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Ombres et Lumières - Un top albums de 2021

Avatar Florian Sanfilippo Liste de

170 albums

par Florian Sanfilippo

Un top qui met en lumière l'ombre et trace les silhouettes de la clarté ... non mais halo (lumineux) quoi !

Chaotique et pourtant secrètement ordonné : Le monde de 2021 n'est que paradoxes, complexité, contrastes ... et pourtant, rhôôô, on peut y percevoir cette même dichotomie familière, cette nature profondément binaire qui ne cesse de l'animer depuis son incubation première dans la grosse tambouille galactique : le partage de toute chose entre ombre et lumière.

Cet honnête top de l'année s'amuse donc à compartimenter les nouveautés musicales selon leur aspiration à la profonde noirceur ... ou au contraire leur tendance à l'éclat chatoyant.
Ce top, c'est le ying et le yang dans la musique du turfu. Assurément décalé, un brin caricatural, totalement subjectif, dépourvu de tout jugement manichéen sur le "bien" et le "mal" (votre hôte n'est pas prosélytiste pour un kopek).

Non, l'intérêt est plutôt de célébrer à la fois les sombres abysses rythmiques comme les partitions de la joie céleste. Partager la passion de la musique et défendre sa diversité, en tordant le coup aux puristes du pur-nihilisme bruitiste ou aux adorateurs exclusifs de l'euphorie mélodieuse. Ce top cri bien fort : "Noir et blanc siéent très bien aux noires et aux blanches !".

Stylistiquement parlant, ça brasse large avec une préférence habituelle pour les sons psychédéliques, atmosphériques et progressifs, qu'ils soient sombres ... ou éclatants !

Top régulièrement mise à jour et non ordonné (sans hiérarchie de préférence)

EDIT : Suite à un afflux assez mal géré de sorties, toute seconde partie de la liste ne sera pas commentée. Vivement 2022, histoire de trouver une alternative plus light :)

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  • Breach (2021)

    . 7 morceaux.

    Album de Lichen

    "Breach" est mon premier album, dispo sur Spotify, Youtube, et tout et tout. Si vous aimez le rock prog, le post rock et l'electro planante et dark, si la Guerre du Vietnam vous choque passablement, alors jetez-y une oreille (ou même les deux).
    Tous les liens réunis ici --> linktr.ee/lichenmusic
  • All the Unknown (2021)

    . 13 morceaux.

    Album de Grandbrothers

    Lumière

    ... Celle qui épouse l'herbe fraîche puis monte en chaleur bouillonnante dans les arbres -

    Impressions : GRANDBROTHERS revient avec sa musique post-minimale très évocatrice, faite de pianos éthérés et d'ambiances douces ou épiques, qui prend toute sa grandeur dans des montées électro aussi sensibles qu'un brin prévisibles.
  • Kvitravn (2021)

    . 11 morceaux.

    Album de Wardruna

    Ombre

    ... Celle qui épie derrière des buissons depuis longtemps trop secs -

    Impressions : De la dark-ambient norvégienne faite par des métalleux repentis en vieux druides des forêts obscures. C'est toujours aussi efficace.
  • Angel’s Flight (2021)

    . 12 morceaux.

    Album de Biosphere

    Lumière

    ... Celle qui se reflète en cisaillements marbrés sur les visages des vieux débonnaires.

    Impressions : Biosphere renouvèle une fois encore son ambient music en lui conférant cette fois la chaleur de la nostalgie néoclassique. Une belle réussite.
  • The Last Exit (2021)

    . 11 morceaux.

    Album de Still Corners

    Lumière

    ... celle qui parcours un désert moite et lancine près des courbes d'une créature en sieste tranquille

    Impressions : Still Corners tord sa pop-rock pour lui donner des senteurs de rock du passé, avec un côté "surf pop" très prenant, à la fois doux, sensuel et nostalgique.
  • Isles (2021)

    . Progressive Breaks et uk garage. 10 morceaux.

    Album de Bicep

    Lumière

    ... Celle qui s'attarde sur le revers d'un verre de jus de pomme plein de glaçon qui s'agitent en dansant, un soir d'été succulent.

    Impressions : Après un premier album vraiment chouette sorti il y a quelques années, le duo Bicep revient avec un nouveau lot de senteurs chaudes et dansantes, revisitant la fièvre charnelle de la House en lui apportant une touche plus Ambient et Indé (Deep House dirait-on); peut importe l'étiquette, l'album est fait d'une brochette de hits très positifs, rythmés et bien construits, avec des mélodies qui font mouche. Ecoutez "Apricots" ou "Atlas", et on en reparle ! Hé hé !
  • Paraclete Tongue (2021)

    . 4 morceaux.

    Album de Matt Lajoie

    Lumière

    ... Celle qui sent l'encens épais et un peu âcre dans une pièce calfeutrée.

    Impressions : Une très belle dérivation psychédélique à la guitare, d'un minimalisme impeccablement dosé et de facture très libre.
  • Ritual Divination (2021)

    . 15 morceaux.

    Album de Here Lies Man

    Lumière

    ... Celle qui chaloupe entre les cuisses gigotantes d'une soirée lente, belle et un peu arrosée.

    Impressions : Meilleur album d'un groupe désormais incontournable de la scène afrobeat moderne, qui apporte ici un contenu plus psychédélique qu'à l'accoutumée, avec un sens du groove et des refrains énormissime. Plus d'1h de musique et pas un temps mort ... quel culot !
  • Where the Gloom Becomes Sound (2021)

    . 12 morceaux.

    Album de Tribulation

    Ombre

    ... Celle qui se fond l'air de rien entre un souvenir doux et une attente fébrile, et qui laisse un froid dans un coin.

    Impressions : Le très bon groupe Suédois continue à porter son son psychédélique et ses sonorités heavy en y conservant tout juste son enveloppe raw metal (façon black, enfin le chant quoi). Encore plus mélodieux que Down Below, avec un son plus proche encore de ces seventies dorées qu'affectionnent également un Ghost. C'est un bien bel album, plein de tubes bien faits, un peu similaires peut être, surtout que le groupe a, pour le coup, un peu de mal à se renouveler.
  • Lost Themes III: Alive After Death (2021)

    . 10 morceaux.

    Album de John Carpenter

    Ombre

    ... Celle qui projette ses spectres fluorescents sur la tranche ébréchée de vieilles sépultures profanées.

    Impressions : Le padre de la synthwave (malgré lui) continue sa renaissance artistique avec un troisième album aussi inspiré que les deux précédents, la surprise en moins. C'est quand même de la bonne tambouille électronique à l'ancienne, surtout que papi John est bien épaulé (par son fils jazzeux et son pote Daniel Davies).
  • Välde (2021)

    . 12 morceaux.

    Album de Humanity's Last Breath

    Ombre

    ... Celle qui prédécoupe l'âme avec une lame aussi tranchante que finement ciselée, rebroussant à l'envers une chair depuis trop longtemps délaissée.

    Impressions : Ce groupe de deathcore est ce qui se fait de plus intéressant, créatif et percutant, sans gimmicks fatigantes, avec Fit for An Autopsy et Thy Art is Murder. Avec ses affleurements Djent, et son caractère assez progressif et post-metal dans l'âme, HLB (et non BHL!) apporte encore du grain à moudre dans sa machinerie déjà âgée de dix ans, et trois bien bels albums finement acharnés.
  • Ghost Tapes #10 (2021)

    . 7 morceaux.

    Album de God Is an Astronaut

    Ombre

    ... Celle qui commence à ramper sur le sol froid de l'hiver puis remonte vers la sève endormie des arbres et s'élance dans le ciel irradié d'une pâleur d'aurore.

    Impressions : GIAA est un fleuron du post rock lyrique, et ce neuvième album est une totale réussite qui emmène du sang neuf à un dieu-astronaute revigoré depuis Helios/Erebus en 2015. Le groupe explore un peu plus en profondeur ses sonorités sombres, même si la lumière n'est jamais loin. Il est aussi plus incisif que jamais, proche d'un Russian Circles et d'une étiquette post-metal très classe, très ample, très inspirée.
  • Prosthuman (2021)

    . 10 morceaux.

    Album de Camera

    Lumière

    ... Celle qui s'inspire d'un passé glorieux pour insuffler sa vie dans une futur aux rougeurs incertaines.

    Impressions : CAMERA continue à explorer les beautés binaires du krautrock, mais cette fois il apporte quelques éléments extérieurs à sa sauce, principalement du côté de la sytnhwave et du post punk - et globalement, ça marche plutôt bien, l'album réserve de vrais passages épiques que l'on auraient souhaité encore plus prolongés, encore plus intenses, encore plus ... épiques ! Ptet pas leur meilleur album, mais pas un album fainéant en tout cas.
  • Samā'ī (2021)

    . 9 morceaux.

    Album de Azmari

    Lumière


    ... Celle qui consent que le métissage des atomes, y'a pas mieux.

    Impressions : Azmari, c'est un collectif bruxellois fan d'éthio-jazz. l'Azmari" est une sorte de barde éthiopien qui colporte des chansons mystérieuses dans les petits bars surpeuplés. Comme lui, le groupe fait vibrer ses saxo, ses cuivres, claviers et percussions aux rythmes complexes et pourtant si dansants de l'ethio-jazz de père Mulatu Astatke, en y rajoutant un gros groove funk, quelques belles touches de Dub et une grosse tendance à la digression psychédélique. Le résultat est forcément excellent !
  • The Besnard Lakes Are the Last of the Great Thunderstorm Warnings (2021)

    . 9 morceaux.

    Album de The Besnard Lakes

    Lumière

    ... Celle qui hésite un instant puis vous loge un chaleur étincelante dans le crâne

    Impressions : The Besnard Lakes offre son plus bel album, son plus complexe également, réussissant à réunir les rêveries psychédéliques d'un Flaming Lips avec les ruades abrasives de la scène Indie Rock. Très éthéré, l'album déstabilise un peu mais quand on comprend qu'il s'agit là d'un grand et ample voyage stellaire, alors on goûte à quelque chose qui frise le merveilleux.
  • Yol (2021)

    . Synthpop. 12 morceaux.

    Album de Altın Gün

    Lumière

    ... Celle d'un couchant familier aux belles senteurs surannées

    Impressions : Troisième album de Alin Gun, peut être leur plus dispensable, car trop semblable au précédent "Gece" qui emmenait le groupe vers des territoires disco, comme ici. Sur Yol, le côté synthpop est encore plus assumé, c'est très doux, un peu mou parfois, et l'on s'étonne de ne plus s'étonner devant des refrains aux airs de déjà vu. Ceci étant dit, Altin Gun continue à exceller dans ce revival de la scène pop-psychédélique turque des 60-70's, et officie encore en maître dans ces territoires revisités avec un langoureux groove mélancolique. Alors bon, ne râlons pas, pris à part, Yol est une jolie rasade de luminescence orientale.
  • Invisible Cities (2021)

    . 13 morceaux.

    Album de A Winged Victory for the Sullen

    Lumière

    ... Celle qui irradie d'une beauté lunaire, et pleure entre les courbes des météores.

    Impressions : Le duo germanique revient deux ans après l'excellent "The Undivided Five" avec un album qui se veut comme la bande-son du roman éponyme de Italo Calvino. Pouah, que c'est magnifique, une fois encore la beauté post-minimale explose de douceur, d'empathie, de force aussi, avec une série de sons qui s'apprécient comme un bon roman : d'une seule traite.
  • Family Secret (2021)

    . 5 morceaux.

    Album de Jon Mueller

    Ombre

    ... Celle qui est austère et froide comme l'étau du gel sur les murs écorchés d'un vestige de Tchernobyl.

    Impressions : Une immersion glacée et sombre dans les terres du sous-genre de l'ambient le plus épuré qu'il soit, la drone. Un bon fond caverneux pour vos lectures (si possible caverneuses).
  • Sand (2021)

    . 11 morceaux.

    Album de Balthazar

    Lumière

    ... Celle qui enveloppe le regard d'une couche de mystère un peu triste

    Impressions : Balthazar a réussi l'exploit de faire suite à son summum musical, "Fever", sans le grimer, en continuant sa lente introspection vers une pop désabusée aux petits sursauts joyeux. Comme un livre de Bukowski, même calibre, même qualité. Merci Balthazar (et merci pour cette pochette, ahah!)
  • Über den Sternen (2021)

    . 8 morceaux.

    Album de Empyrium

    Ombre

    ... Celle qui se résorbe lentement dans les mousses d'une lande fantaisiste.

    Impressions : Il fallait être germain pour réussir à nager dans un univers lyrique aussi kitschouille tout en l'assumant, le portant et y insufflant un charme tout particulier. Empyrium s'évertue à incarner cette druiderie héroïque avec un charme qui n'a pas changé au cours des années. Pour ses 27 ans, les combattants reviennent poser leurs voix graves et mélancoliques sur un terreau musical black metal revigorant, puisqu'ils avaient laissé leurs racines extrêmes en 97 pour un tournant purement darkwave. Les éléments folk, symphoniques et atmosphériques sont toujours là, mais avec une carapace plus "raw", et ça rend plutôt bien. On ne reviendra pas forcément sur l'album, mais il est réussi, et définitivement baigné de ce romantisme dont on se délecte parfois en secret.
  • Setsubun (節分) (2021)

    . 9 morceaux.

    Album de Fuubutsushi

    Lumière

    ... Celle qui continue à câliner l'horizon, toute diffuse et pleine de sentiments

    Impressions : Un mélange au poil d'ambient charnue et de nu-jazz feutré. De la bonne immersion créatrice, ah ouais !
  • L.W. (2021)

    . Rock psychédélique et rock. 9 morceaux.

    Album de King Gizzard & The Lizard Wizard

    Lumière

    ... Celle qui se pigmente d'ondes braisées au couchant.

    Impression : Incroyables Rois Gésiers, créateurs de mille et unes merveilles qui se déversent sans discontinuer dans nos oreilles insatiables. Comment faites vous pour tenir un rythme d'offrande aussi effréné, en assurant une qualité démoniaque ? L.W est une nouvelle pierre à votre sanctuaire, un roc semblable au féroce K.G mais aux facettes plus polies, un peu plus légères certes, mais dans l'édifice du grand Roi Gésier, chaque élément a sa place, et sa grandeur.
    - Akka, cet album est une putain de réussite, encore une fois.
  • Songs for the Enamel Queen (2021)

    . 7 morceaux.

    Album de Black Sheep Wall

    Ombre

    ... Celle qui se dissimule dans une cavité étroite et moite de l'esprit prisonnier de songes qui déjà se fânent.

    Impression : Les ricains de Black Sheep Wall avaient balancé une dosse satanique de graillon sludge avec "I'm Going to Kill Myself" en 2015. Depuis, ils s'étaient perdus dans les limbes de l'inconnu, mais les voilà de retour avec un 4ème album tout aussi incisif que les précédents. FAT. DANTESQUE. CASSEUR DE DENTS. Bourrin sans être bourru. Ces sons pour la reine Enamel sont une furie gueulante et distordue, qui puise le meilleur de la lente crasse du Sludge, des relents punk de la scène "core", et de quelque chose d'autre ... presque atmosphérique dans sa marche titanesque.
  • The Exciting Sounds of Menahan Street Band (2021)

    . 14 morceaux.

    Album de Menahan Street Band

    Lumière

    ... Celle que l'on voit en demi-teinte sur une photo d'antan, le regard pétillant de whisky que réhausse une pointe de mélancolie.

    Impressions : la classe soul-funk instrumentale contemporaine, c'est un peu Menahan Street Band qui l'a créé. De retour après 9 ans d'absence, le collectif de Brooklyn continue à rendre un hommage impeccable aux senteurs tranquilles de la funk-soul psychédélique d'antan, avec un accent plus "library music" et "chill" qu'autrefois, ce qui vaut quelques détours kitsch assumés, vite pardonnés tant l'effort est sincère, authentique, entier. Et ce traitement stéréo à l'ancienne des pistes, quel délice, on se croirait revenu au temps de la Sunshine pop effervescente !
  • Flowered Knife Shadows (2021)

    . 8 morceaux.

    Album de exael

    Lumière

    ... Celle qui découpe des kaléidoscopes d'étrangeté dans la fine membrane des émotions.

    Impressions : De l'Intelligence Dance Music dans ce qu'elle a de plus ... intelligente. Un méli-mélo de synthé triturés avec passion et de breakbeats progressifs, un rendu organique autant qu'industriel, un album très riche et équilibré, un peu puriste certes, mais clairement généreux.
  • In Ferneaux (2021)

    . 2 morceaux.

    Album de Blanck Mass

    Ombre

    ... Celle qui, tamisée, laisse s'échapper par grappes épaisses les voitures pressées d'un tunnel qui se disait pourtant infini.

    Impressions : Cri pour l'humanité qui se désagrège quelque peut ces derniers mois, cet album-confiné de Blanck Mass, un des deux cerveaux du génialissime Fuck Buttons, vient avec un dytique musical terriblement introspectif, dont les collages tantôt lumineux, tantôt friturées à l'extrême, demanderont votre plus grande attention pour en capter les incroyables senteurs. Créatif dans le doute, Blanck Mass continue sa tracée vers une musique électronique magistralement sentie, plus progressive et sensitive que jamais.
  • Le Tyran et l'esthète (2021)

    . 9 morceaux.

    Album de Les Chants de Nihil

    Ombre

    ... Celle qui guerroie dans des contrées que certains auraient depuis longtemps oublié, mais qui hantent toujours les tourbes et les consciences de quelques retourneurs de mottes fétides.

    Impressions : C'est mon premier saut dans l'univers "black metal" de ces fiers, féroces et fonceurs Bretons. Ce qui est pourtant leur sixième méfait a tout d'une leçon majestueuse, faste et féroce, fugace et ample, créée avec le folklore lyrique et musical de ce Nord-ouest français qui a ici, du moins l'on dirait, pas de connotations nationalistes essentialisantes. Le chanté français apporte une clair touche d'originalité, et les mélodies très solennelles font mouches, tandis que les musiciens s'esquintent sur une technique vraiment hallucinante. Naviguant entre "black mélodique, folk et atmosphérique", ce voyage vers de sombres passés s'avère très bon.
  • Deep Fried Grandeur (Live) (2021)

    . 2 morceaux.

    Live de Ryley Walker et Kikagaku Moyo

    Lumière

    ... Celle qui conjugue la beauté fière de l'Occident et la poésie luminescente de l'Orient.

    Impressions : Le multi-instrumentaliste et brillantissime 'touche à tout' Ryley Walker qui s'invite à un live avec le très psychédélique groupe japonais Kikagaku Moyo, voilà qui ne pouvait qu'être dément. Ondulations raga, escapades ambient, hauteurs distordues du rock ... ces deux morceaux forment un voyage de très haute volée, à classer parmi les plus belles digressions psychédélique des dernières années - je pense étrangement à du Causa Cui en écoutant ce petit bonbon d'union de deux grandes âmes musicales généreuses.
  • Angel Tears in Sunlight (2021)

    . 9 morceaux.

    Album de Pauline Anna Strom

    Lumière

    ... Celle qui, un peu pudique encore, apprivoise un paysage jugé évanescent.

    Impressions : artiste new-age américaine, Pauline Anna Strom s'en est allé à la fin de l'année 2020, laissant derrière elle un album d'electro avant-gardiste de 1982, "Trans-Millenia Consort", et cet album posthume, "Angel Tears in Sunlight". Les claviers y sont minimalistes, en boucles méditatives et alanguies, étranges partitions enchapées, venues d'un autre monde, d'une autre époque. C'est beau autant qu'austère et un peu trop mijauré, mais il y a définitivement un supplément d'âme dans ces 40 minutes de bidouillages analogiques.
  • For the Glory of Your Redeemer (2021)

    . 3 morceaux.

    Album de Misotheist

    Ombre

    ... Celle qui acène une décharge de photons dans les chairs obscènes et froides de corps immobiles

    Impressions : 30 minutes de pure folie technique et sombre, cet album ! Dans la veine d'un black dissonant et complétement déstructuré, façon Deathspell Omega, Misotheist pose en trois actes guerriers la vision d'une humanité dévorée par la noirceur et le sang, par la grisaille des cœurs et l'obésité des corps, dans un monde où toute conjuration du mal n'est plus qu'une pâle illusion. Terrible mais essentiel.