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Le Minimalisme dans tous ses états

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111 albums

par PiotrAakoun

DEJA, C’EST QUOI LA MUSIQUE MINIMALISTE ?

Vu que cette question mériterait à elle seule 300 pages de réponses et que de nombreux ouvrages se sont intéressés au sujet, faisons simple. Disons, sans risque de trop se tromper, que les minimalistes sont nés dans le milieu sérieux de la musique classique américaine, dans les années 60, en réaction à l’approche intellectuelle de la musique sérielle et celle plus conceptuelle de la musique expérimentale proposée par John Cage. Sans trop se tromper non plus, on peut même affirmer que les minimalistes étaient sincèrement très attachés à l’émotion musicale (même si, bien évidemment, cela allait bien au delà de ça), et les plus petits dénominateurs communs de ce mouvement étaient la répétition de phrases musicales, la pulsation régulière et l’harmonie consonante (qui s’oppose à la dissonance donc, n’ayez pas peur de ces notions, je ne veux pas vous embrouiller). Les instruments utilisés le plus couramment étaient le piano, le violon, les percussions, les orgues ainsi que les magnetos à bande et les premiers synthétiseurs. Mais pas que. Le mot « drone » – ou « son continu » – vient de là d’ailleurs, et on peut le rattacher à des notions de musiques hypnotiques, infinies, ancestrales, primitives et spirituelles lorsqu’on l’associe aux minimalistes. Bref. Vous voyez à peu près le truc. La techno, le new age, l’ambiant, l’indus, le krautrock et les musiques psychés sont les enfants des minimalistes.

(Rubin Steiner dans Gonzaï, 2014)

MOUVEMENT MINIMALISTE

Le mouvement minimaliste apparaît dans les années 1960 avec les travaux de La Monte Young et Terry Riley, considérés comme les précurseurs. Steve Reich et Philip Glass vont étendre leurs idées et proposer des processus de composition qui se révéleront très fructueux.

Toutefois, le minimalisme ne concerne qu'une partie des œuvres de ces compositeurs, et on considère que le minimalisme tel qu'il est généralement défini se termine vers le milieu des années 1970. À partir de cette date, les compositeurs intègrent en effet des éléments musicaux plus riches, plus de mélodie et d'harmonie, voire de contrepoint. L'ajout de ces éléments, sans trancher avec leurs précédents travaux, apportent une nette évolution. On parle parfois alors de post-minimalisme, en particulier pour John Adams. Philip Glass dit explicitement que, pour lui, le minimalisme se termine en 1974, en raison de son implication entière dans le « théâtre musical » à partir de cette époque.

Des personnalités, parfois appelés « minimalistes mystiques », tels Arvo Pärt, apparus à la fin des années 1970, ne sont par contre pas les héritiers directs des répétitifs américains mais sont aussi inclus sous la bannière du post-minimalisme, ou plus généralement du postmodernisme.

(Wikipedia)

Note : La plupart des commentaires sont glanés sur internet afin de vous donner une indication descriptive de la pièce concernée ... la liste est en partie basée sur un travail publié sur le site classic-intro.net : http://classic-intro.net/introductionalamusique/musique_minimaliste.html

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  • Vexations (1990)

    1990. Classique, minimale et moderne. 1 morceau.

    Album de Erik Satie et Alan Marks

    1893

    Erik Satie "Vexations"

    Les prémices de la musique minimaliste se trouvent dans certaines œuvres d'Erik Satie, notamment par son emploi de la forme répétitive en ostinato vu comme un «dépassement extatique du temps dans la répétition, dans l'obsession contemplative du même» et qui sert de base à plusieurs compositions. La "Première Gnossienne" (1890) est la première pièce qu'il écrit selon un schéma répétitif, qu'il expérimentera plus en avant avec sa pièce mystique "Vexations" (1892-1893).

    La partition de Vexations se compose d’un thème court joué à la basse, puis du même thème harmonisé (Variation 1), suivi du thème court, et de ce même thème ré-harmonisé. Bref, la structure est circulaire, et le tout est ensuite joué… 839 fois ! La durée de la pièce pouvant atteindre une vingtaine d'heures.

    C’est en tout cas ainsi que les musiciens qui ont redécouvert l’oeuvre ont interprété l’inscription qui figurait en incipit de la partition : « Pour se jouer 840 fois de suite ce motif, il sera bon de se préparer au préalable, et dans le plus grand silence, par des immobilités sérieuses »

    "Vexations" sera exécutée pour la première fois à l'initiative de John Cage en 1963 à New York, c'est-à-dire dans les années de naissance du minimalisme. Meredith Monk, souvent associée au courant minimaliste, participera à une exécution des Vexations lors d'un festival Satie en 1966, et Gavin Bryars et Christopher Hobbs feront de même à Leicester en 1971.

    Satie est cité par les minimalistes comme une référence, notamment par Steve Reich. Un hommage en forme de clin d'œil lui est aussi rendu avec la composition de Philip Glass, "Piece in the Shape of a Square", référence à "Trois Morceaux en forme de poire", de même ses œuvres "Music with Changing Parts" et "Einstein on the Beach" reprennent une forme de progression des mouvements en arche de type ABCBCA utilisée auparavant par Satie. Pour Michael Nyman, Satie est «indispensable pour quantité de raisons», et il le tient pour le seul compositeur pré-expérimental dont le travail est indispensable.

    https://www.youtube.com/watch?v=Uu_03mUPgHU
  • Symphony, op. 21 / Six Pieces, op. 6 / Concerto for Nine Instruments, op. 24 (2004)

    décembre 2004. 42 morceaux.

    Album de Anton Webern, The Twentieth Century Classics Ensemble, Philharmonia Orchestra

    1913-1928

    Anton Webern "6 Bagatelles pour Quatuor à Cordes" / "Symphonie, op.21"

    De façon plus surprenante, Anton Webern, élève d'Arnold Schoenberg et membre de la Seconde école de Vienne, exerce aussi une influence sur le mouvement minimaliste. En particulier sur La Monte Young, qui cite les sections statiques des "Six Bagatelles pour quatuor à cordes" (1913) et la "Symphonie, op.21" (1928) comme des œuvres l'ayant fortement aidé à faire la transition entre le sérialisme et le minimalisme. Le fait que Webern soit aussi une influence majeure du post-sérialisme qui se développe à la même époque en Europe, mais aux conceptions musicales radicalement différentes, est parfois relevé comme « paradoxal » par les musicologues.

    https://www.youtube.com/watch?v=c7Ch_jbJK3w (6 Bagatelles)
    https://www.youtube.com/watch?v=Xq2gwuKDPnY (Symphonie, op.21)
  • Écouter

    Cage Against the Machine (Single) (2010)

    . 8 morceaux.

    Single de John Cage et CAGE AGAINST THE MACHINE

    1952

    John Cage "4'33"

    John Cage exerce une grande influence dans les années de naissance du minimalisme. Compositeur le plus important de l'avant-garde et de la musique expérimentale aux États-Unis, ses idées ont des répercussions, directement ou indirectement, sur les travaux des minimalistes.

    Quelques pièces de Cage peuvent paraître liées au minimalisme, notamment ses premières compositions, ou le célèbre 4′33″ datant de 1952, la composition la plus minimale qui soit, puisque composée uniquement de silence. Cage est cependant très critique face au minimalisme, et sa technique de prédilection, l'indétermination (ou la non-intention), c'est-à-dire l'utilisation de l'aléatoire, dans les œuvres, ou dans le processus de composition lui-même, sera fortement rejetée par les minimalistes.

    https://www.youtube.com/watch?v=7C5qfMfhjZk
  • Moondog and His Friends (1953)

    1953. 7 morceaux.

    Album de Moondog

    1953

    Moondog "Oasis"

    En 1949, Moondog commence à jouer dans les rues de New-York, prenant l’apparence d’un viking, puis se produit dans le quartier des clubs de jazz, devenant ainsi le « Viking de la 6e Avenue ».

    En 1969 il se lie avec les jeunes compositeurs Philip Glass, Steve Reich puis Terry Riley, qui le sacrent « fondateur du minimalisme » et « patriarche ».

    Sa musique est inclassable : s’inspirant des classiques du Moyen Age et de la Renaissance, de la musique amérindienne ou encore du jazz, elle est proche du courant minimaliste, mais totalement atypique et hors du temps.

    Parmi ses œuvres les plus connues, on peut citer : "Oasis", paru sur l’album « Moondog and his friends » en 1953.

    "Oasis est un 5 temps, avec énormément de mesures impaires. Il était assez novateur de ce point de vue car c’était un des premiers à utiliser énormément de mesures composées, c'est-à-dire 5 temps (souvent 3 temps plus 2 temps, chez lui c’est parfois aussi 2 temps plus 3 temps). C’est un très fort rythmicien, très fort percussionniste, très bon chanteur, très bon compositeur. Bref un musicien aguerri, très performant. Donc c’est un 5 temps, c’est un canon. Complètement obsédé du canon Moondog, du canon façon Bach. C’est un canon assez compliqué parce que très long. Il y a des canons très courts chez Moondog, des petits madrigaux, qu’il composait comme des petites chansons, des petites ritournelles. D’ailleurs quand il les enregistre elles n’ont pas vraiment de fin, cela fini souvent en decrescendo. C’est aussi un des premiers à faire du re-recording, c'est-à-dire à empiler des couches d’instruments, parfois des mêmes instruments." (Sylvain Rifflet)

    https://www.youtube.com/watch?v=oyrb05VB7r0
  • Varèse: Amériques / Feldman: Piece for Four Pianos / Five Pianos (2011)

    . 3 morceaux.

    Album de Edgard Varèse, Morton Feldman et Bugallo-Williams Piano Duo

    1957

    Morton Feldman "Piece for Four Pianos"

    Un autre compositeur américain de la génération de Cage en lien avec les minimalistes est Morton Feldman. Feldman utilise aussi l'indétermination et le hasard dans ses œuvres, mais est attiré par les sons tenus de longue durée et les paysages sonores calmes et plats. Bien qu'il ne soit généralement pas considéré comme un minimaliste, certaines de ses pièces, en particulier "Piece for Four Pianos" (1957), peuvent se rapprocher des pièces ultérieures de Steve Reich utilisant le décalage de phase. Reich reconnaîtra d'ailleurs son admiration pour Feldman.

    https://www.youtube.com/watch?v=cCTkzgSePiQ
  • 31 VII 69 10:26–10:49 PM / 23 VIII 64 2:50:45–3:11 AM (1969)

    1969. Contemporaine, minimale, electronique, classique et drone. 2 morceaux.

    Album de La Monte Young et Marian Zazeela

    1958

    La Monte Young "Trio for Strings"

    La Monte Young découvre la musique indienne dès 1957 sur le campus de l'UCLA. Il cite Ali Akbar Khan (sarod) et Chatur Lal (tabla) comme particulièrement marquants. La musique indienne aura une influence déterminante sur Young, et particulièrement la découverte du tampoura, qu'il apprend avec Pandit Prân Nath. Le rôle de bourdon du tampoura fascine Young, et pousse son intérêt vers les sons tenus de longue durée. Young reconnaît aussi l'influence de la musique japonaise et en particulier du gagaku.

    Cette influence s'exerce dans la pièce considérée comme l'acte de naissance du minimalisme, "Trio for Strings". Trio for Strings est une œuvre sérielle, mais pousse les idées d'Anton Webern à l'extrême, en étirant les sons sur de très longues durées (la première note du violon alto dure environ quatre minutes) et une large utilisation du silence (jusqu'à 40 secondes). Composée uniquement de sons tenus tels des bourdons, elle caractérise également le courant musical appelé «drone».
  • EXTREEMIZMS early & late (2018)

    . 9 morceaux.

    Album de Philip Corner

    1958-2015

    Philip Corner "Extreemizms, Early & Late"

    Ancien élève d'Henry Cowell et d'Olivier Messiaen, le compositeur Philip Corner fut l'un des premiers membres du mouvement Fluxus en 1961. Dans sa musique, il a incorporé les aspects de performance de Fluxus, mais aussi des éléments de musique et de cultures d'Asie de l'Est. Il s'est intéressé à la calligraphie et au bouddhisme zen, qui ont trouvé leur chemin dans son travail. En raison de cette multitude d'influences, sa musique est de caractère divers.

    Cela ressort également de "Extreemizms", une collection de compositions récentes et anciennes. Ces extrêmes résident dans un traitement contrasté des instruments. Le violon et le violoncelle jouent alternativement des sons doux et durs, par moments légers et flottants et à d'autres bruts, soit joués avec précision, soit prolongés. Dans les moments les plus calmes, la musique rappelle Eliane Radigue. Pas étonnant quand on considère que la harpiste Rhodri Davies, qui a beaucoup travaillé avec elle ces dernières années, est l'une des personnes derrière cet album. Mais Corner casse souvent aussi des passages aussi fragiles avec des sons brusques qui leur sont opposés. Cela est compréhensible, vu son expérience avec Fluxus.
  • The Second Dream of the High-Tension Line Stepdown Transformer From the Four Dreams of China (1991)

    1991. Electronique, ambient, expérimental, classique et musique classique contemporaine. 1 morceau.

    Album de La Monte Young

    1962

    La Monte Young "The Second Dream of The High-Tension Line Stepdown Transformer"

    Avant le minimalisme, il y avait La Monte Young, un compositeur intransigeant qui était connu pour sa tendance à créer des environnements complets pour sa musique, occupant parfois toute une maison pour ses concerts, et créant des œuvres à évolution lente d'une longueur énorme.

    "The Second Dream of The High-Tension Line Stepdown Transformer" l'une des sept parties de "The Four Dreams of China", se compose entièrement de quatre notes jouées comme un drone par huit trompettes assourdies. C'est un morceau de musique purement interne où toute l'action est sous les notes, dans les petites variations de souffle, de ton et de temps parmi les interprètes. Imaginez l'équivalent musical des toiles presque monochromes de Mark Rothko.
    (Richard Kadrey, Covert Culture Handbook, 1992)

    https://www.youtube.com/watch?v=3P35WpaL_1A
  • Dream House 78′17″ (1974)

    1974. Musique classique contemporaine, electronique, drone et minimale. 2 morceaux.

    Album de La Monte Young et Marian Zazeela

    1963

    La Monte Young "Dream House"

    En 1962 il rencontre celle qui allait devenir sa compagne et aussi sa grande partenaire de travail, Marian Zazeela. En 1963, il fonde l’ensemble « The Theatre of Eternal Music », entièrement dévoué à sa musique.

    En août de cette même année, il conçoit avec Marian Zazeela la première installation visuelle et sonore du nom de « Dream House ». De nombreuses autres installations seront présentées par la suite pour des durées variables dans des musées et galeries d’art, jusqu’en 1993 où une « Dream House » est installée de façon permanente à la MELA Foundation de New York, et en 2012 où une version définitive est installée au Musée d’art contemporain de Lyon.
  • Écouter

    In C (1968)

    1968. Minimale, classique et contemporaine. 1 morceau.

    Album de Terry Riley et Center for The Creative and Performing Arts

    1964

    Terry Riley "In C"

    Terry Riley est considéré comme le premier compositeur minimaliste répétitif, suivi par Steve Reich et Philip Glass qui vont proposer de nouveaux processus de composition, puis par John Adams qui va y intégrer plus de mélodie et d'harmonie.

    La musique minimaliste répétitive est caractérisée par :
    - Un retour à la tonalité
    - Une pulsation régulière
    - La répétition de phrases ou de cellules musicales.

    In C est une œuvre composée pour 35 instrumentistes, elle est considérée comme étant la première œuvre du courant de la musique minimaliste.

    In C présente un concept alors inédit : la partition est uniquement composée de 53 phrases musicales, ou riffs ; les musiciens doivent jouer chacun de ces motifs, et le répéter autant de fois qu'ils le veulent avant de passer au motif suivant. Il n'y a aucune contrainte sur le nombre minimal ou maximal de répétitions. Ainsi, la partition de In C tient sur seulement une page, et les représentations de cette pièce musicale oscillent entre 45 minutes et 1h30.

    Terry Riley note cependant quelques conseils sur cette partition : les thèmes doivent être joués dans l'ordre, doivent être répétés un nombre suffisant de fois (une minute par thème équivaut à 53 minutes de concert), et les musiciens ne doivent pas hésiter à s'arrêter de jouer de temps à autre afin d'écouter l'ensemble, et doivent tirer au maximum profit de l'alchimie sonore qui s'opère entre les instruments. Par exemple, en restant sur un thème si une interaction avec un autre instrument s'opère. De plus, il est recommandé aux musiciens de ne pas prendre trop d'avance ou de retard les uns par rapport aux autres.

    Le résultat est un tissu musical tournant sur lui-même et évoluant lentement d'une couleur à l'autre, d'une tonalité à l'autre, au gré de la sensibilité des musiciens.

    https://www.youtube.com/watch?v=H6gbgeKTv6M
    (enregistrement original, extrait)
    https://www.youtube.com/watch?v=ZHcHkfUJ0Fo
    (Ukrainian Improvisers Orchestra, 2015)
  • The Well‐Tuned Piano 81 X 25 6:17:50–11:18:59 PM NYC (Live) (1987)

    1987. Musique classique contemporaine, classique, drone et minimale. 8 morceaux.

    Live de La Monte Young

    1964

    La Monte Young "The Well-Tuned Piano"

    En 1964, il compose la première version de « Well-tuned piano », qui utilise un piano réaccordé selon une gamme naturelle de sa définition, et comprend une installation lumineuse de Marian Zazeela. Cette œuvre, d’une durée de 5 à 6 heures, sera créée à Rome en 1974 et sera suivie de nombreuses autres versions. Elle a été exécutée une soixantaine de fois depuis sa création jusqu'en 1987.

    L'exécution de l'œuvre, en partie improvisée, est très exigeante. Elle demande une ou deux semaines pour accorder le piano sur une gamme naturelle particulière, l'installation d'une Dream House et les installations lumineuses de Zazeela. Young demande en plus quelques mois de préparation et de répétition, qui sont pour lui l'occasion de continuer la composition et de faire grandir la pièce grâce à des répétitions intensives.

    Le système d'accord utilisé par Young est demeuré secret jusqu'à son décryptage et sa publication par Kyle Gann en 1993. The Well-Tuned Piano est vue par plusieurs musicologues comme la pièce pour piano la plus importante aux États-Unis depuis Concord Sonata de Charles Ives.

    https://www.youtube.com/watch?v=c3eN4xwADTI (album complet)
  • Écouter

    Sextet / Piano Phase / Eight Lines (2007)

    . 7 morceaux.

    Album de Steve Reich

    1967

    Steve Reich "Piano Phase" / "Violin Phase"

    En 1964, Steve Reich participe à la création de la pièce répétitive « In C » de Terry Riley qui influence fortement son approche de la musique répétitive. Il expérimente alors la technique du « phasing », en particulier dans « Piano phase » et « Violin phase » (1967).

    La technique du phasing (déphasage) consiste à répéter de courts motifs musicaux par plusieurs voix, en introduisant petit à petit un décalage entre ces voix, créant un déphasage.

    Steve Reich a découvert le phasing par hasard en 1965, lors de la composition de « It's Gonna Rain » en utilisant deux magnétophones de mauvaise qualité qui se désynchronisaient. Selon Steve Reich, le phasing est un cas particulier de la forme classique du canon.
  • Écouter

    A Rainbow in Curved Air (1969)

    1969. Ambient, electronique et minimale. 2 morceaux.

    Album de Terry Riley

    1968

    Terry Riley "A Rainbow in Curved Air"

    En 1965, Riley part pour New York où il restera quatre ans. C’est là qu’il inaugure en 1967 les « All-Night Concerts », durant lesquels il joue, essentiellement en improvisant, de la tombée de la nuit jusqu'au petit matin.

    À cette époque, ses œuvres font davantage place à l’improvisation et abandonnent, pour une grande part, la notation musicale, comme dans son album expérimental A Rainbow in Curved Air (1968), œuvre « hypnotique » alors très bien accueillie par le monde de la pop music.
  • Stimmung (Theatre of Voices feat. director: Paul Hillier) (2007)

    . 51 morceaux.

    Album de Karlheinz Stockhausen

    1968-1974

    Karlheinz Stockhausen "Stimmung" / "Mantra" / "Inori"

    Figure du sérialisme et de l'école de Darmstadt, Karlheinz Stockhausen possède toutefois des liens avec le courant minimaliste. Des œuvres comme Stimmung (1968), Mantra (1970) et Inori (1974) utilisent un matériau minimaliste et un temps étalé. La Monte Young ira d'ailleurs étudier avec Stockhausen à Darmstadt, et le considérait à l'époque comme le plus grand compositeur vivant. Terry Riley porte aussi un fort intérêt aux œuvres de Stockhausen, en particulier les complexités rythmiques de Zeitmasze.

    https://www.youtube.com/watch?v=ty9G0asmZ_k (Stimmung)
    https://www.youtube.com/watch?v=nE02V2YOvRI (Mantra)
    https://www.youtube.com/watch?v=RytjvycKMYI (Inori)
  • The Sinking of the Titanic / Jesus’ Blood Never Failed Me Yet (1998)

    juin 1998. Musique classique contemporaine, electronique, classique et minimale. 2 morceaux.

    Album de Gavin Bryars

    1969 - 1972

    Gavin Bryars "The Sinking of the Titanic" / "Jesus' Blood Never Failed Me Yet"

    "The Sinking of the Titanic" composé entre 1969 et 1972 rend hommage à l'orchestre du Titanic ... lors du naufrage, l'orchestre continue à jouer de la musique jusqu'à la fin. Selon un rapport d'Harold Bride, opérateur radio lors du naufrage, l'orchestre jouait une pièce intitulé Autumn pendant que le navire sombrait. Le but de Bryars lors de la composition de l'œuvre était de recréer le son que ce morceau devait avoir avec l'effet de réverbération dans l'eau.

    https://www.youtube.com/watch?v=2oVMRADOq5s

    "Jesus' Blood Never Failed Me Yet" est construite à partir d'un_loop_ de 40 secondes, un sample, un objet trouvé diffusé en boucle : une chanson religieuse entonnée par un clochard de Londres.

    https://www.youtube.com/watch?v=E1lnSi7QWY8
  • Écouter

    Two Pages / Contrary Motion / Music in Fifths / Music in Similar Motion (1994)

    . 4 morceaux.

    Compilation de Philip Glass

    1969

    Philip Glass "Music in Fifths"

    De 1964 à 1967, Philip Glass vit à Paris où il analyse les partitions de Bach, Mozart et Beethoven sous la férule de Nadia Boulanger. C’est là qu’il découvre en 1965 la musique du compositeur sitariste Ravi Shankar et ses structures répétitives à évolution lente. En 1966 il voyage en Inde où il s’imprègne des philosophies hindouiste et bouddhiste. Profondément influencé par la musique indienne, il retournera en Inde chaque année de 1967 à 1979, et aura à cœur de traduire la musique traditionnelle indienne en notes interprétables par les occidentaux.

    "Music in Fifths" est composée en 1969 pour un ensemble concertant. Cette composition fait partie des œuvres fondatrices de la musique minimaliste. Philip Glass la considère alors comme un « hommage provocateur » à Nadia Boulanger qui enseignait de ne jamais utiliser des mouvements parallèles de quintes. Pièce exclusivement répétitive basée sur l'exécution d'une cellule musicale unique de huit notes, le compositeur britannique Michael Nyman la qualifiera « d'exercice pour cinq doigts » et Steve Reich de « sonner comme un train de marchandise ».
  • The Tamburas of Pandit Pran Nath (1999)

    1999. 1 morceau.

    Album de La Monte Young et Marian Zazeela

    1969

    La Monte Young & Marian Zazeela "The Black Record"

    Cet album éponyme sans titre est populairement connu sous le nom de «The Black Record» ou «The Black Album», et a été initialement sorti sur vinyle en 1969. Deux longs drones minimaux qui créent l'atmosphère ultime d'expansion de l'esprit en hypnotisant l'auditeur et en le mettant dans un état de transe physique et spirituelle par la suite. Cela précède de quelques années la musique cosmique et les sons proto industriels des premiers Tangerine Dream ou Cluster. Cet album est certainement fait pour un petit public de personnes qui peuvent se mettre dans un état où quitter le corps pour un voyage spirituel n'est que la prochaine étape.
  • Écouter

    Moondog (1969)

    1969. Jazz et musique classique contemporaine. 35 morceaux.

    Compilation de Moondog

    1969

    Moondog "Moondog"

    Au début de sa carrière, Moondog est un musicien de jazz un peu farfelu qui tente d'ajouter quelques influences amérindiennes aux rythmes afro-américains qui sont le corps traditionnel du jazz. Mais il a, peu à peu, selon ses propres dires, voulu revenir aux techniques d'écriture classiques : le contrepoint, l'harmonie et la sévérité des règles traditionnelles. Il s'est ingénié à les respecter plus scrupuleusement même que les grands compositeurs classiques. Techniquement, Moondog est ainsi plus proche de Palestrina et de Monteverdi que de Bach. Cette volonté pour un compositeur de jazz d'intégrer le savoir-faire classique le rapproche, à certains égards, de Scott Joplin dont la technique, bien qu'il appartienne au style "Ragtime", a été influencée par l'enseignement allemand traditionnel de la musique et par le traité de contrepoint de Salomon Jadassohn.

    Moondog n'a sorti aucune musique pendant douze ans depuis son album de 1957 "The Story of Moondog". Finalement, en 1969, le producteur James William Guercio l'invite à enregistrer un album pour Columbia Records. L'album qui en résulte compile diverses musiques sur lesquelles Moondog travaille depuis les années 1950. Cela comprenait deux «minisymes» (terme de Moondog pour de courtes œuvres de style symphonique exécutées par de petits orchestres) ; deux pistolets ; une chaconne à la mémoire de Charlie Parker ; une musique de ballet écrite à l'origine pour Martha Graham ("Witch of Endor") ; et trois œuvres symphoniques, dont l'une était dédiée à Benny Goodman et comportait des éléments de swing.
  • Écouter

    Moondog 2 (1971)

    1971. 26 morceaux.

    Album de Moondog

    1971

    Moondog "Moondog 2"

    Cet album faisait suite à l'album de 1969 Moondog. Produit avec James William Guercio, il mettait en vedette la fille de Moondog, June Hardin, en tant que chanteuse.

    Contrairement à son album instrumental précédent, qui a été largement joué par un orchestre, Moondog 2 contient des compositions vocales en canons, rondes et madrigaux. Dans les notes de l'album de l'album, Hardin déclare qu'il a commencé à écrire des rondes à la fin de l'hiver ou au début du printemps 1951, mais est rapidement passé à la musique instrumentale. Mais après avoir entendu en 1968 que Big Brother et la Holding Company avaient enregistré "All Is Loneliness", il a recommencé à les écrire.
  • Écouter

    Drumming (1987)

    . Post-moderne, classique et contemporaine. 4 morceaux.

    Album de Steve Reich

    1971

    Steve Reich "Drumming"

    En 1966 il fonde avec trois autres musiciens l’ensemble « Steve Reich and Musicians ». Il fait également partie du « Tape Music Center » de San Francisco dont il deviendra l’un des membres les plus actifs.

    Après avoir étudié les percussions africaines au Ghana pendant l’été 1970, il compose « Drumming », où il exprime sa fascination pour le rythme.
  • Écouter

    Two Gongs (1971) (2006)

    . 1 morceau.

    Album de Rhys Chatham

    1971

    Rhys Chatham "Two Gongs"

    Rhys Chatham commença sa carrière musicale comme accordeur de piano et de clavecin pour deux pionniers de l'avant-garde musicale : La Monte Young et Glenn Gould. Il étudia ensuite avec deux figures du minimalisme à l'époque: Morton Subotnick et Tony Conrad, avec qui il forma un groupe. En 1971 alors qu'il n'avait que 19 ans, Chatham fonda et dirigea pendant un temps le programme musical de The Kitchen à Manhattan. Ses premières compositions comme "Two Gongs" (1971) s'inspiraient largement du travail de Young et d'autres minimalistes. Mais rapidement, ses œuvres gagnèrent en importance et en amplitude.

    https://www.youtube.com/watch?v=Gl-oiIPf87Q
  • Écouter

    Persian Surgery Dervishes (1972)

    1972. 4 morceaux.

    Album de Terry Riley

    1972

    Terry Riley "Persian Surgery Derviches"

    En 1970, Terry Riley étudie la musique hindoustani avec Pandit Pran Nath à New Delhi. Influencé par la musique orientale, il compose, en 1972, «Persian Surgery Dervishes» d’après les cérémonies soufies.
  • Sonic Seasonings (1972)

    1972. Musique classique contemporaine, classique, ambient, expérimental et electronique. 4 morceaux.

    Album de Wendy Carlos

    1972

    Wendy Carlos "Sonic Seasonings"

    Après la sortie de son deuxième album studio, The Well-Tempered Synthesizer, à la fin de 1969, le second présentant des morceaux synthétisés de musique classique, Carlos a procédé à un changement de direction musicale pour son prochain album. En collaborant avec son amie et productrice Rachel Elkind, elles ont cherché à produire une musique "délibérément minimale" et "d'une durée beaucoup plus longue" que celle qui était typique de la musique contemporaine à l'époque. Les deux ont opté pour un album composé de quatre longs titres, chacun vaguement inspiré de chacune des quatre saisons, en partie construit avec des passages improvisés et composés. Divers enregistrements sur le terrain de la nature sont incorporés dans les pièces, notamment le vent sur "Fall", le chant des oiseaux sur "Spring" et les insectes sur "Summer".

    (Source : Wikipedia)
  • Four Manifestations on Six Elements (1974)

    1974. Drone, electronique, minimale et classique. 6 morceaux.

    Album de Charlemagne Palestine

    1973

    Charlemagne Palestine "Four Manifestations on Six Elements"

    L'art de Charlemagne Palestine est un concentré de tout ce qui constituait une inspiration pour l’avant-garde, le minimalisme, le happening, la découverte de la musique indienne (il a étudié avec Pandit Pran Nat) et du gamelan, l’op-art, le pop-art, Fluxus, les répétitifs, le colourfield painting d’un Mark Rothko et la musique de John Cage. Si ses compositions ne comportent généralement que quelques notes, répétées à l’infini et prolongées par la réverbération, il se défend d’être un minimaliste et préfère qualifier sa musique de musique de transe, comparant son jeu de piano au jeu de guitare du flamenco. En ce sens il se dit plutôt maximaliste, cherchant à tirer de son instrument une énorme quantité de sons, d’harmoniques et de textures. Il en ressort une musique extraordinairement complexe en dépit de la pauvreté apparente des moyens employés.

    Ainsi, son premier album, "Four Manifestations on Six Elements", sorti en 1974, est un disque faussement statique, qui réclame de la part de l’auditeur une attention soutenue pour le détail du son, et pour les microvariations qui le mettent imperceptiblement en mouvement. Cette agitation est d’autant plus visible dans les pièces pour piano, dont la performance est un ostinato au sens le plus brut du mot. Palestine y martèle un piano avec une obstination brutale, allant, dit la légende, jusqu’à finir chaque pièce avec les mains en sang. On y retrouve pêle-mêle des échos de Debussy, de Terry Riley, de Schoenberg, de La Monte Young, et surtout une persévérance opiniâtre dans l’exploration des qualités du son. Avec une concentration forcenée, il explore chaque tonalité comme de l’intérieur, et en présente toute la richesse et toute la complexité.

    (Benoit Deuxant)
  • Écouter

    Music in Twelve Parts (1996)

    . Classique et minimale. 13 morceaux.

    Album de Philip Glass

    1974

    Philipp Glass "Music in 12 parts"

    Cette composition est devenue une œuvre essentielle de la musique minimaliste et est considérée comme la somme de ses travaux sur le minimalisme depuis 1967.

    Elle est constituée de 12 sections. L'exécution intégrale de l'œuvre dure environ 3 h 30 min à 4 h, mais peut lors de certaines représentations durer jusqu'à 6 heures. Glass recommande des intervalles adaptés lors de sa représentation.
  • The People United Will Never Be Defeated! (36 Variations on a Chilean Song) (1993)

    1993. 37 morceaux.

    Album de Frederic Rzewski et Ursula Oppens

    1975

    Frederic Rzewski "The People United Will Never Be Defeated"

    Cet ensemble épique d’une heure de 36 variations de la chanson chilienne de la liberté de Sergio Ortega est devenu un classique moderne. Frederic Rzewski y retravaille le thème tonal avec des techniques du sérialisme et du minimalisme. C'est un voyage à travers une multitude de styles : de la polyphonie, 12 tons, technique étendue, au jazz, pop et improvisation libre par l'interprète.

    La chanson sur laquelle les variations sont fondées, est l'une des nombreuses qui ont émergé de la coalition Unidad Popular au Chili, entre 1969 et 1973, avant le renversement du gouvernement de Salvador Allende. Rzewski compose les variations entre septembre et octobre 1975, comme un hommage à la lutte du peuple chilien contre un régime nouveau, imposée et répressif ; en effet, l'ouvrage contient des allusions à d'autres luttes sociales de la même époque ou immédiatement antérieures, telles que des citations de la chanson de tradition socialiste italienne « Bandiera rossa » (variation 13) et la chanson de Bertolt Brecht–Hanns Eisler « Chanson de la solidarité » datant de 1929 (variation 26).

    Le pianiste, en outre le besoin d'être un virtuose de la technique, est tenu de siffler, de claquer le couvercle du piano et de capturer les vibrations après une forte attaque en harmoniques (variation 5). Les styles sont d'une grande variété, changeant d'une façon parfois abrupte, allant de tous les éléments de la technique du XXe siècle de l'écriture pour piano (les variations 25 à 36, exposent toutes les tonalités mineures par quinte). Une grande partie de l'œuvre utilise la langue du romantisme du XIXe siècle, à quoi se mêle des tons pandiatoniques, l'écriture modale et même la technique de la série (variation 10), ou du jazz (variation 13). D'autres procédés comme le canon reviennent dans les variations 4 et 8.

    https://www.youtube.com/watch?v=G40g9sncCpo
  • Écouter

    Music by Phill Niblock (1993)

    1993. Heavy metal et hard rock. 2 morceaux.

    Album de Phill Niblock

    1975-1983

    Phill Niblock "The Movement of People Working"

    La musique de Phill Niblock est une exploration des textures sonores générées par des accords très denses utilisant généralement des micros-intervalles, joués pendant des durées importantes. La superposition sur une longue durée de notes très proches d'un point de vue tonal crée par résonance une multitude de battements et d'harmoniques, et d'autres phénomènes psycho-acoustiques surprenants. Cette approche musicale de combinaisons de textures sonores statiques générant des mouvements harmoniques extrêmement actifs, rappelle la musique minimaliste, basée sur le bourdon, malgré des techniques utilisées et un résultat sonore très différents.

    Depuis les années 1960, Phill Niblock s’investit dans la création de pièces sonores caractérisées par la réduction du matériau et de la forme, s’apparentant ainsi au courant minimaliste. Par rapport à d’autres compositeurs emblématiques de cette tendance, Steve Reich ou Terry Riley par exemple, sa démarche se différencie par une réelle recherche de négation du rythme, de la mélodie et de la progression harmonique. Le compositeur favorise l’usage de drones créés par l’enregistrement et le traitement d’instruments acoustiques.

    Certaines de ces musiques sont utilisées pour accompagner les propres réalisations cinématographiques de Phill Niblock. Il réalisa ainsi une série de films intitulée "The Movement of People Working". Essentiellement tournés dans les zones reculées de nombreux pays (Chine, Brésil, Portugal, Lesotho, Porto Rico, Hong Kong, région Arctique, Mexique, Hongrie, Adirondacks, Pérou), le film donne à voir le travail quotidien d'habitants de zones rurales ou maritimes. Ces films sont remarquables par leur caractère réaliste et l'absence d'artifice, leur usage de longs plans en haute définition, et leur juxtaposition brute d'images aux couleurs vives. Ces scènes de travaux manuels humains sont traitées de façon abstraite, sans visée anthropologique ou sociologique explicite.
  • Einstein on the Beach (1979)

    1979. Classique et contemporaine. 14 morceaux.

    Album de Philip Glass, Philip Glass Ensemble, Michael Riesman

    1976

    Philip Glass "Einstein on the Beach"

    Einstein on the Beach est le premier opéra de Philip Glass, pour lequel il a été amené à revoir le système de composition strictement minimaliste qu’il venait de développer pendant dix ans. Einstein marque un vrai tournant dans l’appréhension de la musique pour le jeune compositeur.

    Avec une durée de cinq heures, c'est le plus long opéra de Philip Glass. Étant donné la nature de la musique (lente répétition de petits éléments, évolution et changements très graduels, motifs récurrents) et la durée, Robert Wilson a voulu que l'entrée et la sortie des spectateurs soient libres.

    Einstein on the Beach a rejoint deux autres opéras (Satyagraha en 1980 et Akhnaten en 1983) pour former une trilogie informelle. Chacun de ces opéras a pour vocation d'établir le portrait de personnages dont la vision et la puissance de leurs idées transformera la pensée de leur temps.
  • Écouter

    Music for 18 Musicians (1978)

    . Classique, contemporaine, post-moderne et minimale. 2 morceaux.

    Album de Steve Reich

    1976

    Steve Reich "Music for 18 Musicians"

    Cette œuvre est à la fois considérée comme l'une des pièces maîtresses du compositeur notamment de sa période dite de « minimalisme mature » mais également une œuvre essentielle de la musique contemporaine. Il y applique la technique du "phasing" au rythme et aux timbres.

    "D'un point de vue rythmique il y a dans Music for 18 Musicians deux sortes de temps fondamentalement différents qui apparaissent de manière simultanée. Le premier est cette pulsation rythmique régulière des pianos et des percussions qui traverse la pièce. Le second est le rythme de la respiration humaine, aux voix et aux instruments à vent. L'ouverture et la section conclusive, ainsi que tels passages des autres sections intermédiaires, contiennent des pulsations sur certaines notes qui doivent être tenues aussi longtemps que le confort de la respiration le permet. La respiration est la mesure de la durée de leur pulsation. Des respirations qui se succèdent comme des vagues venant se briser contre le rythme immuable des pianos et des percussions."
    (Steve Reich, extrait du programme du Festival d'Automne à Paris 1997)
  • Écouter

    Symphony no. 3 (1992)

    . Contemporaine et classique. 3 morceaux.

    Album de Henryk Mikołaj Górecki, Dawn Upshaw, London Sinfonietta

    1976

    Henryk Górecki "Symphonie n°3" (dite "Symphonie des chants plaintifs")

    La musique de Górecki couvre une large variété de styles mais tend toujours vers la simplicité harmonique. D’abord adepte du sérialisme, il s’en éloigne progressivement dans les années 1970 pour tendre vers une écriture plus douce et plus expressive, privilégiant la mélodie, comme dans sa Symphonie n°2 « Copernicienne » (1972).

    Comme celles d’Arvo Pärt, à qui il est parfois comparé, ses œuvres sont empreintes de minimalisme et de musique sacrée. Ceci apparait particulièrement dans sa 3ème symphonie, dite « Symphonie des chants plaintifs » de 1976.