Une petite qui deviendra grande.

Avis sur Esther 2 - Les Origines

Avatar Boubakar
Critique publiée par le

Leena Klammer, une jeune fille estonienne âgée de 8 ans, mais qui a en fait 31 ans du fait qu'elle soit atteinte de panhypopituitarisme (merci Wikipédia), va fuir l'orphelinat où elle était enfermée, et va prendre l'apparence d'une fille américaine disparue, de sorte à ce qu'elle vive désormais de l'autre côté de l'Atlantique aux côtés de sa nouvelle famille qui croit ainsi revoir Esther.

Je suis un grand fan d'Esther, sorti en 2009, en particulier grâce à la force de sa fin alternative, et le fait de proposer une préquelle, qui va expliquer en gros comment elle est passée d'un orphelinat estonien à sa famille adoptive dans le premier film, ne s'imposait pas vraiment.
Sauf que l'argument de taille est de reprendre Isabelle Fuhrman, qui incarnait déjà Esther en 2009, pour cette préquelle de 2022 : une jeune femme de 24 ans qui incarne une fille de 8 ans. Je dois avouer qu'au départ, j'étais très surpris de voir à nouveau l'actrice, mais par le jeu des perspectives forcées, de la lumière, du maquillage, des doublures ainsi que du rajeunissement numérique sur certains gros plans, l'effet est incroyable. Et c'est bien l'actrice qui porte le film sur ses épaules dans un spectacle de Grand-Guignol, avec un twist assez inattendu dans sa deuxième partie, et qui ose flirter avec l'image du Lolita voire de la pédophilie car on va voir assez rapidement que Esther est attirée par celui qui est son père, joué par Rossif Sutherland. D'ailleurs, c'est assez gore et violent : même s'il ne faut pas oublier que si l'esprit d'Esther est celui d'une femme de 31 ans, c'est quand même une fille de 8 ans qui va se faire frapper à plusieurs reprises. Dans le casting, on retrouve aussi Julia Stiles, que je n'avais pas revu depuis Dexter (il y a plus de 10 ans donc), et qui a bien grandi en mère assez garce sur les bords, sans trop en dire.

Ces origines n'ont pas la même force que le film de 2009, mais cela fait partie des films qu'on voit pour une actrice, et qui par la magie du cinéma (où le rajeunissement numérique reste minoritaire), on croit voir une fille de 8 ans par quelqu'un de 24. Cela dit, vu comment se terminait Esther, dans la version cinéma, difficile d'y voir une suite à cette franchise.

Et vous, avez-vous apprécié la critique ?
Critique lue 73 fois
3 apprécient

Autres actions de Boubakar Esther 2 - Les Origines