Irvin Kershner - Commentaires

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3 films

par Thaddeus

On pourrait dire de lui qu’il n’est qu’un technicien habile, un artisan au goût supérieur, un exécutant raffiné capable de tirer le meilleur parti des entreprises pour lesquelles il a été engagé. Trois longs-métrages seulement : voilà le maigre bilan de ce que je connais de son œuvre. Mais sa seule signature au plus haut d’un certain générique étoilé suffit à balayer toutes les appréciations plus ou moins objectives. Car bien que sous la houlette de George Lucas, c’est Irvin Kershner lui-même, et personne d’autre, qui a réalisé ce film sans équivalent, ce trésor absolu, cette merveille des merveilles qu’est "L’Empire contre-attaque". Et pour cela il a conquis mon respect éternel.

Mon top :

1. L’Empire contre-attaque (1980)
2. Les yeux de Laura Mars (1978)
3. Jamais plus jamais (1983)

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    Les Yeux de Laura Mars (1978)

    Eyes of Laura Mars

    1 h 44 min. (France). Thriller et fantastique.

    Film de Irvin Kershner avec Faye Dunaway, Tommy Lee Jones, Brad Dourif

    Vedette de la photographie de mode, Laura Mars aime mettre en scène ses modèles dans un décor d’apocalypse, les plonge dans des bains de sang et de feu. Mais comme tous les apprentis sorciers, elle est bientôt prisonnière de ses jeux interdits. Car dans son champ de vision vient interférer le regard d’un assassin. Du couple formé à distance par le tortionnaire et sa proie au psychopathe agressant ses victimes en leur crevant les yeux, de la pulsion scopique associée à la pulsion de mort au voyeurisme professionnel se révélant par essence criminel, bien des prémisses de ce thriller aux frontières du surnaturel renvoient à De Palma. Le réalisateur les articule à la faveur d’un suspense habilement consommé, qui marie le parfum rétro du cinéma noir à celui de certains "women’s pictures" des années quarante.
  • Bande-annonce

    L'Empire contre-attaque (1980)

    Star Wars Episode V: The Empire Strikes Back

    2 h 04 min. (France). Aventure, science-fiction et action.

    Film de Irvin Kershner avec Mark Hamill, Harrison Ford, Carrie Fisher

    Il est des films qui échappent à tout jugement critique tant ils atteignent à la pure transcendance artistique. Le volet central de la saga lucassienne est encore au-delà. L’éblouissement provoqué par la moindre image, l’émotion pure qui ceint chaque situation, l’équilibre miraculeux de la narration, l’impériale puissance dramatique des enjeux développés, l’incomparable symphonie de John Williams, l’humanité vibrante des personnages, la richesse psychologique, morale et philosophique du matériau : tous les éléments de cet extraordinaire spectacle nourrissent l’infrangible rapport d’intimité que j’entretiens depuis toujours avec lui. Étoile fondamentale de mon imaginaire personnel, joyau le plus éternel parmi ces voyages de pellicule qui ont enchanté mes rêves de jeunesse et continuent d’émerveiller ma sensibilité d’adulte, création matricielle entre toutes, "L’Empire" représente, pour le cinéphile que je suis, ce qu’est pour une personne amoureuse la femme ou l’homme de sa vie.
    Top 10 Année 1980 : http://lc.cx/Uyg
  • Bande-annonce

    Jamais plus jamais (1983)

    Never Say Never Again

    2 h 14 min. (France). Action, aventure et thriller.

    Film de Irvin Kershner avec Sean Connery, Klaus Maria Brandauer, Max von Sydow

    On a assez parlé de la "guerre des Bond" ("Octopussy" ontre "Jamais plus Jamais", l’officiel contre l’officieux) pour qu’il soit inutile d’y revenir. La singularité de cet épisode s’affirme par détournements électriques : les gadgets s’enrayent, 007 est si fatigué qu’on l’envoie se refaire une santé en clinique, et la méchante, tueuse pour le plaisir, mégalomane quant à sa séduction au point d’en mourir, appartient au serial et à la bande dessinée. Au croisement fructueux de la rigueur et de l’autodérision, du soin et de l’intelligence, Kershner fond en un ensemble harmonieux (le rythme est trop souple pour ne pas être précisément calculé) l’aventure et le comique, crée la distance nécessaire pour générer ce double rapport qui consiste à croire aux exploits du héros tout en refusant de s’en laisser accroire. Une réussite.