Trier par : Tri par défaut
  • Tri par défaut
  • Date de sortie
  • Derniers ajouts
  • Note de l'auteur de la liste
  • Notes de mes éclaireurs
  • Note globale
  • Ordre alphabétique
  • Popularité
Croissant
  • Croissant
  • Décroissant
  • Au bal des absents (2020)

    (France). Roman.

    Livre de Catherine Dufour

    Première lecture de l'année (le premier film fut The Lighthouse, il faut croire que j'ai envie de faire des cauchemars pour célébrer le début 2022). Cela fait bien longtemps que je n'avais pas sursauté en lisant. Dufour maîtrise à merveille les glissements insidieux vers le fantastique et l'horreur - mais sait aussi mettre ceux-ci au service d'une fable politique, où les fantômes métaphorisent l'exclusion sociale et où la culture (et les médiathèques) permet de lutter contre le spectre des humiliations subies à Pôle Emploi. J'ai retrouvé le même plaisir qu'en lisant "Entends la nuit", où le fantastique était lui-aussi au service d'une réflexion psycho-géo-sociale.
    Prochaine étape: acheter l'Arithmétique terrible de la misère. Après avoir écoulé un peu les multiples livres entassés ça et là dans mon bureau.
  • Visages (1968)

    Ansigterne

    1996 (France). Roman.

    Livre de Tove Ditlevsen

    Un roman à classer à côté du très beau Visages noyés de Janet Frame ou de la Cloche de détresse de Sylvia Plath, autour de la folie et de l'internement au féminin. Le début, avec ses jeux de glissements linguistiques laissant poindre la névrose de Lise, est particulièrement réussi, aussi poétique que dérangeant, laissant à deviner que la folie peut être autant un effondrement qu'une nouvelle clé de compréhension du monde/ de son propre entourage.
  • Graine de sorcière

    Hag-seed

    avril 2019 (France). Récit.

    Livre de Margaret Atwood

    Relecture de la Tempête de Shakespeare, interprétée par des prisonniers dirigés par un metteur en scène fantasque et revanchard. L'exercice de style est certes réussi mais il m'a manqué quelque chose, malgré l'habileté d'Atwood.
  • Les Débutants (2011)

    septembre 2011 (France). Roman.

    Livre de Anne Serre

    Depuis "Petite table sois mise !", j'entends régulièrement vanter les mérites d'Anne Serre. L'écriture dissèque assez efficacement les infimes variations amoureuses qui font basculer un coeur d'une histoire à l'autre, du choix raisonnable au choix passionnel, mais, malgré tout, je n'ai pas réussi à me laisser séduire par le style. Peut-être parce qu'il a un côté trop clinique, justement, dans son efficacité, masquée par un caractère très oral, proche d'une confession, pour que le lecteur s'immerge plus facilement dans les méandres sentimentaux de l'héroïne. Tout cela m'a semblé un peu trop cousu de fil blanc.
  • L'Absence d'oiseaux d'eau (2010)

    2010 (France). Roman.

    Livre de Emmanuelle Pagano

    Troisième Emmanuelle Pagano dans ma bibliothèque, après Nouons-nous et Les mains gamines. Roman à ranger à côté d'une Passion simple. Pagano réussit ce que Serre n'a pas réussi à faire à mes yeux - la situation est pourtant similaire, une femme mariée, éprouvant un bonheur tranquille dans son mariage, s'éprend d'un autre homme, ou plutôt "joue", dans un premier temps, à s'éprendre, pour les besoins d'une fiction, le plaisir d'un échange de lettres, d'un autre homme, avant que la passion ne la déborde, puis qu'elle prenne fin.
    Mais si Serre proposait une analyse très clinique des hésitations puis du basculement dans le désir, Pagano propose, elle, une superbe errance poétique, puis érotique, où le cerveau se fait zone érogène bien avant que le corps ne succombe.
    Alors on pourrait bien sûr reprocher la structure sans surprise (l'approche - le désir - la rupture) ou l'écriture parfois très/trop "ciselée" - je n'ai pas lu de critique mais j'imagine de loin fleurir les "petit bijou poétique" - qui semble semer les petites phrases comme des cailloux brillants au fond d'une rivière (pardonnez-moi cette comparaison éculée...)... mais l'écriture est si fluide que l'on se laisse piéger par ce roman épistolaire à une voix, qui me rend nostalgique des premiers temps de ma rencontre avec mon mari. Tant de mails finissant, comme les lettres de ce roman, par des Je t'embrasse et des formules d'un romantisme béat... joyeux souvenirs.
  • Les Nuits bleues (2022)

    (France). Roman.

    Livre de Anne-Fleur Multon

    Je surnote un peu (beaucoup?) car ce récit est désarmant de fraîcheur, d'enthousiasme et de sincérité.
    Il y a beau y avoir des "facilités" dans le style et la construction, qui cherchent tous deux à capter l'air du temps - comment construit-on l'amour, en temps de confinement ? Quel est le langage des amantes, aujourd'hui ? Peut-on raconter l'amour,de nos jours, sans passer par les sms ou snapchat, bref, des surfaces qui ne permettent a priori pas de "romantiser" l'échange ? D'où surgit la romance, dans ces échanges brefs ? Comment dit-on le désir 2.0 ? Comment peut-on tomber amoureuse d'un corps absent ? -, j'ai fini par les pardonner et engloutir cette poignée de pages, qui, sans être révolutionnaire (quoique ? De ce que j'ai pu en lire, c'est rare de trouver une histoire d'amour lesbienne heureuse), a en tout cas réussi à réveiller le coeur de midinette romantique que je pensais avoir perdu.
    Bref, c'est un livre très choupi, doux, tendre et passionné.
  • Hanna (1886)

    (France). Recueil de nouvelles.

    Livre de Minna Canth

    Pilier du féminisme finlandais, Minna Canth propose dans ces quatre nouvelles un portrait de la société finlandaise de la fin du XIXe siècle (deux nouvelles dépeignent la petite bourgeoisie, deux autres l'extrême pauvreté) et plus particulièrement de la condition de femme : qu'elle soit jeune fille découvrant que sa trop faible éducation ne lui permettra aucune émancipation et que les fiançailles ne sont qu'une échappatoire illusoire, femme débrouillarde dont la bonté est exploitée par les autres, épouse protégée dont la tranquillité d'esprit est perturbée par les propos manipulateurs d'un séducteur sans scrupule, ou mère harassée tentant de faire survivre ses enfants, la femme est toujours, chez Canth, la victime du système patriarcal, qui exploite sa jeunesse, sa beauté, sa bonté et son sens du devoir, tout en lui refusant les armes intellectuelles nécessaires pour lutter contre cette oppression. L'analyse psychologique est souvent juste - notamment dans "Hanna", qui suit son héroïne de l'adolescence au début de l'âge adulte, et dont les deux cents pages permettent de laisser régulièrement les percées de compréhension de l'injustice subie, immédiatement noyées par la nécessité de se dévouer ou d'obéir ou par l'amertume de ne pas parvenir à contrecarrer un système oppressif dont on perçoit vaguement les contours. "L'écueil" - souvent comparé à Madame Bovary, pour le traitement de son sujet - propose, elle-aussi, quelques passages très justes, quand l'héroïne prend conscience de son potentiel de séduction et de la possibilité de vivre une vie pour elle, qui n'est pas la vie toute tracée qui lui a été imposée et qu'elle pensait avoir choisie.
    Les deux autres nouvelles ne proposent pas de plongées poussées dans l'intériorité de leurs héroïnes, mais décrivent, elles-aussi, la mécanique effroyable du système social, qui broient plus durement encore les femmes pauvres.
    Bref : à lire pour découvrir un jalon intéressant du féminisme nordique.
  • Rien que la vie (2012)

    Dear Life

    (France). Recueil de nouvelles.

    Livre de Alice Munro

    Des drames sobres, condensés ; des oscillations psychologiques décrites avec acuité ; des héros ordinaires pris dans un moment charnière de leur existence. Alice Munro est décidément bien habile à croquer des moments de vie, à saisir l'infra-ordinaire et l'intimité.
  • Circé (1974)

    Circe - Mud Poems

    2021 (France). Poésie.

    Livre de Margaret Atwood

    24 poèmes pour redessiner le mythe - c'est bien sûr moins puissant que Madeline Miller, mais néanmoins fort beau.
  • Un Renard à mains nues

    (France). Recueil de nouvelles.

    Livre de Emmanuelle Pagano

    Un peu moins convaincue par ces nouvelles - j'avais pourtant aimé la forme fragmentaire de Nouons-nous. Oui, les sensations sont toujours décrites avec justesse et poésie, oui les portraits de ces marginaux/révoltés/solitaires/lecteurs sont touchants... mais il me manque une sensation d'unité, dans ce recueil, si ce n'est sa joliesse.
  • Les Adolescents troglodytes

    janvier 2007 (France). Roman.

    Livre de Emmanuelle Pagano

    6.5 ? C'est un livre habile - l'identité trans de la narrateurice est habilement amenée mais j'aurais aimé un travail plus poussé sur la langue, encore, ainsi que sur l'identité.
  • La Fille parfaite

    (France). Roman.

    Livre de Nathalie Azoulai

    Première rencontre avec Azoulai. J'étais curieuse de cette histoire d'amitié entre une fille "des lettres" et une fille des "maths" qui cherchent, tout au long de leur amitié/fascination/passion-répulsion à créer des ponts entre l'altérité de leurs éducations et de leurs savoirs de prédilection. Le résultat se lit comme un thriller, la "boîte noire" d'une amitié éteinte par le suicide d'une des protagonistes, qui laisse autant s'échapper des clés pour comprendre l'aspect fusionnel que peut revêtir une amitié intense que des pistes pour comprendre la sempiternelle opposition entre sciences dures et sciences humaines.
    On pourra sans doute reproche à Azoulai de forcer le trait, dans sa description de ces deux univers, mais elle propose un habile page-turner que je compte faire lire à une de mes terminales, qui conjugue spé HLP et spé maths.
  • Leurs enfants après eux (2018)

    (France). Roman.

    Livre de Nicolas Mathieu

    J'ai hésité à noter, car je ne l'ai pas fini. Ecriture très/trop pénible.
  • Bonjour minuit (1939)

    Good morning, Midnight

    1939 (Royaume-Uni). Roman.

    Livre de Jean Rhys

    J'ai eu du mal à percevoir l'humour noir de Jean Rhys, qu'on m'avait tant vanté, sous les vagues de mélancolie et de solitude terrible de l'héroïne...
  • Que sommes-nous ? (2016)

    What Are We ?

    novembre 2021 (France). Essai et philosophie.

    Livre de Siri Hustvedt

    Lu en prenant des notes, comme toujours les essais de Hustvedt, et en marquant des pages, pour les faire lire à mes terminales HLP de l'année prochaine.
  • Mersonne ne m'aime (1978)

    1978 (France). Roman.

    Livre de Mireille Cardot et Nicole-Lise Bernheim

    Une lecture plus "légère" - quoiqu'elle demande une sacré gymnastique mentale, pour retrouver tous les membres des milieux féministes des années 70. Beaucoup ri.
  • Dora Maar, prisonnière du regard

    (France). Biographie.

    Livre de Alicia Dujovne-Ortiz

    Enfin lu (je l'avais acheté en sortant de l'exposition à Pompidou, il y a quelques années). J'en sors avec une détestation de Picasso renforcée...
    Pour compléter : https://www.venuslepodcast.com/episodes/picasso%2C-s%C3%A9parer-l'homme-de-l'artiste
  • Le Baedeker lunaire (1923)

    The Lost Lunar Baedeker

    2000 (France). Poésie.

    Livre de Mina Loy

    Relecture - je me rends compte qu'ayant lu "Il n'est ni vie ni mort" (oublié de le noter, d'ailleurs), je n'aurais pas dû racheter ce livre en le trouvant d'occasion. C'est le titre qui m'a poussé à dégainer mon portefeuille sans réfléchir...
  • Les Intelligences particulières

    (France). Essai et culture & société.

    Livre de Grégory Delaplace,

    Découvert grâce à twitter, lu lors d'une insomnie (une très mauvaise idées, mais cela permet d'angoisser sur autre chose que le contexte sanitaire). Enquête socio-anthropolo-psychogéographique sur les maisons hantées, leurs habitants, les enquêteurs de la Société pour la Recherche Psychique. Très intéressant pour réfléchir aux matrices de sens que sont les fantômes, dans nos imaginaires.
  • Première personne du singulier (2020)

    (France). Recueil de nouvelles.

    Livre de Haruki Murakami

    Murakami n'est jamais intrinsèquement mauvais mais... répétitif, oui. Ce nouveau recueil est une déclinaison de motifs déjà moult fois croisés dans d'autres nouvelles et romans.
  • Station Eleven

    (France). Roman.

    Livre de Emily St John Mandel

    Moins un roman post-apocalyptique (ou alors "pour les nuls") qu'un roman "effet papillon", où l'on réfléchit beaucoup aux liens entre personnes, aux conséquences imprévisibles de certains actes ou certaines paroles sur d'autres personnes, qui y voient un autre sens/un moyen de survivre quand le monde d'avant s'effondre (à cause d'une épidémie).
    Lecture assez plaisante, mais que les amateurs de romans post-apocalyptiques passent leur chemin: on passe plus de temps dans le passé ou à réfléchir au grand théâtre de la vie (à grands renforts de Shakespeare) qu'à étudier le monde d'après.
  • Journal

    (France). Correspondance.

    Livre de Catherine Pozzi

    Pour prolonger ma lecture de "Très haut amour".
    "Je tiens infiniment à vous. Plus qu'à qui que ce soit. Vous êtes partie de moi qui erre ailleurs. Je ne suis pas éprise, troublée. {...] J'admire votre esprit ; il est pleinement ce que je suis à demi. Il atteint ce que je tends à atteindre. Il m'est indispensable et certitude, comme l'on est à soi quand on a trouvé le terme d'un raisonnement cohérent. Il m'est joie, comme flamme qui vous gante exactement l'esprit et qui serait trop haute pour les autres. [...] Je suis liée à vous, mon chéri, mon maître en toute science, par le consentement clairvoyant et l'intimité de l'être entier, du visible à l'essence, et un abandon et une communication peut-être jusqu'ici inconnue aux hommes."
    "Quand je suis malheureuse de chair et de sang comme aujourd'hui, je tire un peu les rideaux (lumière blesse la vie), je prends un crayon et je disparais dans ma tête"
  • Les Bonnes (1947)

    1947 (France). Théâtre.

    Livre de Jean Genet

    Relecture - préparation de cours.
  • L'Âme (1963)

    1963 (France). Roman.

    Livre de Elsa Triolet

    Un roman qui a curieusement vieilli, pour des yeux modernes qui découvrent, amusés, la vision qu'on avait de la cybernétique dans les années 60.
    "Ma génération ne peut que constater et consommer, vivre des reflets fantastiques de la science."
    "Parfois, elle souffrait autrement que dans son corps: objectivement, à l'oeil, au toucher, il ne lui manquait rien, elle était complète, subjectivement, elle était amputée, on lui avait coupé un membre de son âme et elle avait mal à son âme fantôme. Il lui vint à l'idée que depuis sa sortie du camp, depuis qu'elle était devenue obèse, Luigi avait été sa prothèse, son âme artificielle. Et se haïssant aussitôt pour cette pensée détestable, elle s'était mise à pleurer à chaudes larmes".
  • Petites boîtes

    Kobako

    (France). Roman.

    Livre de Yōko Ogawa

    6.5 ?
    J'aime bien décrire les romans d'Ogawa comme des petits chaussons. Je sais que la lecture sera confortable : j'aurai ma dose nécessaire de douce étrangeté, d'images singulières (ici, les instruments personnels, garnis de cheveux d'enfants disparus, accrochés aux oreilles des habitants d'une ville qui se désertifie ; ou encore les fameuses boîtes, célébrant le souvenir de ceux qui ne sont plus là ; ou cette femme ne se déplaçant que dans les limites de l'enfant absent ; ou ce pull brodé d'empreintes digitales...), qui me raviront au cours de ma lecture et se dissoudront au fil des mois, jusqu'à ne plus laisser qu'une mélancolie qui me grattera l'inconscient comme du poil à gratter.
    Petites boîtes ne m'a pas déçue, ni surprise. Une lecture comme des petits chaussons, donc.
  • Éloge du risque (2011)

    (France). Essai.

    Livre de Anne Dufourmantelle

    Je ne sais pas critiquer Dufourmantelle. Je sais juste qu'elle "me parle" et que sa voix, d'une bienveillante clarté, me plaît beaucoup. Ne me remerciez pas pour cette critique "constructive". ;-)
  • L'Arithmétique terrible de la misère (2020)

    (France). Recueil de nouvelles et science-fiction.

    Livre de Catherine Dufour

    Je préfère décidément les romans fantastiques de Dufour à sa SF (sauf, peut-être, Outrage et Rébellion). Ses recueils de nouvelles me semblent inégaux - malgré une vraie cohérence dans la progression du recueil/
    La préface de Damasio est insupportable de vacuité. La dernière nouvelle, sorte de parodie de Bret Easton Ellis, laisse un furieux goût de bile dans la gorge - cela a beau être voulu, l'autrice a beau justifier sa création, je ne peux plus lire ce genre de trash se voulant suvbversif et me demande comment, entre la fin du lycée et la licence, j'ai pu lire du Palahniuk & cie sans (trop) sourciller.
  • Être à sa place (2022)

    (France). Essai, psychologie et philosophie.

    Livre de Claire Marin

    Une alternative à Dufourmantelle. Curieuse de ce qu'elle a pu écrire sur la maladie.
  • Fair play (1989)

    Rent spel

    juin 2007 (France). Roman.

    Livre de Tove Jansson

    Tout quitter pour vivre comme Jonna et Mari, sur une île, d'art, de conversations et de complicité.
  • L'Autre moitié du songe m'appartient (2020)

    (France). Poésie.

    Livre de Alicia Gallienne

    Quelque chose en moi est prématurément vieilli
    Les rides se creusent dans les terres de l'idéal
    Cet idéal d'enfant frustré d'espace
    Le jeu est le même sur la terre comme au ciel
    Et cet avant-goût que nous avons dans les yeux dans le corps
    En voyant se détacher les minutes d'exception
    Nous rappelle comme un écho une richesse oubliée
    Enfouie dans la nuit des temps
    Le jeu en vaut la chandelle
    Encore faut-il avoir le feu pour s'éclairer
    Tous les chemins sur lesquels j'avance sont faits d'eau de mer
    Comme des instances profondes qui remontent à la surface
    Chaque fois que l'amertume me prend
    Il m'est arrivé ce soir de perdre l'évidence
    D'être désorientée par tant de vide
    Pardon de douter de mes chemins d'idéal
    Mais il y a des jours où l'on voudrait être loin
    Loin de soi ce soi pré-fabriqué pour les autres