Un merveilleux conte dystopique japonais

Avis sur De l'autre côté du ciel

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C’est le premier film en tant que réalisateur de Yusuke Hirota. Le scénario est adapté du livre d'Akihiro Nishino, Poupelle et la ville sans ciel.

Chaque fois qu'un film vient du pays du soleil levant, il y a une petite excitation qui se fait chez les cinéphiles. Les productions japonaises enchaînent les succès en France et c'est amplement mérité. D'autant plus dans l'animation où, alors que les Américains piétinent, les Japonais arrivent toujours à nous émerveiller.

Cette fois, ce ne sera pas avec un monde moderne qu'ils vont nous émerveiller, mais plutôt avec une dystopie très critique de notre société. Une ville où d’immenses cheminées crachent tellement de fumée qu’il est impossible de voir le ciel. L'atmosphère est vraiment des plus réussites. On sent la pression que font subir les habitants au jeune Lubicchi et de son ami Poupelle. Dans cette dictature, ce qui vient de l’extérieur est une menace. En termes graphiques, c'est une pure réussite et on arrive vraiment à plonger dans ce monde.

La personnalité de Lubicchi est très attachante. Celle de son nouvel ami aussi. Il est intéressant de leur donner du développement solo pour leur permettre de gagner en caractère et de rendre leur relation encore plus intense. On comprend chaque enjeu des personnages et leur amitié va être une valeur ajoutée exceptionnelle. Elle va apporter des moments très émouvants. De l'autre côté du ciel permet de donner un sens très fort à la notion d'amitié.

Le fameux périple pour voir les étoiles est aussi très important. C'est lui qui va apporter tout ce fond de réflexion sur la société. Déjà dans l'optique qu'il ne faut pas toujours écouter bêtement les croyances qu'on essaie de nous mettre dans la tête. Lorsqu'une doctrine nous empêche de penser autrement, c'est que la frontière a été franchie. Il y a aussi bien entendu une critique sur le fonctionnement d'une société moderne. Cette vie est polluée à l'extrême et se renferme sur elle-même. C'est à l'image d'une société occidentale qui s’entête dans son mode de fonctionnement. La maladie de la mère montre bien le côté nocif de tout cela. C'est justement pour échapper à ce destin funeste, que Lubicchi cherche à se lever. Il doit être l'image des nouvelles générations.

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