Films vus ou revus en 2022

Avatar geographe Liste de

303 films

par geographe

La liste de l'originalité absolue... Here we go again !

- Films en prises de vue réelle : 261 - Longs-métrages : 270
- Films d'animation : 42 - Courts-métrages : 33

- Français : 84
- Américains : 140
- Belges : 2
- Norvégien : 1
- Danois : 1
- Chinois : 3
- Canadiens : 7
- Japonais : 9
- Espagnols : 5
- Britanniques : 9
- Italiens : 14
- Irlandais : 3
-Indonésien : 1
- Allemand : 1
- Turc : 1
- Polonais : 2
- Australiens : 4
- Indiens : 4
-Finlandais : 1
- Hong-Kongais : 4
- Russe : 1
- Taïwanais : 2
- Tchadien : 1
- Roumain : 1
- Coréen : 1
-Algérien : 1
-Suédois : 2
- Croate : 1

- 2022 : 69
- 2021 : 39
- 2010's : 86
- 2000's : 13
- 90's : 14
- 80's : 37
- 70's : 27
- 60's : 10
- 50's : 7
- 40's : 1
- 30's : 3
- 20's :
- 10's : 1
- 00's :
- 1891-1900 :

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  • Bande-annonce

    The Edge of Seventeen (2016)

    1 h 42 min. (États-Unis). Comédie.

    Film de Kelly Fremon avec Hailee Steinfeld, Woody Harrelson, Kyra Sedgwick

    2 janvier

    Seul et unique long-métrage de Kelly Fremon, scénariste de « Scooby ! » (oui, c’est bien le chien avec des faux fantômes) « The Edge of Seventeen » est un Teen movie à la sauce cinéma indépendant, calibré pour le festival de Sundance.

    Le film qui a plusieurs grands mérites : donner corps aux clichés pour mieux les retourner et en faire des personnages, avoir des dialogues bien écrit et des acteurs qui tiennent la route et croient en leurs rôles. Le film est même dans ses meilleurs moments assez étonnant d’alchimie notamment entre l’actrice principale Hailee Steinfeld (« True Grit ») et un Woody Harrelson des bons jours.

    Sans révolutionner le genre c'est largement au-dessus de 95% de la production des teen-movies, bien plus intelligent que les récents « Kissing Booth » de Netflix et à mille lieux de la vulgarité des « American Pie ».
  • Bande-annonce

    Hudson Hawk, gentleman et cambrioleur (1991)

    Hudson Hawk

    1 h 40 min. (France). Action, aventure et comédie.

    Film de Michael Lehmann avec Bruce Willis, Danny Aiello, Andie MacDowell

    3 janvier

    En 1991 Bruce Willis, le producteur Joel Silver et le scénariste Steven de Souza sont les rois du pétrole. Ils ont tous les trois participé à un film qui a redéfini le cinéma d’action et a été un carton absolu, « Die Hard ». Ils décident donc de se lancer dans la production et la réalisation de « Hudson Hawk » en engageant un réalisateur qui a le vent en poupe, Michael Lehmann, suite au succès de « Fatal Games » (titre français de « Heathers », les joies de la traduction…) en 1989.

    C’est peu dire que cette comédie d’action sur un gentleman-cambrioleur était attendu comme un carton et fut un bide atomique. 65 millions de budget pour à peine 20 de recettes…

    En même le film est un tel foutoir à tous les niveaux qu’il est compréhensible qu’il se soit planté. Tout part dans tous les sens. Le film n’a aucun temps mort et malgré des excellentes idées de montages, quelques bonnes vannes l’ensemble ressemble davantage à une pièce-montée choux à la crème-nougatine arrosée de chocolat, de caramel, posée sur un lit de chamallows.

    Indigeste.
  • Bande-annonce

    À la poursuite du diamant vert (1984)

    Romancing the Stone

    1 h 46 min. (France). Action, aventure, comédie et romance.

    Film de Robert Zemeckis avec Michael Douglas, Kathleen Turner, Danny DeVito

    4 janvier

    En chassant sur les terres d’Indiana Jones, « Le temple maudit » sort la même année, en 1984, Robert Zemeckis accède pour la première fois au succès international avant la gloire (les « Retour vers le futur », « Roger Rabbit » et autres « Forrest Gump »).

    Comédie d’aventure portée par Kathleen Turner et Michael Douglas accompagnés par un Danny DeVito méchant d’opérette, loufoque et débrouillard, « A la poursuite du diamant vert » n’a pas d’autre projet que celui d’amuser mais le fait avec un certain panache. Rappelant évidemment « Indiana Jones » mais aussi les films d’aventure de Philippe De Broca période Belmondo bondissant, le film fonce à 200 à l’heure sans aucun temps mort sans oublier de construire des personnages principaux avec de la substance.

    Certes la romance entre les deux est attendue, certes les péripéties sont traitées avec légèreté mais c’est cet esprit bande-dessiné qui l’emporte et qui permet au film d’être un divertissement dynamique et enlevé.
  • Bande-annonce

    Fils de plouc (2021)

    1 h 10 min. (Belgique). Comédie.

    Film de Harpo Guit et Lenny Guit avec Maxi Delmelle, Harpo Guit, Claire Bodson

    5 janvier

    Objet étrange que ce "Fils de plouc". Clairement, la scène d'introduction fonctionne comme un véritable révélateur de la capacité du spectateur à entrer dans l'univers des frères Guit. La scène joue sur le dégoût de la préparation d'un steak de caca. La caméra remue dans tous les sens, ça crie, ça se bagarre. Si la scène fonctionne, alors les aventures de Zébulon, Issachar et du chien Jacques-Janvier vont vous faire rire.

    Ainsi le film mélange humour absurde et blagues scatos dans un bazar permanent. Ovni invraisemblable, construit autour d'un scénario marabout, bout de ficelle, suivant les tribulations de deux héros très bas du front mais unis dans le but de retrouver Jacques-Janvier pour que leur mère les aime un peu, parasité par une faim qui leur prend le ventre.

    Véritable festival de non-sens les frères Guit repoussent sans cesse les limites du mauvais goût et parviennent à réaliser un long-métrage, dans un même mouvement, hilarant, consternant, truculent, paillard et dégoûtant.

    Un sacré morceau de bravoure comique.
  • Bande-annonce

    The Innocents (2021)

    De uskyldige

    1 h 57 min. (France). Épouvante-Horreur, thriller, drame et fantastique.

    Film de Eskil Vogt avec Rakel Lenora Fløttum, Alva Brynsmo Ramstad, Sam Ashraf

    6 janvier

    Quelque part dans le quartier populaire d’une petite ville norvégienne, des enfants jouent. Eskil Vogt tisse la toile d’un film qui tombe un peu dans l’image d’Épinal du film scandinave. C’est froid, c’est austère, le tout éclairé par un soleil rasant.

    Cependant, au-delà du cliché se trouve un film de genre, si ce n’est totalement original car on pense beaucoup à une version enfantine de « Chronicle » de Josh Trank, qui traite le fantastique avec une approche anti spectaculaire qui lui confère une ambiance perverse , cruelle et qui tutoie dans ses meilleurs instants la monstruosité. C’est qu’assister aux jeux pervers d’enfants qui s’ennuient, à la méchanceté, au sadisme dont certains sont capables, en décalage complet avec leurs apparences angéliques à quelque chose de très déstabilisant et distille un malaise certain d’autant plus que les enfants acteurs sont extrêmement convaincants.

    Si le film intrigue donc et même convainc, il revient tout de même un peu trop dans les sentiers battus dans son dernier acte en attribuant le rôle d’antagoniste au plus déviant d’entre-eux et en révélant son programme, celui d’un film qui en fait utilise sa matière fantastique pour raconter une histoire sur le modèle des origines de super-héros (méchant qui était en fait un ami au départ, révélation des pouvoirs et rédemption d’un des personnages).

    Intéressant malaise.
  • Bande-annonce

    La Saignée (1971)

    1 h 25 min. (France). Policier, drame et film noir.

    Film de Claude Mulot avec Bruno Pradal, Charles Southwood, Gabriele Tinti

    7 janvier

    Artisan du bis français de la fin des années 60 aux années 80, Claude Mulot a voyagé d’un genre à l’autre en tant que réalisateur et scénariste. Spécialiste du film érotique et pornographique sous le nom de Frédéric Lansac (« Les petites écolières », « Le sexe qui parle » entre autres titres évocateurs) mais aussi scénariste de comédies franchouillardes pour l’inénarrable Max Pecas (« On se calme et on boit frais à Saint-Tropez » ou encore « Embraye bidasse… ça fume »). En dehors de ces faits d’arme il existe dans la carrière de Mulot quelque films de genre dont celui qui nous occupe ici, « La saignée ».

    Thriller qui lorgne du côté du western « La saignée » suit les pas d’un serveur français exilé à New-York qui se trouve au mauvais endroit, au mauvais moment en assistant à un double-meurtre commis par un puissant mafieux. Il se réfugie alors dans son village d’enfance en baie de Somme. Refuge tout relatif car outre un tueur et un policier lancés à ses trousses, son retour attise des haines jusque-là enfouies.

    Tourné sans autorisation, façon commando dans les rues de New-York, le film a un aspect brut qui évoque un peu le travail d’un Abel Ferrara première époque ou de certaines prises de vue de « Panique à Needle Park » de Jerry Schatzberg sortie la même année. Mais c’est arrivé en France que le film déploie sa dramaturgie en mettant en scène les petites haines et rivalités entretenues par la bourgeoisie locale. Le film souffre cependant de quelques scènes un peu kitsch comme une scène à cheval mais retombe sur ses pattes dans un dernier acte désespéré et crépusculaire.
  • Avant que de tout perdre (2012)

    29 min. (France). Drame.

    Court-métrage de Xavier Legrand avec Anne Benoît, Denis Ménochet, Mathilde Auneveux

    8 janvier

    Avant Jusqu'à la garde, il y a eu Avant que de tout perdre, court-métrage tendu, sec et dont chaque instant fait ressentir l'urgence d'une situation qui dévoile sa menace par petite touche. Préfigurant le long à venir Legrand montre déjà un sens aigu du rythme et du montage.
  • Bande-annonce

    Jusqu'à la garde (2018)

    1 h 33 min. (France). Drame.

    Film de Xavier Legrand avec Léa Drucker, Denis Ménochet, Thomas Gioria

    8 janvier Revu

    Dire que « Jusqu’à la garde » relève davantage de l’authentique film d’épouvante relève quelque peu du truisme mais force est de constater qu’au second visionnage ce n’est pas tant le final cauchemardesque qui relève de ce genre mais l’entièreté de la mise en scène du long-métrage.

    Ainsi Xavier Legrand installe d’abord ses personnages dans un prologue qui épouse un point de vue extérieur au couple en plein divorce, celui de la juge afin de poser les enjeux et de troubler quelque peu les repères. Après cette scène, impossible de déterminer où est la vérité dans les deux discours dont on ressent une tension sourde alors que les deux protagonistes n’ont quasiment pas la parole.

    C’est en quittant le tribunal que le film épouse prioritairement le regard de Julien sur son père incarné par un Denis Ménochet tout en violence contenue, au bord l’explosion. Legrand construit alors son atmosphère étouffante, faite de silence, de scènes qui durent juste trop longtemps, de la répétition de séquences et d’absence totale de musique intradiégétique. Le père est filmé comme un lion en cage, prêt à exploser à tout moment et la tension, la peur qu’il inspire à son fils, sa fille et son ex-femme contamine le spectateur.

    Évidemment, ce qui est attendu, l’explosion, arrivera, mais le film évite les affres du film programmatique par une science du rythme et du montage remarquable de précision, de sécheresse et d’âpreté.

    Dévastateur.
  • Bande-annonce

    Fatal Games (1989)

    Heathers

    1 h 42 min. (France). Comédie.

    Film de Michael Lehmann avec Winona Ryder, Christian Slater, Shannen Doherty

    9 janvier

    Ce qui semble être au premier abord une petite teen movie vaguement rebelle, soit l’histoire de Véronica (Winona Ryder), adolescente intégrée au groupe des Heathers, les trois filles les plus populaires s’appelant chacune Heather, manipulatrices, cruelles et superficielles, se révèle en fait un film à la méchanceté monstrueuse.

    C’est que le scénariste, débutant à l’époque, Daniel Waters (Batman le défi) avait un projet pour son script. Le faire réaliser par Stanley Kubrick pour qu’il en tire « le plus grand teen movie de tous les temps ». Ni plus, ni moins. Éconduit par le britannique il va hériter pour mettre le film en boîte du quasi-débutant Michael Lehmann.

    Mis en scène dans un style proche du soap-opera, avec une musique sirupeuse (qui aujourd’hui porte les stigmates de son époque) le film avance masqué, trompant son monde sous des airs de film idiot reprenant les codes basiques de la comédie adolescente américaine mais tout en les subvertissant

    D'une méchanceté rarement atteinte et à l'humour noir grinçant « Fatal Games » trempe dans le vitriol. Tous les adultes sont, soit des débiles profonds, soit des inconséquents. Les adolescents forment un groupe de monstruosités en puissance, asociaux et haineux avec au sommet de la chaîne alimentaire les Heathers, garces ultimes mises au d’état de nuire par Véronica et JD, couple de psychopathes qui maquille ses crimes en suicides adolescents.

    Un grand verre d’acide.
  • Bande-annonce

    Les Enquêtes du Département V - L'effet papillon (2021)

    Marco effekten

    2 h 05 min. (France). Action, policier et thriller.

    Film de Martin Zandvliet avec Ulrich Thomsen, Zaki Youssef, Thomas W. Gabrielsson

    10 janvier

    "Les enquêtes du département V" n'étaient pas une saga révolutionnaire mais qui réussissait à construire des personnages attachants tout en mettant en scène des scénarii pour ses 4 films plutôt bien ficelés, incarnés par des acteurs charismatiques (Farès Farès en tête) tout en se permettant parfois une mise en scène sortant un peu de son cahier des charges notamment dans le dernier opus « Dossier 64 » avec des envolées morbides qui lorgnaient vers l’épouvante.

    De fait ce cinquième opus part avec de sacré handicap. Les acteurs principaux sont partis et si les nouveaux font ce qu’ils peuvent, ils font pâles figures. On ne retrouve rien des quelques qualités de mise en scène des précédents. À la place, Martin Zandvliet se contente de bêtes champs contre-champs dialogués et de plans très serrés pour mieux cacher une direction artistique inexistante.

    Ennui poli.
  • Bande-annonce

    The Lost Daughter (2021)

    2 h 01 min. (France). Drame.

    Film de Maggie Gyllenhaal avec Olivia Colman, Dakota Johnson, Peter Sarsgaard

    11 janvier

    Leda (Olivia Colman magnétique comme souvent) seule en vacances en Grèce, dans un lieu paradisiaque, voit ressurgir les fantômes d’un passé qui la hante à cause de la disparition (courte) d’une petite fille.

    Première réalisation de l'actrice Maggie Gyllenhaal, « The Lost Daughter » s'attaque à une thématique rarement traitée, l'absence de désir maternel et confronte sur cette plage son personnage principal avec une autre jeune mère (Dakota Johnson) qui l’a renvoie à sa situation passée. Le film fonctionne ainsi en aller-retour entre présent et passé, sans juger ses personnages, avec une mise en scène soignée qui évoque un peu Terrence Mallick (plans rapprochés, caméra qui saisie des fragments de vie, dialogues parfois en voix off,…).

    Tout est là pour faire de « The Lost Daughter » une réussite mais, malheureusement l’ensemble se perd un peu en ne choisissant pas entre le thriller psychologique et la chronique psychologique et manque cruellement de souffle. Au final, le film bien filmé, bien joué (en même temps qu’en tu alignes Olivia Colman, les vétérans Ed Harris et Peter Sarsgaard ainsi que le charisme d’Oliver Jackson-Cohen…) reste malgré son sujet terriblement inoffensif.
  • Bande-annonce

    Little Big Soldier : La Guerre des maîtres (2010)

    Da bing xiao jiang

    1 h 36 min. (France). Action et aventure.

    Film de Ding Sheng avec Jackie Chan, Wang Leehom, Sung-jun Yoo

    12 janvier 2022

    Après une carrière américaine que l’on qualifiera de ratée par respect et politesse, Jackie Chan est revenu en Chine pour enchaîner les films oubliables et interchangeables. Mais en 2010 un film se démarque. Vieux projet auquel il fut attaché depuis bien longtemps, a tel point que le film s’est d’abord appelé « Little Young Soldier ». Le young soldat est entre-temps devenu big.

    Au scénario et aux chorégraphies de ce wu xian pian Jackie Chan est impliqué comme rarement depuis longtemps et construit une fable humaniste. Ni pur film d’arts martiaux, ni totalement comédie le film met en scène un soldat qui par sa ruse (une fausse flèche) a réussi à survivre à un massacre entre les armées de Liang et de Wei. Véritable objecteur de conscience, il passe l’entièreté du film à éviter les combats, grimpant aux arbres, virevoltant entre des rochers pour mieux laisser les postures martiales à son jeune partenaire Wang Leehom. « Little Big Soldier » permet donc à Jackie Chan non pas de se réinventer mais de retrouver du souffle le temps d’1h30 enlevée et qui finisse sur une note mythologique.

    « Mon nom est Personne » au pays du wu xian pian.
  • Bande-annonce

    Les Filles du docteur March (2019)

    Little Women

    2 h 15 min. (France). Drame et romance.

    Film de Greta Gerwig avec Saoirse Ronan, Emma Watson, Florence Pugh

    12 janvier

    « Les filles du docteur March » est le genre de film qui a oublié toute notion de subtilité au vestiaire pour s’amener avec une mise en scène académique, des dialogues verbeux, une musique mielleuse et un traitement des personnages aux abonnés absents. Tout est propre, les décors et les costumes sont impeccables et les actrices sont toutes excellentes mais cela ne suffit pas à sauver l'ensemble qui est terriblement convenu et qui traite de son sujet, l'émancipation féminine, aux forceps. Un message qui aurait légèrement plus de valeur dans la bouche de personnages qui n'ont pas comme échappatoire l’héritage faramineux de leur tante.

    Pauvres petites filles riches.
  • Bande-annonce

    Slalom (2020)

    1 h 32 min. (France). Drame et sport.

    Film de Charlène Favier avec Noée Abita, Jérémie Renier, Marie Denarnaud

    13 janvier

    « Slalom » fait partie de cette petite vague de premiers films qui aurait dû sortir en 2020, bloqués par les confinements et qui ont été bazardés dans les jours ou les semaines de la réouverture des salles en mai et juin 2021 (« Gagarine », « Le dernier voyage » par exemple). Immanquablement, ils se sont plantés en salles mais méritent un rattrapage tant ils sont mus par une envie commune de cinéma, certes parfois avec des maladresses, mais avec toujours une foi dans la grammaire cinématographique.

    Ainsi « Slalom » parvient à mettre en scène l'emprise mentale dans le sport de haut niveau d'un entraîneur envers son athlète, Lyz, 15 ans, et le basculement de cette domination jusqu’au viol. Un sujet difficile que traite Charlène Favier avec brio. Elle parvient à mettre en scène le parcours psychologique de Lyz sans tomber dans les clichés mais aussi à décortiquer les mécanismes structurels permettant à l’entraîneur de commettre son acte. La réalisatrice ne tombe jamais dans le piège du film-dossier, utilise la mise en scène, le montage et sa direction artistique pour traiter son sujet avec intelligence, douceur et subtilité.

    Quand en plus les deux acteurs principaux, Noée Abita et Jérémie Renier, sont remarquables de justesse et que les scènes de ski sont filmées comme nulle part ailleurs, on tient alors un premier film épatant.
  • Bande-annonce

    Rocky (1976)

    1 h 59 min. (France). Drame et sport.

    Film de John G. Avildsen avec Sylvester Stallone, Carl Weathers, Talia Shire

    14 janvier
    revu
  • Bande-annonce

    Ralph 2.0 (2018)

    Ralph Breaks the Internet

    1 h 53 min. (France). Action, comédie, science-fiction et animation.

    Long-métrage d'animation de Rich Moore et Phil Johnston avec John C. Reilly, Sarah Silverman, Gal Gadot

    15 janvier

    Le premier se croyait malin mais était crétin. La suite est encore pire en ajoutant du cynisme. Un spot publicitaire de 2h qui veut te faire croire qu'il fait une critique d'Internet.

    Un film horrible à la bêtise crasse.
  • Bande-annonce

    Rocky II - La Revanche (1979)

    Rocky II

    1 h 59 min. (France). Drame et sport.

    Film de Sylvester Stallone avec Sylvester Stallone, Talia Shire, Burt Young

    15 janvier

    Revu +1
  • Bande-annonce

    Clash (1984)

    1 h 38 min. (France). Épouvante-Horreur.

    Film de Raphael Delpard avec Catherine Alric, Pierre Clémenti, Bernard Fresson

    18 janvier

    Raphaël Delpard, comme bon nombre de ses collègues réalisateurs français ou italiens artisans de séries B voire Z d’horreur (Jean Rollin, Claude Mulot,...) à frayer d’abord dans le domaine de l’érotisme avant de réaliser des comédies potaches (« Les bidasses aux grandes manœuvres » avec Michel Galabru et Jean Reno dedans) pour enfin parvenir à produire un film plus personnel.

    Diffusé en séance d’ouverture du festival d'Avoriaz de 1983, "Clash" pour lequel Raphaël Delpard avait refusé tout entretien avec les journalistes et critiques, se contentant d’adresser au public dans la salle un lapidaire et définitif : « Vous allez assisté au plus beau film que vous n'ayez jamais vu » a bien évidemment été étrillé et son réalisateur moqué par les journaux de l’époque.

    Il faut bien avoué que « Clash » est loin d’être le film le plus beau film jamais vu mais presque 30 ans plus tard il reste un poème macabre démarrant comme un film de gangsters accroché à la santé mentale vacillante de son personnage principale. Le film comporte de fait des maladresses de montage (quelques faux-raccords qui sautent aux visages) et des interprètes pas toujours inspirés mais aussi des fulgurances morbides qu'on ne retrouvent nul part ailleurs et qui méritent largement le voyage tant on sent pendant le visionnage l’envie de Delpard de proposer une vision qui n’appartient qu’à lui.
  • Bande-annonce

    Personne ne sort d'ici vivant (2021)

    No One Gets Out Alive

    1 h 25 min. (France). Épouvante-Horreur et thriller.

    Film de Santiago Menghini avec Cristina Rodlo, Marc Menchaca, David Figlioli

    19 janvier

    On trouve sur Netflix tout un tas de films d’horreur produits à la chaîne remplissant le catalogue du géant du streaming de contenus plus ou moins interchangeables. De temps à autre, en cherchant bien (ou avec du bol) on peut tomber sur une pépite, ou du moins un film intéressant. « His house », « Bulbbul » ou Errementari » sont dans cette catégorie par exemple.

    Ce n’est par contre absolument pas le cas de ce « Personne ne sort d’ici vivant ». Si pour son premier long-métrage Santiago Menghini réalise un film d'un bonne tenue technique l’ensemble souffre terriblement de ne pas savoir où se situer en mélangeant maison hantée, thriller psychologique et drame social sans réussir à intéresser ou à approfondir aucun des genres ou aucune des thématiques Tout est trop lisse et propre pour vraiment esquisser le début d’une tension et même avec au casting un type comme Marc Menchaca (le méchant dans le super « Alone » de Peter Hyams qui traîne sur mycanal en ce moment).

    Quand, en plus, la créature est vraiment aussi mal faite autant éviter de la montrer... et autant éviter de regarder ce truc pour aller jeter un œil aux autres films mentionnés dans ce texte.
  • Bande-annonce

    Rocky III - L'Œil du tigre (1982)

    Rocky III

    1 h 39 min. (France). Drame et sport.

    Film de Sylvester Stallone avec Sylvester Stallone, Talia Shire, Burt Young

    20 janvier

    Revu + 1
  • Bande-annonce

    L'Origine du monde (2020)

    1 h 38 min. (France). Comédie.

    Film de Laurent Lafitte avec Laurent Lafitte, Karin Viard, Vincent Macaigne

    21 janvier

    Première réalisation de Laurent Lafitte « L’origine du Monde » adapte la pièce du même nom de Sébastien Thiery et raconte l’histoire de Jean-Louis, avocat un peu dépressif, beaucoup bourgeois, qui se rend compte que son cœur ne bat plus. Il est vivant, il marche, court, respire, mais n’a plus de pouls. Sur ordre de sa femme il consulte une gourou new-age qui lui demande, pour le guérir, de prendre une photographie du sexe de sa mère… mais pas numérique.

    Face à une telle histoire deux choses sont évidemment à craindre. Le rire gras et bas de plafond à la Philippe Lacheau (j’en frissonne d’effroi) ou la comédie bourgeoise, un peu boulevard, doucement psychanalytique et sombrant dans le théâtre filmé au lieu de faire du cinéma (c’est de toi dont on parle « Le Prénom »). Laurent Lafitte réussit à éviter pas mal de ces pièges même si le film souffre un peu des scories classiques d'un premier film, quelques longueurs et baisses de rythme, tout en étant, dans sa dernière partie, rattrapé par son matériau d’origine en faisant trop théâtre, moins cinéma.

    Reste que Laurent Lafitte propose des moments de mise en scène purement cinématographiques (les deux cauchemars par exemple) et parvient dans ses meilleurs moments à être absolument hilarant en étirant l’absurdité du pitch jusqu’au point de rupture, proche du malaise. À ce titre la scène du déjeuner entre Jean-Louis et son vieux copain Michel (Vincent Macaigne) au restaurant chinois est à pleurer de rire.

    Il faut dire que le tout est servi par un trio Laurent Lafitte, Vincent Macaigne et Karin Viard au firmament de leurs potentiels comiques.
  • Bande-annonce

    Hellraiser : Le Pacte (1987)

    Hellraiser

    1 h 34 min. (France). Épouvante-Horreur.

    Film de Clive Barker avec Andrew Robinson, Clare Higgins, Ashley Laurence

    22 janvier

    Pour son premier film Clive Barker adapte son roman sorti en 1986 soit l’histoire de Julia et Larry qui emménagent dans la maison familiale de Larry. Une pièce étrange fait revivre à Julia son adultère avec son beau-frère Frank grand voyageur à la libido débordante heureux acquéreur d’une petite boîte. Problème, la petite boîte donne accès à notre dimension à une belle brochette de monstres habillés tout de cuir et avec une idée toute personnelle du piercing.
    Hellraiser parvient à réaliser des scènes gores du plus bel effet, la dernière mise à mort de Frank notamment, grâce au travail de maquillages et effets spéciaux qui valent le visionnage à eux seuls tant le film a vieilli dans sa mise en scène et sa photographie qui sentent terriblement les années 80. Reste que les apparitions des cénobites font leur effet.
  • Bande-annonce

    Spiral (2019)

    1 h 27 min. (France). Thriller et Épouvante-horreur.

    Film de Kurtis David Harder avec Jeffrey Bowyer-Chapman, Ari Cohen, Jennifer Laporte

    23 janvier

    Petite série B maline et bien mise en boîte que ce « Spiral », premier film à arriver jusque dans nos contrées en dehors des festivals spécialisés du producteur et scénariste Kurtis David Harder (« What Keeps You Alive » ou encore « V/H/S 94 »). Clairement, le bougre a vu « Get Out » de Jordan Peel et « Hérédité » d’Ari Aster tant il reprend au premier des éléments scénaristiques (conspiration, conservatisme violent sous des airs de progressisme bienveillant) et des éléments de mise en scène au second avec un sens du cadre et de la photographie certain.

    Pas exempt de quelques grosses ficelles d'écriture ou d'une musique vraiment très démonstrative « Spiral » parvient à construire un suspense efficace en plongeant son personnage principal dans une paranoïa aiguë, et abordant une thématique rarement vu dans un thriller d'épouvante, l'homophobie de la société américaine conservatrice. Une haine profondément ancrée dans une société américaine qui, dans l’épilogue du film, la reporte sur un autre groupe pour mieux la poursuivre dans une éternelle recherche atavique de boucs émissaires.
  • Bande-annonce

    Rocky IV (1985)

    1 h 31 min. (France). Drame et sport.

    Film de Sylvester Stallone avec Sylvester Stallone, Talia Shire, Dolph Lundgren

    25 janvier

    Revu +1

    Rocky à la mode propagande reaganienne, symbole d'une Amérique revancharde et hargneuse. Le film pourrait se contenter de n'être que cela. Qu'une capsule temporelle 80's un peu risible et dont on pourrait se moquer facilement avec sa musique rock FM enrobant ses scènes d'entraînements. Mais Stallone reste Stallone. Un mec d’une sincérité confondante même en pleine melonite aiguë. Il aime trop ses personnages pour se contenter de cela.

    Effectivement si dès le générique les antagonistes sont hypertrophiés et caricaturaux tout n'est pas aussi monolithique que prévu. Il se pourrait même qu’en y regardant bien il soit décelable un peu plus qu’un bête véhicule à la gloire de l’americana. Le combat final, aussi spectaculaire que cartoonesque est l'occasion de voir l'armure du robot Ivan Drago se fissurer (Dolph Lungren, parfait parce qu'inexpressif), violent et dangereux autant que manipulé et esseulé, véritable créature de Frankenstein transformée en boxeur. C’est aussi l’occasion de remettre au centre ce qui a fait le succès, à mon sens, du personnage de Rocky dans l’imaginaire des spectateurs, son courage capable de renverser des montagnes lorsqu’il se lance tête baissée à l’assaut du buffle soviétique et sa candeur enfantine lorsqu’il se lance dans un grand discours de réconciliation entre les deux blocs.

    Un personnage qui se confond avec son créateur et interprète comme rarement dans l’Histoire du cinéma et qui malgré les affres de la célébrité sont toujours restés attachants.


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    Peggy Sue s'est mariée (1986)

    Peggy Sue Got Married

    1 h 40 min. (France). Romance et comédie dramatique.

    Film de Francis Ford Coppola avec Kathleen Turner, Nicolas Cage, Barry Miller

    28 janvier

    Après de nombreux échecs commerciaux (« Coup de cœur », « Rusty James », « Cotton Club ») et le succès relatif de « The Outsiders » retrouvait le chemin du succès critique et public avec « Peggy Sue s’est mariée », film de commande, variation sur le voyage dans le temps quelque part entre comédie et drame, rappelant un peu, forcément, « Retour vers le Futur » sorti un an plus tôt, sans la loufoquerie du film de Zemeckis mais avec le même fantasme rutilant des années 50 mais fonctionnant comme un négatif de ce dernier.

    Revenue en 1960 après s’être évanouie lors d’une réunion d’anciens élèves de son lycée, Peggy Sue (Kathleen Turner), alors en plein divorce et questionnement existentiel, pense pouvoir changer de destinée en corrigeant les « erreurs » de son passé, à commencer par son futur ex-mari Charlie (Nicolas Cage tout en banane, a cappella et cabotinage). Les choses ne sont pas si simple et le film, sous ses atours de comédie pastel, est en fait beaucoup plus sombre qu’il n’y paraît. C’est que ce qui se dégage de « Peggy Sue » est davantage une nostalgie un peu fataliste, une incapacité de son personnage principal à changer le cours des choses, à démêler le fil de sa vie pour en reprendre le contrôle, l’histoire de quelqu’un qui revient dans le passé pour découvrir qu’elle veut refaire la même chose.

    Enfin, « Peggy Sue » est aussi l’occasion de croiser quelques futures vedettes, un Nicolas Cage déjà victime d’exubérance capillaire (arrêté par la police deux fois en cours de tournage dont une fois pour avoir volé un chien...), une très jeune Sofia Coppola, Helen Hunt et un Jim Carrey débutant tout en élasticité.
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    Holocauste 2000 (1977)

    Holocaust 2000

    1 h 46 min. (France). Épouvante-Horreur.

    Film de Alberto De Martino avec Kirk Douglas, Simon Ward, Agostina Belli

    31 janvier

    Dans la galaxie des spécialistes du cinéma d’exploitation italien il y a Alberto De Martino, réalisateur touche-à-tout passé comme il se doit chez nos voisins Transalpins par le péplum (« Le triomphe d’Hercule » en 1963 par exemple), par le western avec un vrai/faux Django sans Franco Nero (« Django tire le premier »), un faux James Bond avec Neil Connery (« Opération frère cadet ») et bien évidemment par le giallo (« L'assassino...è al telefono » en 1972. Mais surtout l’ami Alberto De Martino est le génie à la réalisation d’un des nanars les plus incroyables qui soit, « L’Homme Puma » rempli d’effets-spéciaux à couper le souffle et de dialogues subtils (le plus célèbre : « On aurait dit un félin qui volait ! »).

    Cependant en 1977 Alberto De Martino se lance dans « Holocauste 2000 », film de science-fiction horrifique coécrit par Sergio Donati (« Il était une fois dans l'Ouest », « Il était une fois la révolution ») avec un Kirk Douglas venu là pour autre chose que payer ses impôts tant il semble concerné par son rôle et à fond tout le long du film. Il faut dire que malgré son manque de subtilité le ce film pré-apocalyptique alertant sur les dangers du nucléaire possède des qualités indéniables. Un Kirk Douglas au top mais aussi quelques scènes vraiment dérangeantes dans un hôpital psychiatrique.

    Cependant, le nucléaire comme arme au service d’une malédiction annonçant l’arrivée sur Terre de l’Antéchrist et l’Apocalypse me semble quelque peu alambiqué pour dénoncer les dangers de l’atome...Reste une curiosité très pessimiste qu’en au devenir de l’humanité et portée par une des meilleures partitions d’Ennio Morricone.
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    Vigilante - justice sans sommation (1983)

    Vigilante

    1 h 30 min. (France). Policier.

    Film de William Lustig avec Robert Forster, Fred Williamson, Richard Bright

    1er février

    Genre ô combien représenté que le vigilante film urbain dans le cinéma américain. Genre bien souvent conspué pour son attrait pour des thèmes réactionnaires (« Un justicier dans la ville ») voire carrément fasciste (« Cobra » ou « Justice Sauvage ») qui s’il peuvent être très distrayants n’en reste pas moins souvent problématiques (glorification de l’auto-justice et des armes à feu par exemple). C’est aussi un genre qui a donné d’authentique chef d’œuvre comme « Taxi driver » (et non pas « Joker »). Tout dépend alors du point de vue adopté par le réalisateur, de la bonne distance adoptée par la mise en scène.

    William Lustig, sortant du succès du très éprouvant « Maniac » réinvestit les rues malfamées du New-York d’avant la gentrification en filmant « Vigilante » soit l’histoire ultra-classique pour le genre d’un père (Robert Forster), ouvrier, dont le fils est assassiné chez lui et sa femme laissée pour morte par un gang et que la justice va laisser repartir libre. Davantage nihiliste et désespéré qu’un plaidoyer pour l’auto-défense le film montre un New-York en perdition, ravagé par les gangs, la violence, dans lequel chaque rue est un danger et où la justice a disparu.

    Porté par la musique de Jay Chattaway, Lustig réalise un polar ramené à l'os, sec et mélancolique, plus rude que brutal, porté par un duo de comédiens charismatiques.
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    Les Guerriers de la nuit (1979)

    The Warriors

    1 h 32 min. (France). Action et thriller.

    Film de Walter Hill avec Michael Beck, James Remar, David Patrick Kelly

    3 février
    revu +1

    Film culte par définition « The Warriors » ou « Les Guerriers de la Nuit » dans nos contrées francophone fut un succès modeste en son temps (22 millions de dollars de recettes au États-Unis et 780 000 entrées en France) mais a surtout infusé un peu partout dans la culture populaire notamment dans le jeu vidéo (« Double Dragon » ou « Street of Rage »).

    « The Warriors » est surtout pour Walter Hill le terrain de jeu idéal pour des expérimentations formelles, transitions en cases de bande dessiné et gros plans sur les lèvres pendant les passages radiophoniques servant à scander le récit. C'est aussi un récit sauvage, primal, qui retrouve la scansion primitive des grands récits antiques dont il s’inspire, soit l’Anabase de Xénophon, le récit de mercenaires grecs engagés par Cyrus, perdus en territoire perse. Hill modernise le récit et annonce l’esthétique des années 80 tout en faisant le pont entre « Orange Mécanique » et « New-York 1997 ».

    « The Warriors » marche sur une ligne de crête, quelque part entre le kitsch et le chef-d’œuvre, porté par la musique habitée de Barry De Vorzon.

    Immense.
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    S.O.S. Fantômes - L'héritage (2021)

    Ghostbusters: Afterlife

    2 h 04 min. (France). Fantastique, comédie, aventure et action.

    Film de Jason Reitman avec Mckenna Grace, Finn Wolfhard, Logan Kim

    4 février

    Sans être un fan absolu de « Ghostbusters » capable de citer les répliques par cœur, je dois avouer un petit attachement au premier film qui avait le grand mérite d’être une comédie qui n’oubliait pas de traiter le genre horrifique avec l’estime qu’il mérite. Le second était déjà bien moins réussi.

    Quant au remake de 2016, il se vautrait allègrement dans la comédie grasse et bas de plafond en ne proposant rien de plus qu’un casting féminisé. Sur le papier c’est une idée respectable mais lorsque c’est la seule idée d’un film c’est insuffisant. Malheureusement ce film, qui aurait dû rejoindre les oubliettes de l’histoire des mauvais remakes (quelque part entre le « Conan » de 2011 et le « Terreur sur la ligne » de 2006), a créé un bad buzz sur Twitter à cause de la féminisation de son casting…

    C’est donc armé de ses meilleurs communicants et marketeux que Sony a mis en branle cette suite. Promis, le casting d’origine est de retour, même le clone numérique de Harold Ramis. La musique est réutilisée, les costumes aussi. Et puis la voiture… On a même ramené Gozer en antagoniste, promis. Le film a même été confié à Jason Reitman, le fils d’Ivan Reitman. Vous voyez on prend soin de la licence. Et puis les millenials ne connaissent pas trop « Ghostbusters » mais ils aiment bien « Stranger Things » donc on va mettre cette tête à claque de Finn Wolfhard histoire de les attirer. On va aussi ajouter Paul Rudd, parce qu’il est sympa Paul Rudd, il a une belle côte de sympathie.

    Le problème majeur d’une production comme celle-ci est que les notes de production se voient comme le nez sur la figure. Cela pourrait être acceptable si encore le film avait une mise en scène inspirée et un scénario solide. Rien de tout cela ici. Le visionnage ressemble davantage à une tentative de prise d’otage émotionnelle arrosée de nostalgie rance. Rien dans ce film n’existe sans être une référence aux anciens. Même le nouveau casting reprend les archétypes des personnages du premier… Le tout atteint son paroxysme dans le dernier quart d’heure du film véritable festival d’effets-spéciaux ratés et de caméos se voulant un dernier adieu à Harold Ramis mais puant l’opportunisme marketing se poursuivant jusque dans une scène post-générique pathétique.

    Immondice.
  • Evil Dead Trap (1988)

    Shiryô no wana

    1 h 40 min. (Japon). Épouvante-Horreur.

    Film de Toshiharu Ikeda avec Miyuki Ono, Aya Katsuragi, Hitomi Kobayashi

    5 février

    Venu du pinku eiga Toshiharu Ikeda livre avec Evil Dead Trap un slasher énervé et ultra-violent qui retrace le parcours d’une équipe d’une émission de télévision nocturne et son animatrice qui reçoivent un jour la cassette d’un meurtre qui met déjà le spectateur à rude épreuve. Oculophobe s’abstenir, amateur d’énucléation et d’éviscération sont les bienvenues. Ni une, ni deux, l’équipe enquête et trouve l’ancienne bas militaire sur laquelle les exactions ont été commises et y entre dans un moment de hardiesse tout à fait étonnant.

    Filmé avec une esthétique qui lui est propre mais tirant vers le Giallo « Evil Dead Trap » malmène la suspension consentie d'incrédulité du spectateur en faisant des embardées scénaristiques parfois improbables et en n’hésitant jamais à se jeter dans le grotesque mais qui possède en son sein des moments d'horreur digne des plus grands du genre, rappelant « Tetsuo » qui sortira un an plus tard.

    Un objet filmique bizarroïde, absurde, plein de fulgurances effrayantes et finalement assez dérangeant.