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Albums 2022 écoutés

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457 albums

par benton

Le top 2022 :
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Une liste de bons albums 2022 :
https://www.senscritique.com/liste/Albums_2022_C_est_bien_aussi/3184054

A écouter (non présent sur Sens Critique) :
- Palace - Shoals
- Ghostly Kisses - Heaven, Wait
- CMAT - If My Wife New I’d Be Dead
- Peach Pit - From 2 to 3
- Vince Staples - Ramona Park Broke My Heart
- Orville Peck - Bronco
- mxmtoon - Rising
- Uffie - Sunshine Factory
- Sam Cohen - Slow Fawn
- Ball Park Music - Weirder & Weirder

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  • Covers (2022)

    . 12 morceaux.

    Album de Cat Power

    Indie Rock / Indie Folk
    Je trouve que c'est toujours décevant de voir un artiste que l'on apprécie sortir un album de reprises. On veut du neuf ! Cat Power est une habituée du genre puisqu'elle avait déjà fait le coup en 2000 avec The Covers Record, puis avec Jukebox en 2008. Dans mes souvenirs, je m'étais rarement autant ennuyé qu'à l'écoute de The Covers Record, même si mon avis serait peut-être différent depuis le temps. Bref, ce nouvel album est un peu mieux grâce au son mieux produit, à la voix toujours aussi belle de Chan Marshall et aux guitares qui sonnent bien, mais il n'y a rien de bouleversant. Comme d'habitude, soit je ne connais pas les chansons originales, soit je ne les reconnais pas du tout, tant Chan Marshall les dépouille de tout et se les réapproprie totalement, ce qui fait ressembler les morceaux à quelque chose de très proche du style de l'artiste, mais du coup sans l'intérêt (j'imagine) que peuvent avoir les originaux. L'exercice me paraît toujours aussi vain. Mais on va dire que c'est moi qui ai un problème avec ça.
  • Dodging Dues (2022)

    . 7 morceaux.

    Album de Garcia Peoples

    Psychedelic Rock / Psychedelic Pop / Roots Rock
    J'ai un petit faible pour Garcia Peoples qui enchaîne les albums avec un plaisir plutôt constant. L'ensemble reste classique dans le domaine du rock roots psychédélique à l'ancienne, mais c'est toujours produit et interprété avec beaucoup de goût et une vraie sincérité. Ce dernier album est plutôt court mais c'est toujours aussi efficace avec quelques vrais bons titres comme False Company, Here We Are et Cassandra (surtout ces deux derniers avec leurs ambiances chatoyantes et lumineuses). Le reste est peut-être moins immédiatement accrocheur, avec un côté plus pop psychédélique sinueuse, mais l'ambiance et l'interprétation arrivent toujours à capter ce parfum et ce style rock vintage avec un naturel rafraîchissant.
  • GHOSTS ON TAPE (2022)

    . 13 morceaux.

    Album de Blood Red Shoes

    Indie Rock / Garage Rock Revival / Synthpop
    Je ne me rappelais plus que Blood Red Shoes avait commis le médiocre Get Tragic en 2019. Mes souvenirs ont refait surface quand j'ai revu la pochette de cet album. Du coup, je partais avec un mauvais a priori en lançant Ghosts on Tape et je suis étonné de retrouver un groupe plus énervé et frontal. Tout n'est pas parfait, et il y a des oripeaux mainstream qui ne m'emballent pas, que ce soit au niveau de certaines mélodies, du traitement de la voix de la chanteuse par moment, ou tout simplement dans les formats balisés. Mais la production plus saturée et l'énergie incandescente apportent un peu plus d'âme à la musique du groupe. Finalement, ça se rapproche de ce que pouvait faire The Kills durant les années 2000, le côté spontané en moins.
  • Fragments (2022)

    . 12 morceaux.

    Album de Bonobo

    Downtempo / Deep House / Microhouse / Alternative R&B / Folktronica
    C'est la première fois que j'écoute Bonobo donc je n'ai pas de point de référence auquel comparer ce nouvel album. Ce n'est pas mal pour un album de musique électronique qui alterne entre parties deep house, parfois proches de l'IDM, avec des influences r&b, notamment sur les morceaux chantés. J'aurais aimé plus d'ambient (comme sur le premier titre qui introduit les choses dans le calme), mais dans son genre ça me paraît bien exécuté, sans qu'il y ait quoi que ce soit de marquant. Le seul titre un peu accrocheur est Age of Phase, avec ses sonorités daftpunkiennes et son chant entêtant - le reste est plutôt interchangeable.
  • The Boy Named If (2022)

    . 13 morceaux.

    Album de Elvis Costello & The Imposters

    Power Pop / Pop Rock / Progressive Pop / Post-Punk / New Wave
    Je ne suis pas un grand connaisseur, ni un grand fan d'Elvis Costello, mais il semble continuer à sortir de la bonne musique. C'était déjà le cas sur Hey Clockface en 2020, et c'est à nouveau le cas sur ce nouvel album. Le mélange est toujours aussi étonnant, à la fois classique et plus chaotique, on a autant l'impression d'écouter du Springsteen, que du Bowie, voire du Pulp, le tout avec des effluves de new wave à la B-52's pour certains claviers lunaires. Ça reste dans l'ensemble de la pop rock accessible, avec ce petit feeling fin des années 70's ou 80's mais avec suffisamment d'énergie dans la production pour éviter le côté aseptisé ou mou. La musique dégage une sorte d'aura rétro mais avec beaucoup de prestance.
  • Fix Yourself, Not the World (2022)

    . 12 morceaux.

    Album de The Wombats

    Indie Rock / Indie Pop / Post-Punk Revival / Dance-Punk / Alternative Dance
    Album bloqué quelque part dans les années 2000 avec son mélange d'indie rock clinquant, dilué dans une énergie pop et des gimmicks passe partout. C'est le style de musique qui se veut fun et décomplexée alors qu'elle est coincée dans des formules aseptisées et complètement dépassées.
  • Dawn FM (2022)

    . 16 morceaux.

    Album de The Weeknd

    Synthpop / Dance-Pop / Synthwave / Contemporary R&B / Nu-Disco / Synth Funk
    J'allais dire que The Weeknd surfe sur le succès d'After Hours, son précédent album, mais en fait ça fait déjà près de deux ans qu'il est sorti. En même temps, Blinding Lights est en rotation libre depuis, donc on a l'impression que c'est sorti hier. Ce nouvel album sonne toutefois bien comme un prolongement d'After Hours, ne serait-ce qu'à travers sa pochette moche, mais aussi son style mi-r&b, mi-synth/dance-pop, qui est toujours aussi peu intéressant et n'apporte rien de plus au genre. C'est lisse, produit sans vision particulière, sans véritable énergie, le tout s'éternisant inutilement et sombrant dans une mollesse généralisée. Bref, ce n'est toujours pas une musique pour moi.
  • SICK! (2022)

    . 10 morceaux.

    Album de Earl Sweatshirt

    Abstract Hip Hop / West Coast Hip Hop / Jazz Rap / Drumless / Trap / Cloud Rap / Experimental Hip Hop
    J'écoute Earl Sweatshirt pour la première fois avec cet album. Je ne sais trop quoi en penser. Je ne trouve rien de remarquable, si ce n'est à la rigueur, Fire in the Hole, le dernier titre avec son petit motif. L'album et la plupart des morceaux sont courts (32 minutes), et c'est un hip hop relativement minimaliste qui agit par petites touches dans les arrangements et avec un flow linéaire, sans emphase. Mais cela ne me touche pas.
  • Rough and Beautiful Place (2022)

    . 6 morceaux.

    Album de Mydreamfever

    Neoclassical New Age / Ambient / Field Recordings / Chamber Music
    Mydreamfeaver n'est qu'un des nombreux alias de Parannoul qui avait commis le copieux To See the Next Part of the Dream l'an dernier. Il revient avec un album plus délicat, délaissant le shoegaze pour une musique ambiente d'une douceur sereine, portée à la fois par un piano et des bruits naturels d'une limpidité et d'une luminosité émouvante. Le simple chant des cigales dès les premières notes suffit à poser l'ambiance, on est littéralement transporté dans le décor de la pochette, dans cette nature verdoyante et ensoleillée, bercée par les sonorités cristallines et délicates du piano et des violons, entre deux bruissement du vent dans les feuilles. Il y a évidemment des variations au fil des 56 minutes que dure l'album, les rythmes se faisant plus ou moins présents, mais l'atmosphère et la philosophie générales restent les mêmes, et c'est très beau.
  • 1200 mètres en tout (2022)

    . 16 morceaux.

    Album de Odezenne

    Abstract Hip Hop / French Hip Hop / Nouvelle chanson française / Downtempo / Synthpop / Art Pop / Experimental Hip Hop / Psychedelic Pop
    Je ne connaissais pas du tout Odezenne. C'est une belle découverte, même si tout n'est pas génial. En fait, je suis partagé entre certaines ambiances très inspirées, traînantes et hypnotiques avec des sonorités électroniques intéressantes, tantôt ambient, tantôt stridentes. L'album a un vrai univers sonore qui délivre quelques morceaux immédiatement puissants et évocateurs, et ce dès le premier titre, M. Fétis. Il y a un mélange des genres déroutant, comme si on écoutait à la fois du Biolay avec des punchlines à la Orelsan le tout dans un univers et un flow blasé plus modernes qui virent parfois vers le hip hop noyé sous les effets de mauvais goût. Dans ses meilleurs moments c'est assez chouette (Caprice, Une danse de mauvais goût, Hardcore...) mais parfois ça tombe à plat, le côté décalé - que ce soit à travers le chant hyper blasé ou les paroles lunaires qui frisent le ridicule (les deux ayant tendance à s'auto-alimenter) - créant une dissonance visiblement assumée mais dont l'effet ne sonne pas toujours juste, menaçant les ambiances mises en place en ramenant le tout vers un style de chanson française moderne qui joue dangereusement avec les clichés d'une langue en apparence mal maîtrisée. Mais l'écoute vaut le coup car peu de groupes français arrivent bâtir des ambiances sonores aussi réussies. Il faut juste faire le tri.
  • again and so soon (2022)

    . 8 morceaux.

    Album de Alphabet Holds Hostage

    Dream Pop / Indie Folk / Indietronica / Ambient Pop
    Album d'indie folk éthéré et progressif original mais qui manque peut-être un peu de profondeur. La musique rappelle un étrange mélange entre le folk abstrait et psychédélique d'Alex G, les vocaux éthérés du Grizzly Bear de Yellow House et les structures répétitives et entêtantes du groupe Sheep, Dog & Wolf. On sent que ça manque de polish par-ci par-là, d'une confiance plus grande - et l'ensemble reste court - mais le potentiel est très intéressant, notamment à l'écoute de The Grand Disconnect et ses 6 minutes de folk progressif aux arpèges cristallins.
  • Storm Queen (2022)

    . 11 morceaux.

    Album de Grace Cummings

    Contemporary Folk / Americana
    La musique de Grace Cummings dégage quelque chose, en grande partie grâce à la voix puissante et charismatique de la chanteuse qui rappelle les artistes folk classiques des années 70. Ce nouvel album me semble un peu mieux que le précédent car les morceaux et les ambiances respirent davantage, il y a un truc plus chaleureux et spontané (en même temps, le contraste évident entre la pochette noire du premier album et celle blanche de celui-ci parle pour lui-même). L'écriture manque un peu de personnalité, au-delà de cette voix qui sort naturellement du lot, mais on pourra néanmoins noter quelques belles envolées qui essaient de sortir de leur zone de confort, en amenant des arrangements plus osés (saxophone un peu free sur Storm Queen, scie musciale (?) sur Fly a Kite). Il y a de la recherche et une certaine prestance même si ça manque encore de sensibilité à mon goût.
  • Rose Pink Cadillac (2022)

    . 10 morceaux.

    Album de Dope Lemon

    Psychedelic Pop / Neo-Psychedelia / Hypnagogic Pop / Indie Rock / Bedroom Pop
    Il y a toujours quelque chose d'intrigant chez Dope Lemon (alias Angus Stone), un truc classique - difficile de repousser le naturel qui amène le gars à faire de la folk pop passe partout avec sa sœur - mais avec une couche d'originalité décalée. On jongle ainsi entre des titres plutôt simples et directs, et des morceaux ici plus étirés (assez habituel aussi chez les Stone) aux ambiances élastiques et paresseuses, envapées et entêtantes. Il y a un peu trop de digressions (genre High Rollin avec la voix d'une IA qui répète la même phrase au fil du morceau), et le projet Dope Lemon sent aussi le plaisir coupable, mais difficile de nier le capital sympathie de la chose.
  • Visions (2022)

    . 10 morceaux.

    Album de Red Vox

    Alternative Rock / Power Pop / Indie Rock / Neo-Psychedelia / Hard Rock
    Red Vox enchaîne les albums sans jamais réussir à trancher sur la direction à donner à leur musique. Mais c'est peut-être juste moi qui ai du mal à cerner ce groupe - il faudrait que je me penche davantage sur la question. Ceci dit, Visions me semble être l'album le plus cohérent et accessible des trois derniers sortis par le groupe. Il y a une proposition plus franche, quand bien même on passe d'un rock musclé qui n'est pas sans rappeler Queens of the Stone Age pour la lourdeur du son et l'efficacité des accroches, à des titres plus légers aux mélodies pop fignolées et aux ambiances plutôt réussies. Il y a toujours un côté rock alternatif qui me gêne et rend certains titres convenus, mais dans l'ensemble ce n'est pas mal et plutôt accrocheur. C'est la première fois que Red Vox arrive à me convaincre.
  • Butterfly 3001 (2022)

    . 21 morceaux.

    Album Remix de King Gizzard & The Lizard Wizard

    Electronic Dance Music / Neo-Psychedelia / House / Ambient Techno / Dub Techno
    Je laisse ça là, même si j'ai à peine écouté cet album. Je ne pensais pas que ce serait des remixes des morceaux du précédent album du groupe (Butterfly 3000), ce qui amoindrit l'intérêt de la chose. En plus l'album est très long (près de 2h) et je n'ai pas assez écouté Butterfly 3000 pour apprécier le travail effectué ici, donc je me suis vite lassé. Il vaut mieux attendre le véritable prochain album de King Gizzard qui ne devrait pas tarder - même si je risque une nouvelle fois d'aimer sans plus.
  • The Gods We Can Touch (2022)

    . Pop, breaks, pop indé, downtempo, electronique, ballade et synthpop. 15 morceaux.

    Album de AURORA

    Alt-Pop / Art Pop / Folk Pop / Synthpop
    Ce nouvel album d'AURORA me semble plus expressif et accessible que le précédent, mais mes souvenirs me trompent peut-être. Les rythmes sont plus directs et les mélodies percutent de manière évidente dès le titre Giving in to the Love, qui arrive à tenir un joli équilibre entre efficacité mainstream et énergie plutôt irrésistible. C'est d'ailleurs ici que réside le talent d'AURORA : arriver à concilier une approche synthpop, voire electropop capable de plaire au plus grand monde, avec un univers et une écriture qui dégagent quelque chose de plus personnel. C'est toujours très musical et accrocheur mais avec un petit grain, une vision, des idées et une production qui viennent constamment relever l'intérêt des morceaux. Il y a un élan assez rafraîchissant chez cette artiste norvégienne, une pureté dans la voix et une légèreté dans les ambiances qui contrebalancent les aspect les plus synthétiques de l'affaire.
  • W (2022)

    . 9 morceaux.

    Album de Boris

    Post-Rock / Dream Pop / Drone / Shoegaze / Ambient / Post-Industrial
    J'ai beau avoir écouté les derniers albums de Boris, j'ai toujours autant du mal à cerner ce groupe et à me rappeler ce qui se passe exactement dans chacun de leurs albums. Difficile de juger l'évolution. Heureusement que j'ai pris des notes. Du coup, ce nouvel album, tout en continuant à explorer des contrées soniques singulières, à base de drone et de bruit, a quelque chose de plus accessible grâce aux ambiances déployées, aux atmosphères planantes qui font de l'oeil à la dream pop, notamment avec quelques parties chantées, plongées dans l'éther. L'ensemble est assez réussi et arrive à concilier le meilleur des deux mondes - même si ça ne m'a pas bouleversé. Mais je préfère ça au bruit incessant.
  • Good and Green Again (2022)

    . 9 morceaux.

    Album de Jake Xerxes Fussell

    Americana / Chamber Folk
    Très bon album de folk americana dont le côté bucolique et pastoral tend parfois vers l'american primitivism, sans forcément atteindre le degré de technicité ou la recherche stylistique. La musique de Jake Xerxes Fussell est simplement très belle, sincère et authentique, à la fois sobre - la guitare acoustique reste l'élément principal des morceaux - mais avec une sensibilité pour les arrangements qui font mouche, comme ces instruments à vent sur le très beau Washington, et qui donnent à la fois une variété et des textures qui ouvrent vers des horizons évocateurs et panoramiques. C'est une musique classique mais qui déborde d'humanité.
  • Multiverse (2022)

    . 10 morceaux.

    Album de Reptaliens

    Dream Pop / Indie Pop
    Album d'indie pop classique et légère, qui ne manque pas de charme, notamment grâce à la voix de la chanteuse Tammy Browning, mais dont le côté automatique et la production sans panache (avec un son de guitare en écho pas très aguicheur) ne convainc pas plus que ça.
  • The Overload (2022)

    . 11 morceaux.

    Album de Yard Act

    Post-Punk / Dance-Punk / Art Punk / Spoken Word
    Cet album ne me semble pas mauvais dans son genre, mais je n'accroche pas trop. La faute au style post/dance-punk trop rigide et austère à mon goût, notamment concernant le chant (qui n'en est pas vraiment un par moment, tant la diction est figée). On peut percevoir un groove un peu plus intéressant que la moyenne, les guitares arrivant à sonner de manière un peu plus organique. Mais bon, n'est pas Parquet Courts qui veut, et l'album manque un peu de musicalité et de twists.
  • Archive Material (2022)

    . 12 morceaux.

    Album de Silverbacks

    Post-Punk / Indie Rock
    Encore un album de post-punk, un peu plus léger que celui ci-dessus, dans le sens où c'est parfois juste de l'indie rock basique, avec aussi par moment, surtout au début, une dimension pub rock éméché. C'est plutôt sympathique mais assez irrégulier : certains titres ont un côté plus pop et léger (les trois derniers titres, étrangement), mais c'est souvent trop sec et revêche à mon goût. J'aurais préféré que le groupe mise davantage sur son côté léger et la voix de la chanteuse plutôt que sur la posture post-punk de son chanteur déjà entendu mille fois.
  • Change the Show (2022)

    . 11 morceaux.

    Album de Miles Kane

    Pop Rock / Mod
    Je n'ai jamais écouté The Last Shadow Puppets - c'est le genre de groupe hype né durant dans les années 2000, à une époque où le revival rock m'indifférait totalement (je n'ai jamais pigé les Arctic Monkeys, même s'il faudrait que je réesaye) - donc je n'attendais pas grand chose de cet album de Miles Kane (pour tout dire, je ne savais même pas que le gars faisait partie des Last Shadow Puppets). Et si ce n'est pas toujours génial, l'album propose quelques bons trucs. Je suis déjà étonné de voir que l'on est plus proche d'un esprit glam rock, que du rock des années 2000, même si on échappe pas au côté poseur et légèrement artificiel de la démarche. Par moment c'est carrément une repompe totale de T.Rex - notamment vers le milieu de l'album (l'enchaînement des pistes 4, 5 et 6) - : le rythme, les saxo, les chœurs, la voix de Miles Kane... Après, il y a aussi des mélodies plus contrastées et charmantes, comme sur Coming of Age et son piano chaloupé, et sur Constantly (ou la voix ressemble à nouveau à celle de Marc Bolan). En fait, la chose qui m'embête, au-delà du côté un peu facile de l'écriture - ce qui n'empêche pas l'efficacité, c'est juste un problème de profondeur et de sincérité dans le truc - c'est surtout la production qui sonne étriqué : la voix de Miles Kane manque d'ampleur, et tout sonne de manière plate, sans relief, sans partis-pris dans le mixage, ce qui fait que tout semble être au même niveau. Comme une sorte de démission - ou de solution de facilité - au moment où il aurait fallu mettre en valeur les idées.
  • Age of Apathy (2022)

    . 19 morceaux.

    Album de Aoife O’Donovan

    Americana / Country Pop / Contemporary Folk
    Rien de spécial à noter : c'est un album d'americana qui ne fait pas de vagues, au point de frôler avec la country radiophonique lisse et aspetisée - que ce soit à travers le chant sans grande personnalité de Aoife O'Donovan ou la production qui tente parfois d'amener un peu d'énergie et de saturation mais reste la plupart du temps neutre et passe partout.
  • Wilds (2022)

    . 9 morceaux.

    Album de The Soundcarriers

    Neo-Psychedelia / Psychedelic Rock / Psychedelic Pop
    Si la démarche peut paraître classique - c'est une sorte d'hommage au psychédélisme pop des années 60 - c'est bien exécuté, avec quelques touches qui donnent à la musique un peu plus d'identité que la moyenne. Les ambiances ont ce côté kaléidoscopique, embrumé, la voix rêveuse de la chanteuse Carly Collingwood accentuant la dimension rétro éthérée des morceaux. Et il y a ce son de basse très présent par moment qui donne de l'impulsion à la musique et semble comme surnager au milieu des excentricités lysergiques, évitant de peu l'aspect potentiellement redondant des rythmiques interchangeables propres au genre.
  • BADモード (2022)

    . 14 morceaux.

    Album de Hikaru Utada

    J-Pop / Contemporary R&B / Dance-Pop / Alternative R&B / House / Downtempo
    Il y a une petite hype autour de cet album sur Rate Your Music, mais je ne pige pas trop pourquoi. La plupart du temps c'est de la j-pop à l'esthétique r&b relativement téléguidée, sans aspérités. Il n'y a même pas le charme que l'on trouve parfois dans la pop japonaise décomplexée, l'interprétation et la production n'ayant aucune saveur. Il y a peut-être deux morceaux qui sortent davantage du lot : Kibunja Naino (Not in the Mood) et Somewhere Near Marseilles (sic), les deux titres les plus longs de l'album, qui s'aventurent dans des zones sonores moins stéréotypées. Kibunja Naino (Not in the Mood) a notamment quelque chose de plus intrigant, grâce à son rythme plus lent et organique, proche du trip-hop. Mais le reste ne m'inspire qu'un vague rejet.
  • Havasu (2022)

    . 10 morceaux.

    Album de Pedro the Lion

    Indie Rock / Slowcore
    Cet album semble trouver son rythme de croisière durant sa deuxième partie, avec des morceaux plutôt lents et calmes, aux ambiances mélancoliques tout en restant dans un esprit indie rock, via la manière de sonner des guitares ou la voix de David Bazan. C'est cohérent (si on oublie les premiers morceaux plus rythmés mais très génériques) et plutôt maîtrisé, même si ça manque d'originalité et de mélodies marquantes pour transformer totalement l'essai.
  • Perfect Light (2022)

    . 12 morceaux.

    Album de 40 Watt Sun

    Slowcore / Chamber Folk
    Je ne connaissais pas 40 Watt Sun, je découvre donc un groupe à la démarche atypique : les morceaux s'étirent souvent pendant près de 10 minutes et évoluent à peine, les ambiances folk restant relativement calmes. Ça me rappelle un peu le dernier album de American Football, en plus dépouillé encore, ou les premiers albums de Low en moins austère et plus folk, mais avec ce même côté lancinant où la redondance des motifs tente de produire un effet magnétique. Je ne peux pas dire que la musique m'a vraiment touché (à part le titre Colours, plus court et très joli) mais l'ensemble est maîtrisé, intéressant et plutôt recommandable.
  • Extreme Witchcraft (2022)

    . 12 morceaux.

    Album de EELS

    Indie Rock / Boogie Rock
    Ce nouvel album de Eels m'a surtout donné envie de réécouter le précédent, Earth to Dora, qui correspond davantage au style que j'apprécie chez le bonhomme. Ici, les morceaux se font plus rock et la guitare électrique plus présente, rappelant par certains côtés l'album Souljacker, mais sans le côté abrasif, et avec l'accent mis sur des rythmiques plus rock'n'roll et boogie. Ce n'est pas mauvais - tout ce que touche Eels est au minimum écoutable - mais on ne ressent pas l'aspect mélodique merveilleux qui a fait les grandes heures de Eels, et que l'on continuait à ressentir par moment sur Earth to Dora. Il y a quand même quelques trucs qui sortent un peu des rythmiques en pilotage automatique, comme le plus funk et détraqué Grandfather Clock Strikes Twelve, ou le final très stylé de Better Living Through Desperation avec ses slides mélodiques (pourquoi ne pas avoir exploité davantage ce son ?), la seconde partie de l'album étant peut-être plus variée que la première. Mais Extreme Witchcraft n'apporte pas grand chose de plus à la discographie pléthorique de Eels.
  • 11:11 (2022)

    . 11 morceaux.

    Album de Pinegrove

    Indie Rock / Alt-Country / Midwest Emo
    Bon album d'indie rock, plutôt classique dans le genre, mais bien composé et interprété. L'énergie a ce côté midwest emo 90's, avec un chant expressif, et des guitares qui dégagent une saturation maîtrisée, le tout dans des morceaux qui alternent ruptures et structures plus linéaires. Ça manque un peu d'émotion et d'originalité, mais ça reste très bien exécuté - en tout cas l'énergie me paraît plus convaincante que sur Marigold, album sorti par Pinegrove en 2019.
  • The Alien Coast (2022)

    . 11 morceaux.

    Album de St. Paul & The Broken Bones

    Rhythm & Blues / Soul / Disco / Contemporary R&B
    Je n'arrive pas à trop à savoir si c'est excellent ou un peu trop surjoué. Les premiers morceaux sont sympa, et il y a une ambiance plutôt réussie de soul psychédélique bardée d'effets sonores intéressants, dérivant vers l'electro, avec un groove communicatif. Par la suite, l'effet de surprise se dissipe et l'aspect surproduit prend parfois le dessus, jusqu'à virer vers le disco aseptisé avec The Last Dance. Dans l'ensemble, il y a une audace sonore qui apporte une certaine fraîcheur à la soul du groupe, mais c'est juste mal dosé par moment, le feeling sonnant alors plus artificiel.