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pourquoi on peut pas choisir chantre sur apb?

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109 albums

par migyal

je me laisse la liberté de tâtonner
mes annotations sont pas cohérentes entre elles, par ce que mes goûts changent tout le temps
c'est de mon âge, c'est bon ça va c'est pas grave

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  • Images I/II / Children’s Corner (1971)

    1971. Impressionnisme et classique. 12 morceaux.

    Album de Claude Debussy et Arturo Benedetti Michelangeli

    « Dans le style d’une sarabande mais sans rigueur »
    tout l’enjeu de la musique du XXème résumé en une indication de partition (L.110 : 2. Hommage à Rameau)

    Debussy m’intéressait pourtant pas trop; beaucoup de manières, esprit un peu timoré. Même en le rapprochant naïvement des autres compositeurs impressionnistes
    (catégorie bête et racoleuse, comme s’il y avait des compositeurs de l’image et puis les autres…), j’y voyais un gouffre.
    Pourtant c’était là tout l’intérêt du mec, la manière presque frileuse de composer la musique. Y’a élaboration d’une manière d’appréhension qui est vraiment toute novatrice : une distance au premier degré.
    Réponse à cette éternelle question, comment faire pour digérer tous les sons du monde? On fait quoi de Rameau aujourd’hui? Le tourner en dérision, le railler, l’oublier, le ressusciter? Debussy a tranché : respect et observation, pour mieux en capter l’essence, et enfin déplacer, transposer, tordre.
    Un truc très étrange finalement qui fait sûrement de Debussy le compositeur le plus lucide sur son époque (à mille lieux des petits rigolos qui vont suivre et dont la bible est le coq et l’arlequin)
    Il est totalement déphasé des courants en vigueur, pas très rigolo c’est sûr mais plutôt turfu finalement

    + apprendre à faire sonner un accord jusqu’au bout, dilatation de chaque entité sonore
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  • Wozzeck (1980)

    1980. Classique, opera et moderne. 15 morceaux.

    Album de Alban Berg, Walter Berry, Isabel Strauss

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    Turangalîla‐Symphonie (1991)

    . 10 morceaux.

    Album de Olivier Messiaen, Orchestre de l’Opéra Bastille, Myung-Whun Chung

    les ondes martenot meilleure invention du 20e
  • Harawi (1988)

    1988. 12 morceaux.

    Album de Olivier Messiaen, Rachel Yakar et Yvonne Loriod

  • Messiaen: Cinq Rechants / Xenakis: Nuits (1984)

    1984. Moderne, classique et contemporaine. 7 morceaux.

    Album de Olivier Messiaen, Iannis Xenakis, Groupe Vocal de France

  • 10 Hungarian Rhapsodies (2001)

    . 10 morceaux.

    Album de Franz Liszt et Georges Cziffra

    léger désintérêt pour liszt qui commence à émerger, la technique phagocyte la couleur
    il a les cheveux plus longs et plus lisses que chopin, il va plus loin et les aspérités sont moins présentes
  • The Four Symphonies / Overtures: Genoveva, Manfred (1992)

    1992. 19 morceaux.

    Album de Robert Schumann, Berliner Philharmoniker et Rafael Kubelík

    « Je crains qu'on puisse deviner mon état de fatigue en écoutant cette musique.» (à propos de la symphonie n.2)
    Tu m’étonnes.
    Ses longs cheveux tombent tristement sur ses joues. Y’aurait matière à étudier sur ce que les cheveux disent des compositeurs. Chez Schumann en tout cas, quelque chose d’éminemment pathétique. Il ne tire, cependant pas, tout ce qui pourrait s’en rapprocher. Très propre, grande maîtrise, pas de séduction. On est loin de l’escroquerie rachmaninienne toute dégoulinante (que j’apprécie tjrs hélas…)
  • The Last Three Piano Sonatas, D 958, D 959, D 960 / Three Piano Pieces, D 946 (1993)

    1993. Classique. 15 morceaux.

    Compilation de Franz Schubert et Alfred Brendel

    ça me hante (les pièces d.958-959-960).
    Meilleure oeuvre pianistique qu’il m’ait été donné d’écouter à ce jour.
    Schubert ne fait pas dans la continuité mélodique; ici seule la rupture est intéressante.
    Séparation vocale et instrumentale sublimée dans winterreise (la voix n’est pas qu’une voix, c’est une vraie main droite). La rupture naît ici au sein même de l’interpénétration entre les deux mains. Elles se marchent dessus, échangent de place.
    En découle au niveau de la structure, des trucs vraiment surréalistes; une abondance de cadences qui arrivent beaucoup trop tôt, une multitude de pièces à l’intérieur d’un même mouvement. Les sonorités en pâtissent de par le jeu sur le changement incessant de tonalité.
    ça préfigure bcp de choses, les micro-ruptures wagnériennes, la musique allemande du XXe, (le jazz?).
    Et puis surtout Mendelssohn (!!) qui a mis des images sur les sonorités, les timbres, rendant alors les images concrètes totalement obsolètes. Si un réalisateur cherche à évoquer l’écosse, nul besoin de montrer un paysage, un écran noir et l’ouverture des Hebrides en fond sonore suffisent.
    Mais tout ce travail d’évocation a d’abord pris corps chez Schubert (Même si ça n’a évidemment pas de finalité descriptive ici, du moins d’éléments pré-existants comme des paysages)
    Re-définition de l’harmonie, de la logique; Schubert est-il vraiment un romantique?
  • Schubert: Wanderer-Fantasie / Schumann: Fantasie, op. 17 (1996)

    . 7 morceaux.

    Album de Franz Schubert, Robert Schumann et Maurizio Pollini

    Schubert est mort, vive Schumann
    Schubert commence le taf, Schumann le finit et peut conclure.
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    Ein deutsches Requiem (1991)

    . 7 morceaux.

    Album de Johannes Brahms, Wiener Philharmoniker, Herbert von Karajan

    Je peux dire qu’aujourd’hui Ein deutsches requiem c’est mon oeuvre préféré, et ça fait déjà plusieurs journées que c’est le cas. Quand j’ai découvert l’oeuvre il y a quelques mois, j’avais écouté 2 versions max, sans me soucier grandement des différentes versions. Et c’est en écoutant aujourd’hui la version dirigée par Karajan (ayant donc déjà l’oeuvre en tête depuis pas mal de temps) que je me suis rendue compte que j’avais fait n’importe quoi.
    Déjà, j’ai toujours eu un fétichisme bizarre avec les pochettes d’album, ce qui fait que j’y tiens énormément compte, un joli dessin, le beau bandeau jaune du deutsche grammophon (valeur sûre) et évidemment le nom (plus ou moins gros) de Karajan : aussi gros que le nom du compositeur (Beethoven en l’occurence lol) sur la pochette de la symphonie 9 ou alors plus en retrait comme sur la pochette des symphonies 3 et 4 de Mendelssohn.
    Et du coup tout ce qui touchait à des pochettes moches, à d’autres labels d’éditions ou à d’autres noms de chefs qui ne résonnaient pas trop en moi, même pas j’y touchais (franchement qui veut d’un cd moche avec la vieille tronche de Murray Perahia )
    Y’avait pas que les pochettes non plus, taper dans du Karajan signifiait taper dans du gros budget donc dans de l’enregistrement velours. Pas besoin de s’acheter un sonotone comme pour les cd de la collection sonore de la bnf ou ce genre d’enregistrements médiocre.
    Du coup je partais toujours d’un combo deutsche grammophon+Karajan, pour m’orienter (pas automatiquement à mon grand regret) vers d’autres versions; et à chaque fois cela me semblait plus terne.
    Pour Ein deutsches requiem c’est l’une des premières fois où j’ai procédé au contraire (pour les oeuvres instrumentales à formation réduite c’est encore autre chose) et c’est donc là j’ai compris que mon oreille était vraiment endommagée. Si tout me paraissait terne c’est que je n’arrivais plus à percevoir quelque once de finesse, de subtilité, de trouble ou de déséquilibre ce qui est totalement absent chez Karajan (pour le meilleur comme pour le pire). Mon oreille est conditionnée pour l’orchestration de Karajan, car c’est ce qui est induit de règle générale (on s’y dirige automatiquement) et car je n’ai jamais eu la conscience d’aller voir ailleurs. Mais entendre l’oeuvre de Brahms à ce point massacrée me désole.
  • Écouter

    La Suite (EP) (2012)

    . Rap/hip hop/R&B. 8 morceaux.

    EP de 1995

    suite de karajan

    ...Tempo drastiquement réduit, instruments sur-utilisés en vue de leur effets potentiels (l’orgue mon dieu)… Tout est mis en place pour effacer toutes les aspérités, les contradictions, les larges palettes de nuance; réduire les conflits internes pour satisfaire une oreille qui désormais s’habituera à toutes ces simplifications ambiantes.
    Et pire que tout, Karajan arrive à faire croire, dialectique de mes deux, que tout est dépassable.
    Alors que c'est là l'essence même de la musique de Brahms, le conflit permanent entre les contraires, qui ne peut définitivement pas se résoudre où se voir dépasser. Une musique de l'échec rendue ici triomphante. Plus de suspensions ni aucun point de réflexion.
    C'est une musique qui ne pose plus aucun problème (et c'est dangereux!)
    Finalement, c’est normal qu’après avoir été biberonné au fast-food, je fasse la moue devant un bout de truffe. Faut tout réapprendre. Karajan, pire des vulgarisateurs.
  • La clemenza di Tito (1990)

    . 45 morceaux.

    Album de Wolfgang Amadeus Mozart, Staatskapelle Dresden et Karl Böhm

    On s’éloigne du genre, on touche la vérité du bout des doigts

    Mozart a des sens avant tout, il est observateur. Il est sûrement le seul compositeur totalement ancré dans cette unique position. Pas de place pour le questionnement ou le trouble, rien qu’une création directe de matière sonore.
    Pas de point d’attache, on navigue à tâtons, rien ne semble prévu, car toute sève théorique a disparu. Et c’est là que cet opéra est totalement paradoxal, il n’y a aucun déséquilibre, tout semble couler de source, s’articuler de manière extrêmement logique. Les airs peuvent être fredonnés, car attendus, on peut penser à une norme. N’est norme que celle de Mozart ici pourtant.
    Cette stabilité, sûrement dû à l’épure totale des formes, fait que chaque scène pourra s’épouser parfaitement dans cette articulation.
    Des instruments suivent d’autres instruments (vocaux), sans jamais que ce ne soit gênant, aucun élément extérieur ne venant interférer la logique globale. Ni bouffé par quelconque sérieux, ni par quelconque burlesque, ou devrai-je dire, des idées de ces attributs.
    Aucun artifice ne vient gêner ce flux, tout est naturel, en témoigne finalement l’abandon total de l’auditeur (les deux dernières scènes de l’acte I, et globalement tout l’acte II)
    réflexivité évidemment présente, mais rendue invisible. Mozart fait de la musique pour d'excellentes raisons (je le déteste)
  • Écouter

    Daphnis et Chloé (2006)

    . 20 morceaux.

    Album de Maurice Ravel, Orchestre philharmonique de Radio France, Chœur de Radio France

    qu'est ce que ce serait si on pouvait déceler une once de profondeur dans la musique de Ravel ?

    il abuse un peu là, pourquoi prôner de manière arrêtée et absolue un déphasage, un parallélisme entre vie et art quand tu sors une œuvre de ce calibre? Faut pas non plus tout congédier, la musique commence pas au 20è eh oh
  • Berg: Violin Concerto / Bartók: Violin Concerto no. 1 (1984)

    1984. Classique et moderne. 6 morceaux.

    Album de Alban Berg, Béla Bartók, Kyung‐Wha Chung

    échappe à tout
    pfiou

    toute analyse, toute déconstruction est un crime
  • Écouter

    Johannes-Passion - St John Passion - Passion selon Saint Jean (2001)

    . Classique. 40 morceaux.

    Album de Johann Sebastian Bach, Sibylla Rubens, Andreas Scholl

    jean c'est une heure de moins que matthieu, jean ça vient avant matthieu
    et jean n'est en aucun cas un travail préparatoire pour matthieu, une ébauche, un croquis ou je ne sais quoi. tout part de jean, matthieu n'est rien d'autre qu'un jean plus fourni, dense et pesant. l'émotion de jean surgit de l'épure la plus totale. très équilibré et très humble, très étonnant. peut-être même plus important que matthieu, on verra sur le long terme. je suis ravie
  • Matthäus-Passion (1985)

    1985. 78 morceaux.

    Album de Johann Sebastian Bach, Arleen Augér, Julia Hamari

    "S'il y a quelqu'un qui doit tout à Bach, c'est bien Dieu."
  • Écouter

    Ein deutsches Requiem (1991)

    1991. 7 morceaux.

    Album de Johannes Brahms, Elisabeth Schwarzkopf, Dietrich Fischer‐Dieskau

    ce que je préfère, ce qui me parle le plus
    https://www.youtube.com/watch?v=WbO-IrX0Mgk&list=PL0RITF1Lf_U6ag78lJhcxAYwh30Frz2-C&index=2 (version pourrie mais c juste pour le score)

    à 9:53 puis son écho logique à 12:23

    ces 2 phrases mélodiques suffisent

    plaisir
  • Écouter

    L'art de délier les doigts, op. 740 (2007)

    2007. 57 morceaux.

    Album de Carl Czerny et Jean-Frédéric Neuburger

    ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ?

    czerny fait de la musique avec sa tête, il décortique, il n'est pas aveuglé par son époque
  • Écouter

    Études (1973)

    1973. Romantique et classique. 24 morceaux.

    Album de Frédéric Chopin et Maurizio Pollini

    Chopin et Schumann sont les deux compositeurs avec lesquels j’entretiens le rapport le plus fort. Ce sont des oeuvres qui m’accompagnent depuis toujours mais que je redécouvre tous les jours. En ce sens, je les ai toujours prises dans une espèce d’ensemble assez vague sans jamais vraiment en considérer les détails. Petites perceptions leibniziennes auxquelles il faut toujours prêter attention. C’est donc toujours agréable de réécouter des oeuvres que je pense connaître mais qui finalement fluctuent au fil des écoutes (ici les études, mais il en va de même pour les nocturnes ou les scènes d’enfance de Schumann)
  • Années de pèlerinage: Gesamtaufnahme (1993)

    . 26 morceaux.

    Album de Franz Liszt et Lazar Berman

    thrénodie, le film noir
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    Kinderszenen / Kreisleriana (1984)

    . 11 morceaux.

    Album de Robert Schumann et Martha Argerich

    tragédie
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    Vespers (1991)

    mars 1991. 15 morceaux.

    Album de Sergei Rachmaninoff, Corydon Singers et Matthew Best

    (meilleur exemple d'implication directe,pas d'intermédiaire)
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    Das Rheingold (1992)

    . 38 morceaux.

    Album de Richard Wagner, Orchester der Bayreuther Festspiele et Pierre Boulez

    Je vais faire une liste sur wagner à un moment, c’est plus simple, trop de choses à en dire
  • Mass in B minor (1985)

    . Classique. 27 morceaux.

    Album de Johann Sebastian Bach et Sir John Eliot Gardiner

  • Messe de Notre Dame (1996)

    . Médiévale et classique. 12 morceaux.

    Album de Guillaume de Machaut, Ensemble Organum et Marcel Pérès

    le kyrie nique des daronnes
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    Stabat Mater (1985)

    . Classique et musique baroque. 12 morceaux.

    Album de Giovanni Battista Pergolesi, Margaret Marshall, Lucia Valentini Terrani

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    Symphonie No. 4 (1981)

    1981. Classique et romantique. 4 morceaux.

    Album de Johannes Brahms, Wiener Philharmoniker et Carlos Kleiber

    (fluidité, cohérence, écho)

    contrairement à la symphonie no.3, y'a pas un mouvement clairement au dessus (dans ce cas là, l'allegro con brio est dément, l'un des meilleurs mouvements qu'il m'ait été donné d'écouter dans une symphonie). Ici on atteint un état d'équilibre assez incroyable, où chacun des 4 mouvements est quasi parfait. Car c'est là le point qui me chiffonne le plus dans les symphonies. En général on a un très bon premier et un très bon dernier mouvement, toussa toussa, mais entre les deux on se retrouve avec des mouvements plus faiblards (souvent c les andante qui me soûlent) ce qui fait que je ne re-écoute pratiquement aucune symphonie dans son intégralité sans ressentir un quelconque sentiment de lassitude en milieu d'oeuvre. Brahms fait très fort ici.

    brahms c'est lynch avec twin peaks en fait,
    une symphonie c une série télé, et brahms fait un film de 1h (^^), et non 4 épisodes de 15min où seuls les premiers et derniers épisodes sont remarquables
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    Symphonies Nos. 3, 4 / The Hebrides Overture (1991)

    . 9 morceaux.

    Compilation de Felix Mendelssohn, Cleveland Orchestra et George Szell

    le père des impressionnistes -