Un film bien trop ambitieux!

Avis sur Interstellar

Avatar aeria
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Avant toute chose, oui j'ai vu la dernière bande annonce avant la sortie et les premiers echos de la presse sur ce film. J'ai bien l'impression qu'après une tendance comics nous nous dirigeons tout droit vers des films sur l'espace. Un univers propice aux nouvelles technologies des effets spéciaux sans les limites de la physique trop complexe quand on cherche à en mettre plein la vue. Le sujet a déjà été traité, 2001 , Solaris etc. J'attend avec impatience une adaptation des excellents manga sur le sujet MoonlighMile ou encore Planets, je crois y voir une source d'inspiration des derniers film type Gravity jusqu'à ce que le ballon se dégonfle. Cette parenthèse étant passée, abordons le film.
Le rythme du film tout d'abord : Terre, Space et what's the fuck. La première partie est clairement trop LONGUE, film de presque 3h et on se tape une intro longue et sans grand intérêt. On a une idée du twist dès le départ mais passons. On passe enfin aux choses sérieuses avec le départ dans l'espace, mais à part le passage avec la musique des écouteurs pour se souvenir de la terre, le spectateur n'a pas le temps de s'immerger dans cet univers si particulier qu'est l'espace. Gravity de ce point de vue était plus réussi. Clin d'oeil en masse dans toute cette partie et attention tentative d'explication scientifique à tout va avec des schémas et des tableaux de produit tensoriels. C'est un choix du réalisateur mais attention avec moi ça passe ou ça casse, il faut assumer jusqu'au bout. A la différence de 2001 où le choix de non-explication était délibéré! Comme à l'habitude des boulettes de physique qui trainnent, un conseiller technique aurait évité les séparations de modules toujours pas réaliste (après Gravity, c'est quand même fort!). Je passe les visites des planètes d'un intérêt limité (surtout la vague géante dans 10cm de flotte avec une gravité de 1.3g, il faut réfléchir 10s pour se dire qu'il risque d'y avoir un soucis de cohérence. Oui messieurs même si un trou noir est pas loin), le personnage de Mann qui ne sert à rien et tout ce temps qui aurait été bien utile pour apporter de la profondeur.
Hathaway n'est pas convaincante et cette fameuse scène de la transcendance de l'amour aurait appelée une baffe sonore (ça me rappelle un épisode du joueur du grenier sur le pouvoir de l'amitié). Plus mièvre c'est difficile ...
Et maintenant roulement de tambour, la dernière partie. Hé les gars allons dans un trou noir pour voir, c'est une singularité douce il y a pas de problèmes pour se rapprocher de l'horizon. Et là à vouloir expliquer l'inexplicable on tombe dans l'abberation la plus totale. A partir de ce moment il est bien trop compliqué d'expliquer donc : \mode physique off et \mode petite sf on
La scène du kaléidoscope est invraisemblable, moche et la pseudo métaphysique ne fait pas illusion. Toute utilisation de voyage temporel est extrêment difficile à gérer, c'est le cas ici manipulation de la "gravité" pour transmettre des messages (il y avait plus simple en manipulant la gravité pour écrire un message mais bon). Le plus énervant est la résolution de cette boucle, mais RIEN absolument RIEN sur ce qui permet de traiter de la causalité. En effet qui a ouvert le wormhole et construit cette bibliothèque? Des humains du futur sans nul doute mais on viole le principe de causalité pour ce faire. En gros ça sert à rien d'expliquer et de toute façon tout le monde s'en fout. On ne reparle de l'équation que pour sortir un EUREKA sonnant, point barre.

Interstellar est un film raté et bien trop prétentieux.

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