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Charlie the Saint and his eleven apostles...

Avis sur The Black Saint and the Sinner Lady

Avatar Jean-Luc Illuvatar
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Mingus, le nom résonne déjà comme un défi à l'esthétique conventionnelle. Mingus le saint et ses onze apôtres. Nous sommes des pécheurs ignorants et il vient, longuement, nous prêcher la bonne parole. La bonne parole oui, mais de celle qui garde une part de mystère. La musique de Mingus ne se révèle jamais totalement. Non, elle se met en place petit à petit, comme si chaque musicien arrivant de pays différents cheminait sur des pistes opposées vers une Jérusalem, une Mecque dont seul l’orchestrateur avait les clés. Mingus, compositeur, Mingus, arrangeur, Mingus sélectionneur et recruteur de talents, voici les trois plus grandes qualités musicales de ce Charles de Los Angeles. Il faut écouter le Morceau « Track C - Group Dancers » ou le messianique « Mode D - Trio and Group Dancers/Mode E - Single Solos and Group Dance » pour apercevoir les qualités d’orchestrateur de Mingus, qui alterne avec génie les touches harmoniques attachantes, les arrêts de bus musicaux aux couleurs modales, les rythmes erratiques et les crispations énervées du FreeJazz. Oui en 1963 Martin Luther est en prison à Birmingham, Alabama, après une série de manifestations. Le Gaston Motel, un hôtel où il avait l’habitude de séjourner, ainsi que la maison de son frère sont réduits en cendre par des attaques à la bombe. Oui, décidément, Mingus, d’une manière presque aussi claire que King nous apporte la lumière, et son prêche musical mélange colère et espoir.

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