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Chauffe, Marcel !

Avis sur Songs for the Deaf

Avatar Isaak
Critique publiée par le

Un extrait de radio qui baragouine dans son coin, une bagnole qui démarre en trombe & la grande virée désertique Californienne se met en route.

Typiquement Songs for the Deaf est un album concept qui ne pète pas plus haut que son cul, un simple voyage carburant aux lignes de guitares rythmées tel une autoroute parcourue à toute berzingue.
L'essence modeste du disque? Alimenter la traversée de Hits Radios successifs, ni plus, ni moins, mais surtout le faire avec une science du punch inaltérable.

Pour cela les Reines du désert ont œuvré à polir le trait rugueux du mixage de leur précédente livraison. La production est plus lissée, moins cradingue, elle donne de l’ampleur au mixage des Riffs qui se mutent en Monsters Trucks à l'esthétique harmonisée pour épouser l'asphalte du périple.

Une progression présidée par l'agile section rythmique d'un Dave Grohl plus que jamais en état de grâce.
La lumineuse introduction de Song for the Dead certifie ce constat d'une fermeté infrangible. Technicité, puissance, désinvolture, les futs de batterie auront jamais étés autant mis à l'avant dans une production made in QOTSA.

Une somme de brutasseries que la voix aérienne et frêle du grand manitou Josh Homme vient effleurer par ses envolées mélodiques. Presque déconnectée du bordel ambiant qui l'entoure.
La force de frappe QOTSA est de savoir opposer à sa violence des harmonies flottantes, légères, limpides, pure.
First It Giveth & Song For The Deaf en tête, en sont les parfaites illustrations.

Même si ici l'ami Josh à su reléguer l'affaire à ses camarades pétardisés du désert : Oliveri ouvrant la marche avec You Think I Ain't Worth a Dollar But I Feel Like a Millionaire oscillant entre douceur et carnage vocale comme il sait si bien le faire.
Puis évidemment en troisième homme, le grand costaud au visage taillé à la tronçonneuse dont l'organe vocale suinte le tabac froid et le Whiskie bas de gamme : Mark Lanegan qui nous laisse nous délecter de sa voix fracturée lors du cafardeux et hypnotisant Hangin Tree.

Toute cette belle équipe fut en réelle harmonie pendant le processus d'enregistrement, et ça ressent tant l'album fait preuve d'une unité imparable chargeant le Stoner à coups de bourrasques Pop.
Si il y'a un modèle qui illustre parfaitement mon propos c'est celui de Go With the Flow :
Sonorités Stoner, ligne mélodique vocale/guitare entêtante parsemée d'un piano cadencé & minimalisme assumée dans sa construction.
La track fait parfaitement le pont entre le concept du disque, les origines du groupe & ses ambitions mainstream, faisant d'elle la plus belle représentante de l'album.

Ce qui me fait d'autant plus plaisir c'est que les QOTSA ont sut populariser le genre Stoner auprès du grand public de la plus belle des manières, lui donnant prestance et classe grâce à son imparable Hit étendard : No One Knows, fuckin' No One knows quoi.
Rien que ce morceau suffit à justifier l'écoute de cet opus.

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