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Surrounded by Incompetence : chronologie de la musique industrielle

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131 albums

par idlewoodarian

Des débuts bruitistes tenant plus de l'art contemporain que d'autre chose à la percée du rock/metal indus dans le mainstream dans les années 90, la musique industrielle et ses nombreux dérivés (plus ou moins lointains) n'a cessé depuis la fin des années 70 d'être un courant passionnant. Alors on enfile son pantalon en cuir, on se roule dans la boue et on va se promener dans des usines désaffectées tous ensemble.

Voir également :
http://www.senscritique.com/liste/La_synthpop_de_S_a_P/70328
http://www.senscritique.com/liste/Leave_us_alone_chronologie_du_post_punk/297203
http://www.senscritique.com/liste/Cradle_to_the_Grave_chronologie_du_hip_hop/452587

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    Metal Machine Music (1975)

    juillet 1975. Electronique et noise. 4 morceaux.

    Album de Lou Reed

    La base absolue. Ceux qui ont écouté ça a l'époque et qui n'ont pas compris que c'était une blague allaient façonner la noise et l'indus. Mais je soupçonne Lou Reed d'être plus sincère que ce qu'on dit. De cet impressionnant marasme électro-métallique surgissent ça et là d'étranges bribes de mélodie.
  • Ein Produkt der Deutsch-Amerikanischen Freundschaft (1979)

    1979. Rock, punk et expérimental. 22 morceaux.

    Album de Deutsch Amerikanische Freundschaft

    Le premier album de DAF est une collection de titres instrumentaux noisy et effrénés issus du krautrock. L'electro y est encore très en retrait, mais l'impression d'être poursuivi par la Stasi dans Berlin Est est saisissante.
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    Mix-Up (1979)

    1979. Electronique, industrielle et expérimental. 9 morceaux.

    Album de Cabaret Voltaire

    Originaire de Sheffield, Cabaret Voltaire est un groupe fondateur du genre, dont il n'a pourtant jamais adopté les origines bruitistes. Ce premier album est ancré dans un style minimal wave assez menaçant et hypnotique qui réussit à proposer une certaine diversité malgré le dépouillement des instrumentations.
  • 20 Jazz Funk Greats (1979)

    décembre 1979. Industrielle. 11 morceaux.

    Album de Throbbing Gristle

    Un album qui s'éloigne un peu du pur indus des débuts du groupe, se rangeant plutôt dans le genre du minimal synth. Des ambiances très froides et sinistres, qui feraient la bande-son parfaite d'un meurtre, s'il n'y avait pas ce morceau de disco futuriste à la Donna Summer au milieu.
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    Alles ist gut (1981)

    mars 1981. Electronique et EBM. 10 morceaux.

    Album de Deutsch Amerikanische Freundschaft

    Des synthés, un batteur martial, un chanteur lubrique qui scande des slogans sulfureux en allemand. C'est DAF qui invente l'EBM. Il y a le tube synthpunk "Der Mussolini" où l'on doit danser le Mussolini, danser l'Adolf Hitler, et il y a la balade "Der Raüber und der Prinz" aux sonorités enfantines dérangeantes. Un classique absolu aussi cool que bizarre. ICH LIEBE DICH MEIN RAÜBER
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    Red Mecca (1981)

    1981. Electronique et industrielle. 9 morceaux.

    Album de Cabaret Voltaire

    Un peu plus rock que les deux premiers albums du groupe, Red Mecca lorgne vers le post-punk tout en restant largement minimaliste et hypnotique. La pièce maîtresse est ici ce "A Thousand Ways" de dix minutes, dans lequel l'auditeur se perd complètement.
  • Deaf (1981)

    1981. Rock, industrielle, new wave et electronique. 10 morceaux.

    Album de Foetus

    Foetus est le projet unique d'un Australien fou, J. L. Thirlwell. Sur ce premier album, ses racines post-punk sont encore très présentes, mais les rythmes et les lignes de basse sont assez influencée par le funk ou même la disco. Ajoutons à tout cela une bonne louche de noise et quelques imitations d'Elvis, et on obtient un résultat génial et déroutant.
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    Kollaps (1981)

    . Rock, avantgarde, industrielle, noise et expérimental. 13 morceaux.

    Album de Einstürzende Neubauten

    Le Neubauten des débuts est une musique métallique et tribale, qui n'annonce qu'un écroulement de la civilisation. Un album qui nous emporte très loin, et fait jaillir du bruitisme une tension puissante (sur le morceau titre) ou une poignante mélodie ("Jet'm"). Essentiel.
  • Gold und Liebe (1981)

    novembre 1981. EBM, industrielle, electronique et electro. 10 morceaux.

    Album de Deutsch Amerikanische Freundschaft

    Sorti la même année qu'Alles Ist Gut, la recette reste quasiment identique, c'est juste un peu moins sec, un peu moins agressif, plus synthpop.
  • Leichenschrei (1982)

    1982. Electronique, industrielle et expérimental. 14 morceaux.

    Album de SPK

    Les Australiens de SPK livrent ici une œuvre ambitieuse et puissante, qui prouve bien que le bruit est musique et que la mélodie ne lui est pas nécessaire. Elle surgit pourtant de temps à autres de ce complexe entrelacs de samples et de bruitages. Exigeant, mais impressionnant.
  • 2×45 (1982)

    mai 1982. Industrielle, electronique et electro. 6 morceaux.

    Album de Cabaret Voltaire

    Après des premiers albums un peu impénétrables, Cabaret Voltaire se libère de son carcan et laisse venir le FUNK. Cet album est un mélange improbable entre EBM, jazz-funk, disco et dance punk, pour un résultant oppressant mais chaud bouillant.
  • Dreams Less Sweet (1983)

    . Industrielle, expérimental, rock folk, rock et electronique. 22 morceaux.

    Album de Psychic TV

    Psychic TV est le projet de Genesis P-Orridge et Peter Christopherson (avant que ce dernier ne fonde Coil en 1984) après Throbbing Gristle. Nettement plus accessible, la musique du groupe pioche dans le rock, la folk et le psychédélisme, tout en restant largement expérimentale. Ce second album est probablement le plus proche des racines industrielles, avec de nombreux collages sonores et quelques morceaux tétanisants, heureusement contrebalancés par des ballades toutes mignonnes.
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    Filth (1983)

    . Noise rock et no wave. 9 morceaux.

    Album de Swans

    Avec ce premier album de Swans, on a presque l'impression d'entendre du metal indus, ce qui est inconcevable en 1983. Mais ça sonne tellement comme Godflesh ! Un noise rock quasi rituel dans sa répétitivité et son intransigeance.
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    The Crackdown (1983)

    1983. Electronique, industrielle et musique abstraite. 13 morceaux.

    Album de Cabaret Voltaire

    The Crackdown ouvre la seconde période de Cabaret Voltaire : conjuguant expérimentation et orientation dancefloor, le groupe navigue désormais entre electro-funk, synthpop, EBM et indus. La transition est impressionnante, avec une orientation nettement plus pop, mais qui conserve quelques sonorités agressives et oppressantes, toujours soutenues par une basse funky et un rythme plus ou moins dansant. Cela dit, la composition laisse un peu à désirer avec des morceaux qui manquent d'efficacité.
  • Zeichnungen des Patienten O.T. (1983)

    . Rock, industrielle, expérimental et avantgarde. 12 morceaux.

    Album de Einstürzende Neubauten

    Toujours aussi unique, la musique de Neubauten se fait un peu moins primaire et plus sinistre, donnant l'impression d'errer sans fin dans des bâtiments à l'abandon. Plus urbain et déshumanisé, avec une dimension tragique presque insupportable sur le terrifiant "Armenia".
  • How to Destroy Angels (EP) (1984)

    1984. Industrielle, expérimental et electronique. 1 morceau.

    EP de Coil

    Ce premier EP de Coil offre une longue piste de ritual ambient destinée à accumuler l'énergie sexuelle masculine. Gongs qui résonnent jusqu'à vous faire vibrer la prostate, échos de sabres croisés tels des vits turgescents : ça marche.
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    Cop (1984)

    1984. Noise rock et no wave. 8 morceaux.

    Album de Swans

    On prend les mêmes et on recommence. Cop répète la formule de Filth, jusqu'à la nausée.
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    Remission (1984)

    décembre 1984. Electronique, EBM et industrielle. 6 morceaux.

    Album de Skinny Puppy

    Premier EP pour le groupe canadien d'electro-indus, au style encore un peu embryonnaire, assez darkwave, aux sonorités très austères. Mais il y a déjà deux classiques, les immenses "Smothered Hope" et "Far Too Frail" !
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    Opium (1984)

    1984. Electro/techno et hard/metal. 10 morceaux.

    Album de KMFDM

    KMFDM sont souvent décrits comme un groupe simpliste et con-con, mais ils sont tout simplement les premiers à avoir fusionné l'indus avec le rock, et ce premier album en est la preuve. On reste tout de même pas mal dans l'indus old school avec des passages un peu à la Neubauten ainsi que le petit tube "Helmut Mein Helmut" à la DAF.
  • Scatology (1984)

    1984. Electronique, industrielle et expérimental. 10 morceaux.

    Album de Coil

    Premier chef-d'oeuvre de la musique industrielle. On est déjà bien sûr dans une phase "post-" puisque le divin groupe anglais a dépassé le bruitisme primaire et conjugue moult styles pour donner vie à cette recherche sonore du procédé alchimique permettant de changer les excréments en or. Une œuvre totale, folle, angoissante et sublime. Pour une fois, les bonus tracks sont indispensables et transcendent totalement l’œuvre originale, en particulier la reprise morbide de "Tainted Love" qui lui offre une clôture plus que mémorable.
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    Nature Unveiled (1984)

    1984. Electronique, industrielle et expérimental. 2 morceaux.

    Album de Current 93

    Bien loin de la neofolk des années 90, le premier album de C93 est une double messe noire destinée à invoquer quelque cacodémon. On ferme les volets, on allume une bougie au milieu du pentacle et quand on se met à parler dans une langue qui n'existe pas, c'est prêt ! Âmes sensibles s'abstenir cependant.
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    Bites (1985)

    1985. Electronique, EBM et industrielle. 9 morceaux.

    Album de Skinny Puppy

    Premier album pour Skinny Puppy, et les sonorités sont déjà beaucoup plus electro, presque EBM. C'est très bien fichu même si tous les titres ne sont pas très mémorables. Par contre, il y a leur tube ultime "Assimilate", une énorme claque dans le genre...
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    Nail (1985)

    1985. Electronique, rock, industrielle et new wave. 10 morceaux.

    Album de Foetus

    Le quatrième album de Foetus est celui du passage à des sonorités plus rock et agressives, ce qui n'empêche pas l'Australien timbré de continuer à faire n'importe quoi, comme sur ce morceau cabaret.
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    Laibach (1985)

    . Electronique et industrielle. 8 morceaux.

    Album de Laibach

    Les Slovènes de Laibach veulent à tout prix que vous les preniez pour des nazis, mais sur ce premier album, ils développent surtout un indus martial proche du dark ambient qui n'évoque que la désolation de la guerre.
  • Halber Mensch (1985)

    1985. Electronique, noise, avantgarde, industrielle et expérimental. 10 morceaux.

    Album de Einstürzende Neubauten

    Un album fou et insaisissable. Des cacophonies assourdissantes parfaitement maîtrisées, et des morceaux tout en tension où le chant de Blixa Bargeld devient si inhumain qu'il glace le sang.
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    Horse Rotorvator (1986)

    1986. Electronique, industrielle et expérimental. 11 morceaux.

    Album de Coil

    Deuxième immense chef-d’œuvre pour Coil, qui livre ici un album encore plus varié et moins étouffant que Scatology. Jhonn Balance se révèle un chanteur bouleversant sur le requiem pour Pasolini "Ostia" et Peter Christopherson est toujours maître de l'assemblage électronique sur le carnassier "Penetralia". Absolument unique.
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    What Do You Know, Deutschland? (1986)

    1986. Funk metal, electronique, EBM et techno. 7 morceaux.

    Album de KMFDM

    KMFDM s'éloigne de l'indus old school pour progresser vers une fusion electro-rock plutôt sympa. Le morceau final de 8 minutes "Me I Funk" est assez fou.
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    Twitch (1986)

    . Electronique, industrielle et electro. 7 morceaux.

    Album de Ministry

    La synthpop de Ministry s'est désormais muée en un EBM puissant, qui lorgne tout de même parfois vers la pop, notamment sur le génial remix de "All Day". Plus l'album avance, plus ça vire noisy.
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    Mind: The Perpetual Intercourse (1986)

    . Electronique et industrielle. 9 morceaux.

    Album de Skinny Puppy

    Bon là, les choses sérieuses commencent, on a plus l'impression d'une vraie œuvre, dont la puissance émotionnelle est parfois dure à encaisser. En s'éloignant de l'EBM, le groupe à trouvé sa voie : cEvin Key conçoit des dédales cauchemardesques sur lesquels Nivek Ogre pose sa voix déchirante et difforme.
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    The Young Gods (1987)

    avril 1987. Rock, industrielle et electronique. 13 morceaux.

    Album de The Young Gods

    On a cru à l'époque que ce trio suisse allait révolutionner le rock. Un comble pour un groupe dont les sons de guitares sont produits en appuyant sur la touche d'un clavier relié à un sampler ! Pourtant, ils livrent ici une œuvre incroyable aussi aérienne que tellurique avec ses riffs rugueux qui tombent du ciel. Un chant en français poétique et quelques incartades cabaret ne rendent l'album que plus original.