Hardcore pressé, le touka touka insatiable de la batterie est contrasté par une guitare qui lorgne très régulièrement du côté mélodique du hardcore. Cette double approche rend le disque très digeste (qui, de toute façon, ne dépasse pas les 20 minutes) et les compositions extrêmement fluides.
    Cerise sur le gâteau, les paroles engagées du groupe tiennent bien la route et ça, ça ne fait jamais de mal !
  • It Comes in Waves (2019)

    . Deathcore et post-metal. 7 morceaux.

    Album de The Acacia Strain

    [Post-deathcore - USA]

    Si les Étasuniens avaient déjà l'habitude d'incorporer des éléments sludge et doom dans leur deathcore qui tache, personne n'attendait un tel revirement dans leur son.
    Car sur ce nouveau disque, on trouve davantage de post-metal que de deathcore. Le groupe a plus que jamais travaillé la texture et la densité sonore dans une démarche qui rappelle fortement Ulcerate ou Neurosis.

    Pour autant, ils ne s'interdisent pas des passages frontaux dans la plus pure tradition deathcore, mais cette atmosphère dense et sombre donne une coloration infiniment plus menaçante au style traditionnel du groupe.
    Ceci étant dit, le disque comporte de nombreux passages à vides pendant lesquels le travail sur l'ambiance patine et nuit à l'immersion.
  • Écouter

    I Could Live in Hope (1994)

    . Slowcore. 11 morceaux.

    Album de Low

    [Slowcore - USA]

    Mes connaissances en slowcore sont très limitées, je sais juste que malgré le nom qui pourrait faire penser à un sous-genre du hardcore en plus lent (ce qui n'augure jamais rien de doux), il s'agit d'une mouvance du rock indépendant des années 90 qui a décidé de baisser la distorsion et le volume en réaction au grunge et au rock alternatif d'alors.
    Red House Painters (le groupe de Mark Kozelek) et Low en sont les deux principaux piliers et cet album est le premier des seconds.

    J'appréhendais un peu de tomber sur de la musique ronflante et soporifique (c'est le problème que j'ai avec beaucoup de dream pop), mais Low sait maintenir le juste équilibre entre atmosphère introspective et mélodies hantées. Des tubes absolus comme "Words", "Lullaby" ou "Lazy" le prouvent.

    La qualité du disque se mesure également au fait qu'il peut s'écouter aussi bien en accompagnement qu'en écoute active. Peu de disques peuvent se vanter d'une telle polyvalence.
  • Death Atlas (2019)

    . Death metal. 14 morceaux.

    Album de Cattle Decapitation

    [Death technique - USA]

    Les darons du deathgrind ont surpris leurs fans avec les singles de "Death Atlas". On n'y trouvait plus du deathgrind ventripotent, mais un death metal beaucoup plus percutant et technique.

    Je ne vais pas épiloguer : sur cet album, Travis Ryan prouve qu'il est le meilleur vocaliste encore en activité dans le metal extrême. Sa voix est d'une pluralité saisissante, entre des growls dodus et profonds et ces passages en voix claire aiguë qui peuvent surprendre au début mais finissent par fédérer par leur caractère ultra-mélodique irréfutable.

    Mais si encore il n'y avait que ça ! Les riffs sont incisifs, les interludes sur le changement climatique sont terriblement efficaces, la section rythmique est imparable ; rien ne dépasse et tout régale.
  • Folkfuck Folie (2007)

    . Black metal. 12 morceaux.

    Album de Peste Noire

    [Black metal - (F)rance]

    Le genre d'album qui ferait presque penser que "La Sanie des siècles" n'était qu'un heureux hasard.
  • 2020 (2019)

    . Folk, Country, rock, rock folk et rock indépendant. 10 morceaux.

    Album de Richard Dawson

    [Art rock / Folk progressive - Royaume-Uni]

    J'ai entendu parler de Richard Dawson pour la première fois avec la sortie de son album "Peasant" en 2017, album qui avait récolté une acclamation critique impressionnante.
    Son approche progressive voire avant-gardiste de la folk m'avait dérouté et ce n'est qu'en tombant sur un single de ce nouveau disque que je me suis intéressé au bonhomme.

    Si l'album n'est pas si difficile d'accès en apparence, la démarche de Dawson est extrêmement perturbante et la substance du disque en devient assez hermétique.
    C'est sans doute cette façon qu'il a de placer sa voix et de scander son texte d'une façon tout à fait hétérodoxe. Pourtant en émane une grande poésie et un côté joueur très touchant, notamment sur des chansons comme "Two Halves" ou "Dead Dog in an Alleyway".

    C'est surtout "Two Halves" qui m'a marqué avec ses paroles terriblement douces-amères sur un garçon qui perd son match de foot et déçoit son père.
    Une oeuvre pleine d'émotion, de sensibilité et de mélodies fortes.
  • Distance / Closure (EP) (2015)

    . Screamo et post-rock. 4 morceaux.

    EP de Suis la lune

    [Screamo / Post-rock - Suède]

    En matière de screamo posé, branlant et écorché, sur une souche de post-rock étincelant, Suis la lune grimpe dans le très haut du panier.
    Sur cet EP toutefois, on se rend compte qu'il s'agit d'avantage d'une musique d'atmosphère que d'une écoute attentive comme peuvent l'être des City of Caterpillar ou Funeral Diner.
  • Écouter

    Somewhere at the Bottom of the River Between Vega and Altair (2008)

    . Post-hardcore et screamo. 13 morceaux.

    Album de La Dispute

    [Post-hardcore / Poésie hurlée - USA]

    La Dispute hante mon esprit depuis des semaines. J'ai beaucoup de mal à détacher mes pensées de ce groupe singulier qui hurle sa poésie et distille sa sensibilité dans une musique acérée et foisonnante.

    Je disais à propos de leur dernier album que le groupe cheminait toujours sur une crête fragile, sans cesse au bord de l'éboulis.
    C'est tout aussi vrai pour ce premier opus qui dispose d'une palette émotionnelle et musicale stupéfiante. Dès l'intro sur "Such Small Hands", le ton est donné, il sera anxieux, délivré d'une voix étranglée et soutenu par une instrumentation urgente et furieuse.

    Rien que les premiers vers de "Said the King to the River" me nouent la gorge, moi qui ne suis pas habitué à me sentir vulnérable face à la musique que j'écoute. Peut-être que je ne comprends pas comment on peut composer une musique d'une mélancolie impudique et pourtant inviter autant à l'introspection, comment le son le plus abrasif peut exprimer la plus grande des détresses, et comment les mots de rupture sans cesse réentendus m'apparaissent comme une langue nouvelle dans la bouche de Jordan Dreyer.

    Cet album m'échappe, glisse entre mes doigts, se rapproche pour mieux s'éloigner, me laisse songeur puis me laisse incompris. Mais peut-être est-ce là l'essence des grandes œuvres.
  • Impermanence (2020)

    . Post-metal et doom metal. 5 morceaux.

    Album de SEA

    [Post-metal - USA]

    Comme quoi, tout est encore possible : il existe des bons nouveaux albums de post-metal qui ne sortent pas chez Pelagic Records.

    Album particulièrement intéressant pour tous les amateurs de metal prog et de chant clair et de mélodies dans le post-metal.
  • Mighty & Superior (EP) (2003)

    décembre 2003. Heavy metal. 2 morceaux.

    EP de Isen Torr

    [Heavy metal - Royaume-Uni]

    Side-project de l'extraordinaire groupe d'epic doom Solstice, Isen Torr n'a sorti qu'un EP en 16 ans.

    Le groupe joue à fond la carte du metal épique avec un chant typique heavy/power old school et des riffs de cavalcade.
    Manque de pot, je trouve ça chiant (alors même qu'il n'y a que deux morceaux).
  • The Language of Limbs (2019)

    . Black metal et post-metal. 4 morceaux.

    Album de Constellatia

    [Blackgaze - Afrique du Sud]

    J'ai beau ne pas être un inconditionnel de toute cette vague de post-black, je dois avouer que Constellatia tape extrêmement juste avec son premier album.
    Le groupe prend la suite des Alcest et autres Deafheaven en incorporant l'approche contemplative et le mur de son du shoegaze et les textures ambient dans un black metal aérien et solennel. Le titre "Empyrean" exprime bien cette dualité saisissante.

    Du très lourd pour un genre qui n'a de cesse de s'auto-parodier.
  • The Black Moon (EP) (2020)

    . Shoegaze et post-metal. 3 morceaux.

    EP de Holy Fawn

    [Shoegaze / Post-metal - USA]

    On a souvent l'habitude, lorsque le shoegaze se rapproche du metal, à en écouter les tumultes dans le blackgaze (black metal + shoegaze), mais ce n'est pas le parti-pris de Holy Fawn.
    Le groupe préfère utiliser la chape sonore du shoegaze et de la coupler à la distorsion du metal sans pour autant avoir recours aux codes classiques du black metal. En résulte donc du shoegaze plus sombre et tempétueux mais qui maintient son travail hypnotique sur les textures.

    Après un album extrêmement marquant en 2018, le groupe publie cet EP de trois titres. Contrairement à leur précédent pavé d'une heure, cet opus se révèle assez inconsistant (une quinzaine de minutes qui passent trop rapidement).
    Malgré tout, les compositions sont fascinantes avec, en-tête, l'efficace et surréaliste "Candy" qui se fond dans la piste ambient "Tethered" avant de proposer un nouveau crescendo diablement maîtrisé sur "Blood Pact".
  • Écouter

    Ordinary Corrupt Human Love (2018)

    . Shoegaze, post-rock et black metal. 7 morceaux.

    Album de Deafheaven

    [Blackgaze / Post-metal - USA]

    Je ne vais pas m'étaler : je n'aime pas Deafheaven. Je trouve leur hybridation stylistique réussie mais pas convaincante. Leurs morceaux ne me parlent pas et leurs disques m'ennuient profondément.
    Celui-ci n'échappe pas à la règle car une fois le meilleur titre de l'album passé (manque de pot c'est le premier), la musique me fait petit à petit sombrer dans une torpeur molle.
  • Mordial (2019)

    . Mathcore et djent. 11 morceaux.

    Album de Car Bomb

    [Mathcore / Pewpewcore - USA]

    Ma réaction à l'écoute de cet album : https://www.youtube.com/watch?v=Ngw-8_No6b0
  • Coping With the Urban Coyote (1999)

    . Stoner rock et hard rock. 8 morceaux.

    Album de Unida

    [Stoner rock - USA]

    Certains albums, par un savant mélange d'efficacité, de refrains imparables et de riffs fédérateurs, tombent sous le sens.
    "Coping With the Urban Coyote" fait partie de ceux-là : il est excellent et on ne ressent pas le besoin d'expliquer pourquoi.
  • Promenade (EP) (2020)

    . Math rock. 6 morceaux.

    EP de Grauss Boutique

    [Math rock - France]

    Projet tourangeau de math rock rigolard, Grauss Boutique est un plaisir à écouter et à réécouter. Pas de paroles, beaucoup de réverb et des riffs ronds et souriants, il ne m'en faut pas plus.
    Et n'oubliez pas, soutenez votre scène locale.
  • Écouter

    Monuments to Thieves (1997)

    . Crust et sludge metal. 15 morceaux.

    Album de His Hero Is Gone

    [Crust punk / Sludge - USA]

    His Hero Is Gone est la représentation parfaite du groupe de crust qui influencera la scène "neocrust", qui travaille davantage sur les atmosphères et les textures que le crust classique.
    Le groupe originaire du Tennessee évoquent des thématiques chères au crust de la première heure (anticapitalisme, anti-autoritarisme, anticonformisme, DIY) mais en y apportant une coloration sonore nouvelle. Plus sombre et lent, His Hero Is Gone s'éloigne légèrement du D-beat pour privilégier une ambiance sourde et menaçante avec des compositions plus variées tout en gardant l'agressivité frontale du style.

    Si c'est évidemment très bien fait, avec une rigueur et une rugosité implacables, je peine véritablement à adhérer à l'esprit du groupe, qui me reste après plusieurs écoutes assez hermétique.